Publié le 26 Septembre 2016

Droit à l'avortement : ne parlez pas d'acquis mais parlez de conquis, le patriarcat ne désarme jamais !

C'est depuis 1975 que les femmes ont le droit d'avorter en France grâce à un combat acharné contre le patriarcat et ses structures. Cependant, ces conquis ne sont pas acquis dans beaucoup de pays dans le monde. En Pologne, le parlement est actuellement en train d'étudier un projet de loi visant à interdire de manière totale l'avortement. Même en cas de viol ou d'inceste. Heureusement, les femmes de Pologne n'ont pas l'intention de se laisser faire ! Elles comptent bien lutter pour leurs droits et pour la liberté de pouvoir disposer de leurs corps. Elles étaient déjà des milliers à manifester dans les rues de Varsovie cet été contre une loi qui proposait presque d'interdire complètement l'IVG. 

En France également les idées réactionnaires se propagent dans la société. Nous l'avons vu lors des manifestations contre le "mariage pour tous" et des débats politiques ces dernières années. Une proposition de loi comme celle proposée en Pologne peut très bien voir le jour en France. La droite française, qui devient puissante, n'hésite pas à aller plus loin que l'extrême droite sur les questions de destruction des droits des travailleurs, du racisme et également du droit des femmes. Malheureusement, le harcèlement de rue, le viol, les violences conjugales, la fermeture des centres d'IVG… sont présents en France comme partout dans le monde. Il est donc plus que jamais nécessaire de rejoindre la lutte féministe ! 

Le MJCF 67 et l'UEC Strasbourg considèrent le projet de loi d'interdiction de l'avortement en Pologne comme un affront envers la cause féministe. L'IVG est un droit dont devraient disposer toutes les femmes, et celui-ci ne devrait en aucun cas être remis en question par quiconque. Encore aujourd'hui, et depuis longtemps, nous combattons la société patriarcale et ses sbires qui ne désirent qu'imposer l'exploitation du genre humain par le genre humain. Le combat féministe est loin d'être gagné. Nous devons tous être solidaires avec les femmes du monde entier qui n'ont pas l'accès à ce droit fondamental. Il est inadmissible que le droit de la femme à disposer de son corps puisse être remis en question. Nous nous sommes battus contre le patriarcat hier et nous nous battrons encore aujourd'hui pour le faire reculer et l'abattre. Car oui, cet affront l'est aussi envers l'humanité toute entière.

Pour montrer notre solidarité avec les femmes qui se battent contre ces projets de loi inacceptables, pour réaffirmer le droit des femmes à disposer de leur corps, et imposer face aux réactionnaires la dépénalisation de l'avortement partout dans le monde, nous appelons au rassemblement pour la Journée mondiale du droit à l'avortement ce mercredi 28 septembre à 12h à Place Kléber, Strasbourg.

 

https://www.facebook.com/events/1372686226094735/

 

Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin et Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

Tract "Droit à l'avortement : ne parlez pas d'acquis mais parlez de conquis, le patriarcat ne désarme jamais !"

Droit à l'avortement : ne parlez pas d'acquis mais parlez de conquis, le patriarcat ne désarme jamais !

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Publié le 21 Septembre 2016

Contre la loi Travail et son monde, une rentrée de luttes s'impose !

Manifestation le jeudi 22 septembre

14h sur le parvis de la Fac de Droit, campus central de Strasbourg

La jeunesse dans la rue contre la loi Travail et son monde - jeudi 22 septembre à 14h devant la Fac de Droit

Pour sortir de l'impasse de l'austérité et de ses effets néfastes sur la jeunesse, nous mettons en avant nos propositions de mesures d'urgence à prendre pour gagner des nouveaux droits. Des revendications à mettre en avant pour continuer la mobilisation au delà du refus de la loi Travail :

La jeunesse dans la rue contre la loi Travail et son monde - jeudi 22 septembre à 14h devant la Fac de Droit

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Publié le 19 Septembre 2016

Le 8 octobre à Verdun pour la fermeture du local néo-nazi : Toutes et tous uni.e.s contre les extrêmes droites, le racisme et les discriminations !

Le Mouvement Jeunes Communistes du Bas-Rhin et l'Union des Etudiants Communistes de Strasbourg soutiennent l'appel à manifester le 8 octobre 2016 à Verdun pour la fermeture du local néo-nazi "La Taverne de Thor" à Combres-sous-les-Côtes (55) :

 

Toutes et tous uni.e.s contre les extrêmes droites, le racisme et les discriminations !

La « Taverne de Thor » s’est installée au printemps 2015 à Combres-sous-les-Côtes (55). Il s’agit d’un local destiné à accueillir les activités et concerts des Hammerskins, un groupe néonazi international, raciste et violent.

Dans la région, ce groupe s’est par exemple illustré en 2013 par une agression à l’arme blanche d’un homme d’origine sénégalaise en plein centre-ville de Metz, au seul prétexte qu’il était noir.
Les Hammerskins sont des suprémacistes blancs : ils revendiquent ouvertement la supériorité de la « race blanche ». À l’origine affiliés au Ku Klux Klan et à l’American Nazi Party, ils se définissent comme « aryens ». Ils participent systématiquement aux rassemblements anti-étrangers et aux manifestations racistes, et ils agressent les manifestations comme la Gay Pride ou les manifestations égalitaires.

Le précédent local des Hammerskins en Lorraine, installé à Toul, avait dû clore ses portes à l’occasion de la St-Patrick, le 16 mars 2013, à la suite de pressions administratives. Quelques mois auparavant, 2000 militants de la « race blanche » venus de toute l’Europe avaient en effet participé à un concert de musique néo-nazie organisé initialement par une des sections allemandes du mouvement. Ces activités prétendument festives ne sont qu’un paravent pour leurs réunions où circule une idéologie dont les discriminations racistes, sexistes et homophobes sont les fondements réels et assumés. Nous ne saurions le tolérer.

Pour l’instant, aucune entrave administrative n’a été opposée à l’installation des Hammerskins à Combres-sous-les-Côtes, alors même qu’une pétition en ligne réunissait plus de 50 000 signatures, exigeant la fermeture de ce local utilisé pour promouvoir la haine raciale et les discriminations.

  • Nous refusons de laisser perdurer et se développer les activités de mouvements prônant le génocide. 
  • Nous refusons de voir notre région se transformer en un lieu d’accueil des idées d’extrême-droite.
  • Nous refusons de voir nos lieux de vie recouverts d’affiches appelant à la haine.
  • Nous refusons de voir le moindre événement servir de porte-voix à ces mouvements qui opposent les humains qui souffrent des mêmes maux et des mêmes injustices.

Hammerskins et néo-nazis, dehors !
Manifestation samedi 8 octobre à 15h, départ Parking du 8 Mai à Verdun

Le 8 octobre à Verdun pour la fermeture du local néo-nazi : Toutes et tous uni.e.s contre les extrêmes droites, le racisme et les discriminations !

Tract unitaire pour la manifestation du 8 octobre à Verdun

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Publié le 18 Septembre 2016

De Beretz à Deneken : coup d’Etat du Vatican à l’Unistra

Suite à la parution au Journal officiel du vendredi 16 septembre, le Vatican a pris le pouvoir à l'Unistra. Le désormais ex-président Alain Beretz a tellement été un bon élève du gouvernement qu’il a dû quitter Strasbourg dans l’urgence pour courir occuper son nouveau poste de Directeur Général de la recherche et de l’innovation au secrétariat d’Etat à l’enseignement supérieur et à la recherche, auprès du Ministère de l’éducation nationale. Comme prévu par l’article 42 des Statuts de l’Unistra, la continuité institutionnelle est assurée par intérim par le 1er vice-président jusqu’aux prochaines élections (décembre 2016). Michel Deneken est donc président de l’Unistra au moins jusqu’en décembre. Sans surprise, aux élections de décembre il devrait être confirmé président. D’abord, grâce à l’appui des barons de l’université liés à l’administration Beretz par ses longues années de clientelisme. Ensuite, grâce aux personnalités extérieures membres du Conseil d’Administration depuis le début de la privatisation des universités, soucieuses d’avoir un nouveau laquais comme président et non pas quelqu’un suspecté de sympathiser avec les luttes des étudiants et personnels contre la dérive néolibérale des universités.

Après 4 mandats et 16 ans de responsabilités académiques à l’heure de la libéralisation de l’Unistra, Deneken n’est pas seulement représentant des mêmes politiques que Beretz (acceptation de l’autonomie des universités, de l’austérité budgétaire, des logiques d’excellence...). Il en rajoute une couche. Prêtre en exercice, professeur de théologie catholique,  il est connu pour ses positions proches du Vatican. Dans la lutte de longue haleine pour le détachement du savoir scientifique des préjugés religieux, la nomination d’un curé au poste de président d’une université publique est un grand bond en arrière. La volonté de contamination du savoir scientifique par le discours religieux n’est pas cachée par Deneken lui-même. Dans son article La théologie dans la nouvelle Université de Strasbourg [1], il s’efforce de présenter la théologie comme un enseignement comme les autres, qui serait tout à fait normal dans une université publique (et donc financée avec des fonds publics). La théologie serait pour lui indispensable pour fonder un savoir interdisciplinaire et à « éclairer » le chercheur là où les autres sciences se montrent défaillantes :

« Plus qu’une cohabitation tranquille ou une coexistence pacifique, la relation entre la théologie et l’université d’État se fonde sur une tradition universitaire qui insiste sur le critère d’excellence et sur la dimension intellectuelle de la théologie qui constitue un mode de penser légitime dès lors qu’elle honore la tradition ecclésiale quand elle pense la foi et tente de la rendre intelligible. Pour l’université qui l’accueille, il ne s’agit pas simplement de tolérer la faculté de théologie catholique comme une simple survivance du passé. Parce qu’elle est pratiquée dans une université dévolue à l’enseignement et à la recherche, la théologie peut s’y déployer dans sa double dimension dialogique : avec les sciences qui la nourrissent, et qu’elle nourrit, en même temps qu’avec la culture au sein de laquelle elle se fait et qu’elle contribue à faire.

[...]

La théologie se situe dès lors dans l’espace où les disciplines se rejoignent. Au milieu des autres disciplines, la théologie accepte d’être une discipline parmi les autres. [...] Il revient à la théologie de se situer au milieu, et non à côté, ni au-dessus, mais pas non plus en dessous, dans une reconnaissance mutuelle qui relève de l’essence même de l’université.

[...]

La théologie comprenant de l’intérieur les choses semble mieux à même d’expliquer cela. D’une certaine compréhension du monde et de l’Église dépend telle ou telle attitude socioculturelle. Le théologien, porteur d’une tradition vivante, à condition qu’il se fasse expert intelligible et non apologète aveugle, rend service. Ni l’historien, ni le littéraire, ni le sociologue ne devrait considérer comme étrange, ni étranger, le discours du théologien. Le musicologue traitant de la question des Réformes pourra avoir recours à l’historien. Mais c’est le théologien qui saura lui apporter un éclairage à partir de sa Tradition vivante. La logique propre de l’être au monde chrétien ne peut être saisie, même par les sciences des religions, sans un discours théologique dont les sciences peuvent s’emparer. Ce discours théologique d’aujourd’hui est nécessaire à la compréhension universitaire de l’Histoire, de l’Homme et de la Société ».

Depuis des nombreuses années nous assistons au brouhaha idéologique sur la laicité républicaine, et en particulier sur la laicité dans les écoles, lorsqu’il s’agit de stigmatiser la religion musulmane. Mais alors, comment justifier la nomination d’un prêtre au poste de président de l’Unistra ? La séparation de l’Etat et de l’Eglise ne serait plus d’actualité, au moins pour ce qui est de la religion catholique ? Quelles invectives auraient inventé les apôtres de la laicité si à la présidence de l’Unistra avait été nommé un imam ?

De plus, une question plus pratique se pose : la nomination d’un curé à la présidence de l’Unistra sera-t-elle sans effets quant à la liberté de la recherche scientifique ? Les études de genre, les recherches biomédicales et d’autres domaines d’étude font l’objet d’attaques persistants de la droite conservatrice et traditionnaliste, dont une partie du clergé et d’associations proches de l’Eglise catholique. Des « comités d’éthique », des « observatoires » voient le jour dans nombre d’universités pour censurer la diffusion d’une certaine recherche scientifique. Une fois Deneken confirmé président, quelles garanties existeront pour que la recherche scientifique reste libre et non pas influencée par les lobbies cléricales ?

Les mots de Deneken lui-même ne nous rassurent pas : « Le théologien doit donc faire montre de qualités d’ouverture et de dialogue, de collaboration et d’inventivité. Cela ne signifie pas pour autant qu’il ait à renoncer à ce qu’il doit être selon les critères ecclésiaux, notamment d’agissant de la fidélité à la Tradition » [2]. Mais lorsque le théologien est président d’université et qu’il devra choisir entre « la déviation » et la tradition, permettra-t-il le financement et la liberté de recherche sur des sujets qu’aujourd’hui encore agitent le sommeil du clergé et de sa Tradition ?

L’Union des Etudiants Communistes de Strasbourg exprime son inquiétude quant à la nomination de Michel Deneken à la présidence de l’Unistra. Qu’il le sache dès maintenant, nous resterons très attentifs vis à vis de son interim et nous ferons le possible pour qu’en décembre gagne le camp de l’opposition aux politiques austéritaires et à la mainmise du clergé dans l’université. Une université que nous voulons plus que jamais publique, laique et démocratique.

Une consolation nous reste : au moins, un curé au poste de président pourra nous donner immédiatement les derniers sacrements la prochaine fois que le sang des étudiants en lutte coulera sur le campus.

 

Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

 


[1] Michel DENEKEN, La théologie dans la nouvelle Université de Strasbourg, dans Recherches de Science Religieuse 2008/4 (Tome 96), Centre Sèvres Ed., Paris, 2008 : https://www.cairn.info/revue-recherches-de-science-religieuse-2008-4-page-527.htm

[2] idem

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Publié le 17 Septembre 2016

[GC Italie] La seule réponse face à l'assassinat d'un ouvrier est la grève générale illimitée contre le gouvernement et le patronat

Nous proposons ici la traduction du communiqué des Giovani Comunisti - GC (Jeunesse Communiste d'Italie) suite à l'assassinat d'un ouvrier lors d'un piquet de grève à Piacenza (Plaisance) : "La seule réponse face à l'assassinat d'un ouvrier est la grève générale illimitée contre le gouvernement et le patronat" : http://www.giovanicomunisti.it/2016/09/15/lunica-risposta-allassassinio-di-un-operaio-e-lo-sciopero-generale-ad-oltranza-contro-governo-e-confindustria/

 

Pour ceux qui ne l'auraient encore compris l'Italie est une dictature, l'une des plus subtiles que l'histoire se souvienne. Nous n'avons certes la censure ou la férocité de la dictature nazie ou des dictatures latino-américaines, mais en retour nous n'avons presque rien à leur envier.

Le gouvernement Renzi, ami de la finance e de la grande industrie, bafoue la Constitution et essaye de la détourner avec une "contre-réforme" qui rendrait l'Italie définitivement un pays serviteur du capital. Pour accomplir ce dessin néolibéral, les pouvoirs publics font usage de la force en réprimant les manifestations de dissidence qui se développent désormais dans tout le pays.

A mortifier davantage les classes populaires, là où l'arrogance du gouvernement n'y arrive pas, c'est la barbarie d'un patronat inepte de répondre à quelconque fonction sociale. Les contrats toujours plus précaires, les rythmes et les horaires de travail dignes de l'esclavage, les répercussions contre les travailleurs qui conduisent la lutte syndicale, tout cela ne suffit plus : maintenant le patron recommence à tuer.

Abd El Salam Ahmed Eldanf, 53 ans et père de 5 enfants, meurt en 2016 à cause de cette guerre de classe déclenchée par les patrons. Il était à Piacenza, à l'extérieur de la Seam, entreprise de logistique rachetée par GLS, pour un piquet de grève qui exigeait le respect des accords déjà signés par l'entreprise. Soudain, un officier proche de la direction a incité le conducteur d'un camion à forcer le piquet et en quelques instants le crime est accompli.

Face à ces événements, se développe en nous le besoin de serrer le poing et le pointer vers le ciel en l'honneur d'un camarade dont la vie a été arrachée seulement parce qu'il croyait dans un autre mode de gestion des rapports de production de la valeur. La manifestation nationale appelée à Piacenza et les "deux heures" de grève convoquées par le syndicat USB sont des bonnes choses, mais franchement, elles nous semblent très peu face à la gravité de l'événement. Cela est peut-être dû à la fragilité des forces politiques et sociales de la gauche et qui ont leur propre raison d'être dans la défense de la classe ouvrière, mais il faut bloquer le pays avec une grève générale illimitée contre le gouvernement et le patronat, pour l'abrogation du Jobs Act, l'abrogation de la loi Fornero, la réintégration des travailleurs suspendus pour discrimination syndicale, l'obtention de véritables garanties pour les salariés dans les conflits de travail. 

Une grève dans laquelle les acteurs politiques, les partis et non, doivent travailler ensemble pour la création d'un large front populaire qui fasse gagner le "NON" au référendum constitutionnel mais qui sache également proposer des solutions de sortie de la crise et de construction d'une "démocratie réelle" fondée sur le travail. 

[GC Italie] La seule réponse face à l'assassinat d'un ouvrier est la grève générale illimitée contre le gouvernement et le patronat

N'oublions pas qu'en France aussi la violence patronale atteint son paroxisme à l'heure du retour en puissance du mouvement social contre la loi Travail. A Strasbourg, un cas de violence patronale identique à celle de Piacenza a eu lieu le 6 juin 2016 au piquet de grève devant l'entreprise Heppner :

http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/06/violence-contre-les-grevistes-d-heppner-strasbourg-a-quel-prix-on-va-faire-taire-les-travailleurs-en-lutte.html

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Publié le 16 Septembre 2016

Vive la solidarité internationale avec le peuple Kurde en lutte !

Ce jeudi 15 septembre, nous étions aux côtés des centaines de manifestants venus de France et d'Allemagne pour exprimer leur soutien au peuple Kurde et exiger la libération d'Abdullah Ocalan. A l'heure où Erdogan et le gouvernement de Turquie utilisent tous les moyens pour écraser la résistance des Kurdes, la solidarité internationale est plus que jamais nécessaire pour que cessent les massacres.

[Vidéo] "Nous sommes qui ? PKK !" :

https://www.facebook.com/EtudiantsCommunistesStrasbourg/videos/791375400964954/

[Vidéo] "Siamo tutti antifascisti !" 

https://www.facebook.com/jc.basrhin/videos/619735901520699/?hc_ref=PAGES_TIMELINE

Vive la solidarité internationale avec le peuple Kurde en lutte !Vive la solidarité internationale avec le peuple Kurde en lutte !
Vive la solidarité internationale avec le peuple Kurde en lutte !Vive la solidarité internationale avec le peuple Kurde en lutte !

A la fin de la manifestation, un grand meeting a eu lieu à Place Kléber, avec de nombreux discours des représentants du peuple Kurde en Turquie, en Syrie et en Europe, des députés du HDP. Nous avons exprimé également notre soutien indéfectible à la lutte du peuple Kurde partout dans le monde pour son autodétermination, la démocratie, la libération des prisonniers politiques, contre tous les impérialismes et les obscurantismes :

https://www.facebook.com/EtudiantsCommunistesStrasbourg/videos/791439224291905/?pnref=story

Vive la solidarité internationale avec le peuple Kurde en lutte !
Vive la solidarité internationale avec le peuple Kurde en lutte !Vive la solidarité internationale avec le peuple Kurde en lutte !

Discours de Robin MARCHIONI de l'UEC Strasbourg au meeting de soutien au peuple Kurde :

L'Union des Etudiants Communistes de Strabourg ainsi que la Jeunesse Communiste du Bas-Rhin apportent leur soutien au peuple Kurde ainsi qu'aux organisations qui partout en Europe mènent la lutte. Au cours de l'année passée à Strasbourg, nous étions présents entre autres lors de la manifestation en hommage aux victimes de l'attentat d'Ankara, il y a bientôt un an déjà. Nous étions présents le 13 février pour la marche annuelle qui a lieu chaque année en Europe, où plusieurs milliers de personnes Kurdes viennent de partout en Europe et se réunissent à Strasbourg pour exiger la libération d'Abdullah Ocalan. Récemment, nous avons rendu visite aux dix personnes Yézidis que pendant plus de 21 jours ont entamé une grève de la faim pour exiger un statut pour leur territoire ainsi que la libération d'Abdullah Ocalan.

Nous avons également tissé des liens avec les différentes organisations kurdes, ici à Strasbourg, et nous organiserons très prochainement des réunions d'information ainsi que des formations conjointement. Au delà de cette solidarité concrète et active, nous travaillons tous les jours à informer les jeunes sur nos lieux de travail, à savoir principalement les universités, les écoles et nos lycées, pour qu'ils aient connaissance des luttes menées par le peuple Kurde et pour que les massacres surtout ne soient pas passés sous silence.

Nous luttons pour la paix mondiale et pour la solidarité internationale entre les peuples. A ce titre, nous exigeons et nous continuerons d'exiger : la libération d'Abdullah Ocalan, prisonnier depuis plus de 17 ans maintenant ; la protection en France des réfugiés politiques de Turquie ; la rupture des accords policiers et militaires entre la France et la Turquie ; la sortie du PKK de la liste internationale des organisations terroristes. Enfin, nous condamnons les actes du président Erdogan et nous demandons des sanctions pour les massacres commis à l'égard du peuple Kurde.

Vive la solidarité internationale des peuples !

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Publié le 14 Septembre 2016

Le Dalaï-Lama à Strasbourg : NON à l'obscurantisme dans nos universités !

Cette semaine le Dalaï-Lama, guide spirituel de la religion bouddhiste et prétendu chef de l’État tibétain en exil, est à Strasbourg. Le vendredi 16 septembre, il participera à une journée d'étude au sein de l'Université de Strasbourg sur le thème de « Corps, esprit, sciences ».

Dans les médias dominants, le Dalaï-Lama Tenzin Gyatso est présenté comme une figure honorable et respectable. Outre son rôle de guide spirituel, il est glorifié pour sa résistance face à une prétendue occupation du Tibet par la Chine. En réalité, l'engouement autour du Dalaï-Lama repose sur de l'anti-communisme primaire et sur un discours idéologique qui fait les intérêts des puissances impérialistes : les faits sont très différents de ce que l'on entend tous les jours à son sujet.

 

Le Tibet avant 1959 : une théocratie féodale ultra violente

Les partisans d'un Tibet « libre » dénoncent souvent le fait que cette région appartienne à l’État chinois. A les entendre, le Tibet aurait été, avant l'expulsion du Dalaï-lama, une sorte de paradis terrestre, empreint de spiritualité, où il aurait fait bon vivre. La réalité est toute autre. En effet, la société tibétaine a toujours été extrêmement hiérarchisée, et seuls les puissants (le roi et le haut clergé) pouvaient posséder des terres. Ainsi, l'écrasante majorité de la population était forcée d'aller travailler des terres qui ne lui appartenaient pas, et le fruit de leur travail était volé par le régime tibétain. En outre, une partie des paysans étaient la propriété directe des seigneurs, et leur descendance appartenait également au seigneur propriétaire de la terre au titre d'esclaves.

Par ailleurs, on se demande où étaient passées la bonté et l'ouverture d'esprit envers le peuple tibétain des précédents Dalaï-Lama, qui étaient au pouvoir avant 1959 : seuls 2% de la population tibétaine étaient alphabétisés ! Le but était de maintenir une main d’œuvre servile, incapable de s'organiser et donc de se révolter contre un ordre social profondément injuste.

Les dirigeants tibétains actuels sont toujours aussi réactionnaires. Récemment, le Dalai-Lama déclarait : « L'Europe, l'Allemagne en particulier, ne peut pas devenir un pays arabe, l'Allemagne est l'Allemagne ». Ses propos violents sur les réfugiés, applaudis entre autres par Florian Philippot et Marine Le Pen, montrent que pour le Dalaï-Lama les vies humaines ne sont pas importantes : les réfugiés ne sont, comme les tibétains, que du bétail dont il se sert à des fins politiques. Encore, nous ne pouvons pas oublier les propos sexistes tenus par le Dalaï-Lama : dans une interview à la BCC, il aurait affirmé que « les femmes, biologiquement, ont plus d'aptitudes à montrer de l'affection et de la compassion ». Et en parlant de son successeur, il aurait déclaré : « Si c’est une femme, elle devra avoir un visage très très séduisant. Sinon elle serait inutile ». Des propos qui reflètent bien quel genre d'ordre social le Dalaï-Lama souhaiterait réimposer au Tibet.

 

Le Tibet, région chinoise depuis toujours

Face à ceux qui présentent le Tibet comme une région qui aurait été annexée violemment par la Chine, il faut rappeler que le Tibet n'a, en réalité, jamais été indépendant ! C'est une province chinoise depuis plusieurs siècles. Ce que le Dalaï-Lama présente comme une annexion, c'est en fait le soulèvement du clergé en 1959 lorsque la République Populaire de Chine a aboli le servage et a instauré une politique socialiste au Tibet ! Affolés de perdre l'armée d'esclaves qui travaillaient pour eux, les responsables de l'ancien régime tibétain ont trouvé un appui auprès de puissances occidentales toujours disposées à lutter contre le mouvement communiste international.

La prétendue lutte pour l'indépendance du Tibet, le soutien à son gouvernement en exil, n'ont été que des pions dans la stratégie des États impérialistes pour « contenir » l'élan de la Chine communiste. L'implication de la CIA dans la guérilla anti-communiste au Tibet (soutien financier, logistique et d'armement) est avérée depuis des nombreuses années. Ni les États-Unis ni la hiérarchie tibétaine en exil ne perdent pas leur temps à le démentir. Le Dalaï-Lama lui-même a écrit dans ses mémoires (Au loin la liberté, 1990) que c'était son frère aîné qui s'occupait des relations avec la CIA. Les documents du US Foreign Office dévoilés par John Kenneth Knaus dans son ouvrage (Orphans of the Cold War, America and the Tibetan Struggle for Survival, 1999) indiquent que le Dalaï-Lama recevait personnellement une dotation de 180.000 dollars par année dès 1959, tandis que la communauté en exil en recevait 1.700.000 pour financer son travail de lobbying international. Lorsque la « diplomatie du ping pong » préconise des relations internationales moins tendues entre la Chine et les Etats-Unis (1971-1972), les financements de la CIA à la guérilla tibétaine chutent drastiquement. Cela provoquera une vague massive de suicides dans les rangs tibétains : menant une guérilla sans aucun appui populaire dans la région, la chute des financements américains signifie une remise en cause majeure de l'espoir de s'accaparer à nouveau le Tibet pour rétablir le régime féodal et ses anciens privilèges. Enfin, sous la présidence Reagan, les États-Unis décident de transférer une partie des financements des actions armées des tibétains vers une nouvelle instance, la NED (National Endowment for Democracy, Fondation nationale pour la démocratie). Celle-ci devient une véritable officine du gouvernement américain chargée de promouvoir ses intérêts dans diverses régions du monde, et sert à financer nombre d'associations qui soutiennent le Dalaï-Lama. Le soutien des Etats-Unis à la hiérarchie tibétaine n'a pas faibli, il s'est juste adapté aux enjeux géopolitiques : le financement d'actions armés a été pour la plupart remplacé par le financement de campagnes idéologiques de propagande pour un prétendu Tibet libre et démocratique.

Les faits sont là. Depuis l'abolition du servage, le Tibet se porte mieux : plus de 80% de la population est désormais alphabétisée, l'agriculture a été modernisée et les terres n'appartiennent plus au clergé. Le fait que la République Populaire de Chine soit pleine de failles, qu'elle fait usage de répression politique et qu'elle soit loin d'un paradis sur terre, ne justifie en aucune manière l’intérêt de soutenir le Dalai-Lama et sa vision rétrograde de la société, et ainsi soutenir la vision impérialiste de reconfiguration de la carte asiatique pour recommencer à en exploiter les peuples.

 

Pour toutes ces raisons, l'Union des Étudiants Communistes de Strasbourg condamne avec la plus grande fermeté la présence d'un gourou esclavagiste sur le campus de l'Université. Nous remarquons également qu'à la journée d'étude avec le Dalaï-Lama sera présent Michel Deneken, prêtre catholique et professeur de théologie, qui s’apprête à occuper le poste de Président de l'Unistra. Nous sommes profondément inquiétés par l'avenir qui se prospecte à l'Unistra : pour combien de temps nous pourrons encore parler de liberté de la recherche suite à la mainmise des religieux sur nos lieux d'études ? Contre tous les obscurantismes, nous affirmons que l'université doit être un lieu de dialogue et de production de savoirs, pas une tribune pour la promotion d'idées rétrogrades et moyenâgeuses !

 

Union des Étudiants Communistes de Strasbourg

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Publié le 12 Septembre 2016

34 ans après, toujours solidaires avec Mumia Abu-Jamal

Une délégation du MJCF 67 et de l'UEC Strasbourg a rencontré ce lundi 12 septembre Jacky HORTAUT (animateur du Collectif national de soutien avec Mumia Abu-Jamal), Robert BOYLE (avocat assurant la défense de Mumia pour sa santé), Robert MEEROPOL (fils de Julius et Ethel Rosenberg et co-fondateur du Collectif pour la disculpation de cette dernière) et Nyle FORT (co-fondateur du mouvement Black Lives Matter aux USA). Ils se rendront en délégation au Parlement européen pour parler des conditions de détention de Mumia et de son état de santé qu'à cause de l'hépatite C s'empire jour après jour, le tout dans la passivité des autorités américaines. Ils parleront également du système pénitentiaire USA et des graves violations des droits humains qui y sont perpétrées, notamment le refus de soigner dignement les détenus.

Nous avons réaffirmé à cette occasion notre soutien indéfectible à la campagne internationale pour la libération de Mumia. Ce journaliste et militant révolutionnaire au sein des Black Panthers, surnommé "La voix des sans voix" pour ses dénonciations de la corruption et des violences policières, a été condamné à la peine capitale en 1982 au terme d'un procès truqué. Si son exécution a été évitée suite à une mobilisation internationale de grande ampleur en 1995 et en 2008, Mumia démeure victime d'un acharnement politico-judiciaire et de la fureur raciste. Il est aujourd'hui le symbole de la lutte pour l'abolition de la peine de mort.

Alors que les violences policières et les atteintes racistes augmentent sans cesse aux Etats-Unis, en France et dans le monde, alors que le tenants du système capitaliste alimentent et se servent du racisme pour diviser les opprimés, les communistes doivent passer à l'offensive. Pour la libération des prisonniers politiques qui ont porté haut et fort la colère de la communauté noire aux Etats-Unis et qui ont lutté contre le racisme d'Etat. Pour exiger vérité et justice pour toutes les violences policières et racistes. Pour la fin de la ghettoisation des quartiers populaires et de leurs infrastructures sociales, instrument de reproduction sociale sur des bases racistes.

Avec la solidarité internationale que nous construirons autour de la campagne pour la libération de Mumia Abu-Jamal, autour du mouvement Black Lives Matter, autour de la campagne de disculpation d'Ethel Rosenberg, nous nous attaquerons à l'Etat policier et au racisme institutionnel dans toutes leurs manifestations.

34 ans après, toujours solidaires avec Mumia Abu-Jamal34 ans après, toujours solidaires avec Mumia Abu-Jamal
34 ans après, toujours solidaires avec Mumia Abu-Jamal34 ans après, toujours solidaires avec Mumia Abu-Jamal

Extrait de la lettre du MJCF "Nous ne laisserons jamais Mumia seul" (2014) :

Ce militant infatigable des droits civiques, des minorités opprimées aux Etats-Unis, croupit dans les geôles américaines après trente ans d’acharnement judiciaire contre lui. En effet, accusé du meurtre d’un agent de police en 1981, il n’a jamais pu bénéficier d’un procès équitable. C’est la raison pour laquelle des militants progressistes de par le monde ont fait de Mumia un symbole.

Le symbole de la lutte contre l’arbitraire alors que de nombreux témoins se sont rétractés après de fausses déclarations et que tout pousse à établir un nouveau procès. Le symbole de la lutte contre la peine de mort car il a fallu combattre avec acharnement jusqu’en 2011 pour que Mumia échappe à la sentence infâme de l'éxecution. Depuis, sa peine a été commuée en peine de prison à vie. Le symbole de l’oppression raciale et de classe face à un combattant de la justice pour les Afro-américains et l’ensemble des classes populaires parquées dans des conditions indignes dans les grandes métropoles étatsuniennes.

Au cours de sa carrière de journaliste, il a toujours voulu relater ce quotidien difficile et donner la parole aux sans-voix. Il fût poursuivi avec acharnement par le juge Sabo et des agents de police, membres de l’Ordre fraternel de la police, qui ont voulu « griller le nègre ». Au pays du président Barack Obama, la discrimination raciale reste une puissante réalité : la moitié des prisonniers sont afro-américains et 70% des jeunes condamnés sont issus de cette communauté. L’incarcération massive des minorités et des plus faibles constitue la réponse d’un système étatsunien qui frappe plutôt que d’aider, d’un pays qui n’en a pas fini avec son passé esclavagiste et raciste.

C’est pour cette raison que le Mouvement jeunes communistes de France a bataillé des années durant pour un procès juste, pour le refus de la peine capitale envers Mumia. Dans le cadre de la campagne internationale, nous avons sensibilisé, avec des associations de défense des droits humains, des milliers de jeunes en France. Nous avons repris la force de Mumia, ce qu’il savait si bien faire : faire entendre sa voix, celle d’un prisonnier politique qui gênait trop, celle d’un homme à qui on a refusé entre 1982 et 2011 de pouvoir serrer dans ses bras sa femme et ses enfants.

Nous avons obtenu qu’il quitte le couloir de la mort, que son nom soit toujours apposé à celui de justice. Des municipalités ont eu le courage de lui faire honneur en le gratifiant de la citoyenneté d’honneur, du nom d’une place, d’une rue à Paris, Bobigny, Villejuif, Malokoff, et bien d’autres villes.

34 ans après, toujours solidaires avec Mumia Abu-Jamal

Pour aller plus loin :

 

MJCF, "Qui est Mumia Abu Jamal ?" : http://www.jeunes-communistes.org/2007/02/18-qui-est-mumia-abu-jamal-5462

 

Documentaire "Un Mumia des Mumia" : https://www.youtube.com/watch?v=0P9D8kcDTtI

 

Site du Collectif national de soutien à Mumia Abu Jamal : http://mumiabujamal.com/v2/category/actualite/

 

Site du Rosenberg Fund for Children (RFC) : http://www.rfc.org/ethel

 

Site du mouvement Black Lives Matter : http://action.movementforblacklives.org/

 

Mumia Abu-Jamal, We want freedom, Le Temps des Cerises, 2011.

 

Toute ma vie en prison (2011), par Marc Evans.

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Publié le 8 Septembre 2016

Bye Bye Beretz ! La lutte continue contre l'austérité et la répression à l'université

Ce jeudi 8 septembre nous avons voulu être présents à la cérémonie de rentrée de l'Université de Strasbourg. Nous avons voulu porter la voix des étudiants qui depuis 8 ans se battent contre les politiques d'austérité des différents gouvernements et appliquées avec zèle par le président Alain Beretz (hausses des frais d'inscriptiongels de postes, suppression de plusieurs sessions de rattrapages et de semaines de révision, fermeture de bibliothèques et secrétariats, suppression de plus de 40 000 heures de TD, mise en place de quotas à l'entrée de l'Université en première année de licence... sans parler des plusieurs millions d'euros de budget en moins que depuis l’année 2014 ont correspondu à une baisse de 20% dans le budget de fonctionnement de chaque UFR).

Une banderole a été déployée dans le hall du Patio peu avant la cérémonie de rentrée : "8 ans d'austérité, le Ministère c'est bien mérité. Bye Beretz" (faisant allusion au fait que la démission prochaine de Beretz de Président de l'Unistra devrait lui ouvrir la voie à un poste de conseiller auprès du Ministère de l'éducation). Quelques minutes après, deux vigiles sont intervenus pour détacher la banderole suite à l'appel du Vice-Président à la Vie Etudiante, Quentin Menigoz (un ancien de l'AFGES). Lorsque nos camarades ont évoqué avec ce dernier le droit à la liberté d'expression, il a utilisé toute sorte d'excuses pour justifier son intervention. D'abord, il nous a dit que Beretz n'aurait même pas été présent à la cérémonie, étant donné qu'il aurait été à Paris. Ensuite, il a dit que la cérémonie était pour l'ensemble de la communauté universitaire et que ça aurait été dommage de la gâcher ainsi. Puis, il a dit que nous aurions pu faire cette action banderole tous les jours, juste pas aujourd'hui. Il nous a conseillé d' "aller la faire au Palais U". Enfin, il a avoué que la véritable raison qui le poussait à nous enlever la banderole était la présence des journalistes.

Les arguments de M. Menigoz prouvent bien la conception de liberté d'expression à géométrie variable de la direction de l'Unistra. Ils prouvent aussi que la direction n'hésite pas à propager des mensonges auprès des organisations étudiantes. En effet, quelques minutes après la fin de l'action, Menigoz a appelé un responsable de l'UEC : le président Beretz souhaitait que la banderole soit remise, à condition que cela soit fait dans le hall du Patio et non pas dans l'Amphi 1 Cavaillès.

Merci Patron ! Nous n'avons besoin de l'autorisation de quiconque pour faire valoir notre droit à la liberté d'expression et pour lutter contre les politiques d'austérité.

Mais les événements de ce matin soulèvent d'autres questionnements. Beretz était donc là ? La direction aurait agi sans son consentement ? Encore une fois, comme après le matraquage des étudiants sur le parvis de la Fac de Droit le 17 mars, c'est le flou total quant aux responsabilités de la direction dans la répression contre ses élèves.

Enfin, cette histoire montre bien l'utilisation policière qui est faite de l'agence de sécurité privée embauchée par l'Unistra depuis janvier 2016. Les vigiles qui se baladent librement sur le campus ne sont pas là pour garantir la "sécurité" des étudiants, mais bien au contraire pour entraver leur organisation et leurs luttes. Par ailleurs, le gouvernement a décidé de débloquer 30 millions d'euros du budget des universités pour qu'elles payent des agences de sécurité. Ces 30 millions ont été enlevés du budget du FIPHFP (Fonds d'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique), au rythme de "plus de sécurité, moins d'handicapés".

L'Union des Etudiants Communistes de Strasbourg dénonce les mensonges de la direction de l'Unistra ainsi que l'utilisation qu'elle fait de son nouveau bras armé, les vigiles. Jusqu'au bout, le mandat de Beretz aura été caractérisé par l'application des politiques d'austérité accompagnée de la répression des étudiants en lutte. C'est pour cela qu'il ne nous manquera certainement pas ! Nos luttes continuent, faisons du 15 septembre le début d'une nouvelle saison de mobilisation contre les politiques d'austérité, contre la loi Travail, contre la marchandisation des universités, contre l'Etat policier.

 

Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

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Publié le 5 Septembre 2016

Contre la loi Travail et son monde, tous dans la rue le 15 septembre - Place Kléber à 14h, Strasbourg

La jeunesse et les étudiants ont été les premiers à se mobiliser en mars dernier contre le projet de loi Travail. Les trois mois de mobilisation, les journées de grève générale, les occupations et blocages ont montré à la classe dominante que nous sommes plus que jamais déterminés à relever la tête, pour nos droits et notre avenir.

Malgré la détermination des lycéens, des étudiants et des travailleurs dans le conflit social, le gouvernement a choisi de passer en force. Légitimé par l’état d’urgence permanent, il a réprimé violemment les manifestations à coup de violences policières et interpellations (à Strasbourg, nous comptons 4 hospitalisations et une trentaine d’arrestations). Puis, il a adopté le projet de loi à coup de 49-3, se passant de l’avis du Parlement et bafouant toute procédure démocratique. Enfin, pendant l’été, il a tout fait pour nous faire oublier la lutte sociale et diviser notre camp (avec l'Euro2016, le débat sur le burkini...).

Le projet de loi est-il passé ? Pas encore ! Comme en 2006 lors des mobilisations contre le CPE, nous avons encore la possibilité de faire plier le gouvernement et de contraindre le Président de la République à ne pas signer la loi. Si nous ne voulons pas de la loi Travail, de sa facilitation des licenciements, de la précarisation globale, une rentrée de lutte est plus que jamais nécessaire !

Si la loi Travail passe, le gouvernement actuel et ceux qui suivront seront encore plus encouragés à continuer la destruction de nos droits sociaux et des services publics. Ils seront encore plus déterminés à légiferer dans l’intéret d’une poignée de capitalistes contre l’intérêt des classes populaires.

Nous devons renverser le rapport de force. Nous refusons que notre seul choix demeure celui entre chômage ou précarité à vie.

 

POUR NOTRE AVENIR, POUR NOTRE DIGNITE

MANIFESTATION LE JEUDI 15 SEPTEMBRE

14h Place Kléber à Strasbourg

 

Le lien de l'événement Facebook : https://www.facebook.com/events/1072145996185569/

 

Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin et Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

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