Publié le 26 Avril 2017

Mobilisation à Strasbourg « Ni Le Pen, ni Macron ! Ni patrie, ni patrons ! » - 26 et 29 avril 2017

Mercredi 26 avril à 18h au Patio (campus central de Strasbourg), Assemblée générale suite au premier tour des présidentielles : 

https://www.facebook.com/events/1204057296386996/

Après le premier tour des présidentielles du dimanche 23 avril, nous vous invitons à venir débattre des perspectives que nous offre un second tour opposant le camp libéral à celui de la réaction. Quelles attitudes à adopter ? Quelles actions à entreprendre pour relancer les luttes pour les droits des travailleurs et de la jeunesse lors des prochaines semaines ?
Venez discuter de ces questions lors d'une AG ce mercredi 26 Avril à 18h au Patio (campus central de Strasbourg).

 

Samedi 29 avri à 14h place Kléber, Manifestation "Ni Le Pen, ni Macron" :

https://www.facebook.com/events/1871203979816263/

Pendant des mois, la perspective de l'élection nous a divisé. Nous nous sommes accusé.e.s et culpabilisé.e.s pour nous convaincre de mettre un bulletin dans l'urne ou de nous abstenir, de choisir ou d'éliminer, de voter pour l'un.e ou l'autre candidat.e. Dimanche soir, un « front républicain » a immédiatement été appelé pour contrer la menace que représenterait le Front National. Nous n'avons plus le temps de nous quereller pour savoir si nous devons voter ou non. Si nous combattons l'ordre moral, autoritaire, raciste et sexiste que représente le FN, ennemi malgré son discours des classes populaires, nous combattons avec la même force le projet ultra-libéral d'Emmanuel Macron, qui broiera les travailleurs et les travailleuses, déjà bien précarisé.e.s ces dernières années par les différentes casses du Code du Travail.
Devant l'abstention et les scores misérables des finalistes, il est déjà clair que les prochains gouvernants n'auront aucun semblant de légitimité. Quel que soit le résultat du scrutin, nous devrons nous organiser et développer des structures solidaires contre le racisme, l'appauvrissement et l'exploitation généralisés, la répression. Que nous fassions barrage dans les urnes ou non, préparons-nous à cela dès maintenant. Le pouvoir issu de l'élection ne nous conviendra pas : Résistance et Riposte dans la rue !
Nous appelons tou.te.s les citoyen.ne.s déçu.e.s par ce cirque électoral, celles et ceux qui ne se sentent pas représenté.e.s et qui veulent une vraie alternative à la politique actuelle à manifester le samedi 29 avril, pour nous retrouver, montrer que nous sommes présent.e.s et que la démocratie nous appartient.
Pour un quinquennat offensif, la politique commence dans la rue !

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Publié le 26 Avril 2017

Ni Le Pen, ni Macron ! Ni patrie, ni patrons !

Communiqué rédigé sur la base du résultat du vote des adhérents du MJCF 67 et de l'UEC Strasbourg des 25 et 26 avril 2017 :

 

Le résultat des élections présidentielles de dimanche dernier, même s’ils étaient attendus, résonnent comme un coup de tonnerre : nous avons désormais le choix au second tour entre Emmanuel Macron, ancien banquier de chez Rothschild, pantin du capitalisme le plus néfaste pour le peuple et digne successeur de la politique austéritaire menée durant cinq ans par François Hollande ; et Marine Le Pen, représentante du fascisme « moderne », usant de la xénophobie et de la division des travailleurs comme des outils pour nous écraser purement et simplement.
Le score conséquent de Jean-Luc Mélenchon est certes une bonne nouvelle, même en Alsace, estimée souvent comme « imperméable aux idées progressistes ». Malheureusement cela n’a pas suffit et nous nous retrouvons à devoir choisir entre « la peste et le choléra ».

En tant que communistes, il va sans dire que nous ferons tout pour empêcher l’extrême-droite d’accéder au pouvoir, comme nous l’avons toujours fait. En revanche, il est pour nous impossible d’appeler à voter pour Emmanuel Macron. Nous ne pouvons prétendre éteindre un incendie avec un pyromane. Nous ne pouvons également nous résoudre à légitimer par ce biais la candidature ultracapitaliste de Macron. Le mouvement communiste et surtout les travailleurs, le paieront cher les cinq ans à venir. Déjà en 2012 en appelant à voter pour François Hollande, une erreur monumentale a été réalisée. Ne nous fourvoyons pas à nouveau cinq ans après. Chaque électeur choisira en âme et conscience sa position pour le second tour le 7 mai.

Nous ne tomberons pas dans l’imposture du « front républicain ». Nous ne pouvons accepter avec fatalité à offrir un avenir mortifère sous Macron aux travailleurs et à la jeunesse : choisir entre mourir de surmenage au travail – lorsque nous en avons un –, de maladie puisque nous n’aurons plus les moyens de nous soigner avec la privatisation du système de santé, de faim puisque les « assistés » – comme les chômeurs ou les retraités – se verront couper leurs aides, ou encore par suicide. Demandons aux travailleurs de Orange, de La Poste et de la SNCF fortement touchés par les vagues de suicides ces dernières années ce qu’ils en pensent. Oui, ne nous mettons pas des œillères, le néolibéralisme est aussi un fascisme !
Nous sommes conscients qu’avec Marine Le Pen ce ne sera pas plus reluisant, bien au contraire, les coups de crosse autoritaires et le racisme en plus. En revanche, l’inconstance continuelle des discours de Macron ne nous permet pas d’avoir des garanties suffisantes quant à son engagement contre le racisme et la xénophobie.

Ni Le Pen, ni Macron ; ni patrie, ni patrons ! Refusons de nous compromettre avec le capitalisme, refusons de boire le calice jusqu’à la lie. La bonne nouvelle est que la peste et le choléra se soignent et le remède se nomme le socialisme, la solidarité entre tous les travailleurs, quelles que soient leurs origines. Mobilisons-nous dès maintenant afin de mettre fin à cette mascarade, c’est notre seule chance de nous en sortir ! Rendez-vous le dans la rue le 1er mai !

 

Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin et Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

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Publié le 12 Avril 2017

 Le 1er mai, rendez-vous à la fête de la JC du Bas-Rhin !

Cette année, comme depuis 2008, le Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin organise sa fête du premier mai, journée internationale des travailleurs, au CARDEK, place des orphelins à Strasbourg (pour s'y rendre : http://osm.org/go/0DOBH4CtM?m=&node=492903683). De même, avant et pendant la manifestation qui partira à 10h30 de la place de la Bourse, nous vendrons notre traditionnel muguet du premier mai.

Nous invitons tous les militants, sympathisants, salariés, étudiants, précaires et chômeurs à se joindre à nous, que ça soit autour d'un verre, d'une chanson ou d'un repas. N'hésitez pas à vous inscrire sur notre événement Facebook : https://www.facebook.com/events/150742478788352/

Au programme :

- Petite restauration (barbecue et salades, les végétariens ne seront pas oubliés)
- Boissons
- Animation musicale et extra-musicale
- Stands politiques et associatifs

Alors après la manifestation, soyez nombreux au CARDEK à partir de 12h !

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Rédigé par Union des étudiants communistes de Strasbourg

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Publié le 29 Mars 2017

Conférence « Kurdistan : histoire et résistance d'un peuple en lutte » - mardi 4 avril à 18h, Institut Le Bel

A l'initiative d'Alsace Solidarité Kurdistan, des Jeunes Communistes du Bas-Rhin et du Cercle Communiste d'Alsace, une conférence est organisée sur le thème "Kurdistan : histoire et résistance d'un peuple en lutte" le mardi 4 avril à 18h à l'amphi 3 de l'Institut Le Bel (campus central de Strasbourg) : https://www.facebook.com/events/113752375784467/

Conférence en trois volets : 
Histoire du Kurdistan - avec Andrea Benedetti, doctorant en Histoire contemporaine
Luttes contemporaines - avec Luis Miranda, réalisateur
Actualités en Turquie - avec Fayzal Sariyildiz, député du HDP (Parti démocratique des peuples)

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Publié le 27 Mars 2017

L’invitation du Ministre de la justice de Hongrie à l’IEP Strasbourg est inacceptable !

Lettre ouverte à :

Gabriel ECKERT, directeur de l’IEP de Strasbourg

Michel DENEKEN, président de l’Université de Strasbourg

Lola COUTURIEUX, présidente de SciencesPo Forum

 

L’Union des Etudiants Comunistes de Strasbourg a appris récemment l’invitation du Ministre de la justice de Hongrie, László Trócsányi, à intervenir lors d’une conférence à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Strasbourg. Cette rencontre, organisée directement par l’Institut et modérée par l’association SciencesPo Forum, devait avoir lieu le jeudi 30 mars mais elle a finalement été annulée (ou plutôt reportée à une date ultérieure).

 

Nous nous indignons qu’une telle initiative ait pu être prise au sein de notre université. Elle ne fait que prouver une fois de plus son double discours. L’université qui se déclare solidaire avec les réfugiés syriens, l’université qui se déclare ouverte à l’international, l’université qui déclare combattre les discriminations, l’université qui se pavane d’être dans la ville « capitale des droits de l’Homme », cette même université n’hésite pas à donner tribune libre aux ennemis de ces valeurs.

 

Dans la figure de László Trócsányi, derrière son riche cursus académique et sa réputation de savant en matière de droit public et européen, se cache un complice de la politique criminelle du gouvernement hongrois. Dans ses interventions publiques, Trócsányi justifie et légitime la politique menée contre les migrants par le gouvernement hongrois, selon la logique de la « situation d’urgence ». Il tient des propos odieux envers les réfugiés les accusant d’utiliser la Hongrie comme tremplin pour pratiquer du tourisme social dans les autres pays européens, ainsi que de refuser systématiquement la coopération avec les autorités et d’être à l’origine des affrontements avec la police. Selon le Ministre, c’est donc à cause des migrants, et à contrecœur, que la Hongrie s’est vue obligée d’ériger des clôtures militarisées à ses frontières avec la Serbie, la Croatie et la Slovénie, ainsi que d’envoyer l’armée en soutien à la police pour contrôler les frontières (avec une loi votée ad hoc autorisant l’usage des armes à feu). C’est toujours à cause des migrants, et toujours à contrecœur, que la Hongrie vient d’adopter une loi qui place désormais en détention systématique tous les demandeurs d’asile.

La législation anti-migrants de la Hongrie, dont Trócsányi est à l’origine, est considérée comme la plus sévère de l’Union européenne. Viktor Orban refuse d’appliquer le programme de répartition de 160.000 réfugiés, voté à la majorité des pays membres. Il oppose aussi son veto à la mise en place de corridors humanitaires qui permettraient à des familles syriennes de gagner l’Europe sans se risquer dans les eaux périlleuses de la Méditerranée. Bruxelles lui a pourtant accordé 24 millions d’euros pour la période 2014-2020, dans l’unique but de mieux gérer l’asile et l’intégration.

La politique du gouvernement hongrois en matière des réfugiés a été par ailleurs condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme en février 2017, jugeant contraire aux droits de l’Homme d’enfermer contre leur volonté des requérants, sans leur permettre de voir un avocat ni de déposer un recours.

 

Trócsányi est complice de la politique autoritaire et austéritaire d’Orban, qui ouvre la voie au rédéploiement des forces de l’extrême droite nazie. C’est le cas du Jobbik notamment, qui en 2012, s’appuyant sur les déclarations douteuses du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, avait demandé au gouvernement de dresser une liste des citoyens juifs d’Hongrie représentant un risque pour la sécurité nationale. C’est le cas également de l’entourage proche d’Orban et Trócsányi, comme le journaliste Zsolt Bayer (fondateur du parti Fidesz, le parti d’Orban), qui en 2008 publiait un article contre les juifs qui « se mouchent dans les piscines de Hongrie », et qui en 2013 publiait un article appelant à « éliminer les animaux tsiganes » en tant que non-humains, manquant d’hygiènes et pour la plupart assassins. Le gouvernement Orban a certes condamné ces propos, mais de la manière la plus prudente et sans prendre des mesures véritables contre Bayer. Des ponts existent à l’heure actuelle entre les souverainistes d’Orban et les nazis hongrois.

Récemment, le gouvernement hongrois a pris des mesures législatives qui mettent sur un pied d’égalité communisme et nazisme, faisant semblant de s’attaquer aux deux tout en ne restant que sur le plan de la symbolique. La récente querelle à propos de l’interdiction en Hongrie de l’étoile rouge symbole des bières Heineken est parlante. Mais finalement le gouvernement n’a la volonté de prendre aucune mesure concrète face à la montée des groupuscules nazis comme le Jobbik et leurs milices. Ces derniers se retrouvent comme un poisson dans l’eau dans la descente de l’Hongrie vers l’autoritarisme.

 

Il est totalement inadmissible que l’IEP Strasbourg ait eu, ou ait encore, la volonté de laisser la tribune libre à Trócsányi. Il est inadmissible aussi que l’université de Strasbourg ne réagisse point à de telles initiatives prises par l’une de ses composantes. Joignez des actes concrets à vos paroles ! Vous qui vantez votre engagement en soutien aux réfugiés syriens, vous qui vantez votre engagement pour les droits de l’Homme et contre les discriminations, vous laissez la parole au promoteur de l’une des politiques les plus meurtrières en Europe en terme de migrations ? Vous qui vantez – à raison – une université résistante et médaillée de la résistance, vous laissez la tribune libre à quelqu’un qui met sur un pied d’égalité communisme et nazisme ? Est-ce cette conception de l'Europe que vous voulez donner à vos étudiants et personnels ? Une Europe du repli identitaire, de la fermeture des frontières, de l'obscurantisme et de la répression ? Vous êtes responsables ainsi de la banalisation d'une pensée criminelle et dangereuse dans votre université.

 

Profitez de l’annulation temporaire de cette conférence pour repenser aux raisons qui vous poussent à inviter Trócsányi, et si elles sont compatibles avec vos engagements que nous venons de vous rappeler. Autrement, ce sera une nouvelle fois aux étudiants de faire vivre les valeurs de résistance à l’université.

 

Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

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Publié le 10 Mars 2017

Réunion publique « Solidarité internationale » - mercredi 15 mars à 15h au Patio

Réunion publique « Solidarité internationale »

Mercredi 15 mars à 15h au Patio (campus central de Strasbourg)

https://www.facebook.com/events/2233364493554564/

Vous êtes invités à venir débattre avec les lycéens des Jeunes Communistes du Bas-Rhin sur divers sujets, dans un esprit internationaliste, tels que le conflit israélo-palestinien, la situation du peuple Kurde ou encore l'OTAN !

 

Pour plus d'informations, voir nos articles et tracts au sujet :

"Contre l'impérialisme, pour la paix dans le monde" : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/11/contre-l-imperialisme-pour-la-paix-dans-le-monde.html

"Une rentrée de solidarité internationale avec le peuple Palestinien" : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/09/une-rentree-de-solidarite-internationale-avec-le-peuple-palestinien.html

"Liberté pour Abdullah Ocalan" : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/02/liberte-pour-abdullah-ocalan-manifestation-a-strasbourg-le-13-fevrier.html

 

Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin

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Publié le 5 Mars 2017

Lycéens en grève contre l’austérité imposée à leurs études : NON à la marchandisation des heures de cours !

Jeudi 2 Mars 2017, 80 % des professeurs du lycée Marie Curie à Strasbourg étaient en grève et réclamaient une hausse des dotations horaires attribuées au lycée de 0,67 % minimum (soit 6 heures supplémentaires) nécessaires au bon déroulement de la formation des lycéens.

Pourquoi la dotation horaire globale est elle insuffisante ?

Chaque établissement dispose d’un nombre d’heures à répartir pour l’année suivante. Cette dotation horaire globale est calculée à partir d’un ratio commun à tous les lycées de l’académie et en fonction d’une estimation du nombre d’élèves à accueillir l’année suivante pour chaque lycée. Ces heures sont ensuite censées être ventilées par le/la proviseur-e et son administration en fonction des besoins de l’établissement.

Cet abaissement de la dotation horaire entraîne la réduction du temps attribué aux options du lycée ainsi que l’impossibilité de pratiquer certaines heures de dédoublement de classe qui permettent un meilleur suivi des élèves et un allègement partiel des effectifs d’élèves par classe. Dans un lycée accueillant un tiers de boursier, un accompagnement au plus proche des élèves est indispensable. Le rectorat n’entend pas les choses de cette manière et justifie cette baisse de dotation horaire par une diminution du nombre d’élèves à accueillir l’année suivante.

En réponse à l’attaque portée aux moyens attribués au lycée, le jour suivant (vendredi 3 mars 2017) c’est près de 200 élèves qui ont rejoint la lutte entamée par les professeurs pour réclamer le doit de mener leurs études dans de meilleures conditions. Les élèves ne se sont pas rendus en cours de la matinée puis ont marché jusqu’au rectorat afin d’affirmer leurs revendications :

- augmentation des dotations horaires de 0,67 %

- diminution des effectifs d’élèves par classe

Une délégation d’élèves fut accueillie au rectorat à la mi-journée mais n’a obtenu rien de concret, si ce n’est la promesse de l’ouverture d’un dialogue entre professeurs, membres de l’administration, élèves, parents d’élèves et représentants du rectorat. La bataille n’est donc pas terminée au sein du lycée Marie Curie, une instance regroupant représentants des élèves, parents d’élèves, professeurs, direction et rectorat devrait se dérouler.

Le Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin apporte toute sa solidarité à ces professeurs et lycéens luttant pour un meilleur accompagnement éducatif. Cette baisse des dotations horaires n’est que le reflet d’une politique irresponsable menée durant ces dix dernières années par les gouvernements de Nicolas Sarkozy et François Hollande. Espérons que ce mouvement remette au centre la question du modèle éducatif à l’échelle nationale. Ainsi nous revendiquons un accès totalement gratuit à l’éducation par la gratuité des transports scolaires, la gratuité des cantines ainsi que la gratuité des fournitures scolaires.

 

Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin – cellule Lycée Marie Curie

Grève et manifestation sauvage des lycéens de Marie Curie, 3 mars 2017Grève et manifestation sauvage des lycéens de Marie Curie, 3 mars 2017
Grève et manifestation sauvage des lycéens de Marie Curie, 3 mars 2017Grève et manifestation sauvage des lycéens de Marie Curie, 3 mars 2017

Grève et manifestation sauvage des lycéens de Marie Curie, 3 mars 2017

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Publié le 2 Mars 2017

Sexisme à l'université : retour sur la table ronde du 1er mars 2017Sexisme à l'université : retour sur la table ronde du 1er mars 2017

Nous publions ici la contribution de l'UEC Strasbourg à l'occasion de la table ronde "L'université et l'égalité : vous avez dit sexisme ?" (organisée par Efigies-Strasbourg le 1er mars 2017 avec des associations féministes et des associations étudiantes : https://www.facebook.com/events/1832648280316247/). Il s'agit des interventions de Lola ROMIEUX à la tribune de la table ronde ainsi que d'éléments d'analyse sur les liens entre patriarcat et capitalisme au delà du milieu universitaire.

 

I. Sur l'affaire du bréviaire sexiste du Comité des traditions de l'INSA Strasbourg

Au mois de janvier 2017, nous avons été mis au courant de l’existence d’un bréviaire sexiste produit par le « Comité des traditions » (CDT) de l’INSA Strasbourg et nous avons réussi à nous le procurer. Le contenu allait de chansons paillardes virilistes, dégradantes pour les femmes, à l’homophobie et aux dessins incitant au viol ou aux agressions sexuelles : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2017/01/culture-du-viol-sexisme-homophobie-les-belles-traditions-de-l-insa-strasbourg.html

Le CDT est un comité composé par 9 personnes visant à organiser l’intégration des nouveaux arrivants à l’INSA, et le bréviaire est un archivage de diverses chansons laissées au fur et à mesure par les organisateurs. Le bréviaire continuait à être vendu dans l’Institut mais il était censé rester confidentiel.

Parmi les chansons on peut voir :

  • « On aime se faire sucer et vous péter le cul » ;
  • « On te prend par derrière, on t’en met plein les dents » ;
  • « J’aime bien les culs d’ces grosses teupuh mais j’dois m’branler car j’peux pas chasser » ;
  • « Je porte mes couilles et mon emblème ».

Pour ce qui est des dessins qui accompagnent les chansons, nous pouvons voir :

  • une image où un homme incarnant le CDT attend une fellation d’une femme, accompagné de paroles « Dans cette partie du spectacle ton role consiste à faire plaisir au CDT » ;
  • une image d’une femme à quatre pattes se faire toucher violemment les fesses par un homme ;
  • une image d’agression sexuelle où un homme par surprise pose ses parties génitales sur la tête d’une femme ;
  • une image d’un viol dont est victime un 1ère année, appelé « bizuth » ;
  • une image d’un homme qui tient la tete d’une femme pendant une fellation et qui dit « On ne parle pas la bouche pleine »

Ce qui émerge de ce bréviaire, c’est qu’entre la culture du viol, le bizutage (interdit en France depuis 1998), le virilisme, les propos sexistes et dégradants en général, et les rites d’intégration des 1ères années, la frontière est très fine.

Lors de la révelation de l’existence de ce bréviaire, nous avons assisté à un déchaînement violent de certains étudiants de l’INSA, renforcé par un esprit corporatiste, contre notre article. Ils nous ont accusé de parler de sexisme là où il n’y en aurait pas. Ils ont ainsi renversé la logique de culpabilité : c’est nous que nous avons soi-disant humilié l’INSA, alors que les véritables coupables de l’humiliation de l’INSA en tant qu’institut et plus particulièrement de ses étudiantes, sont bien les auteurs du bréviaire et leurs complices.

Nous avons finalement obtenu l’ouverture du débat au sein de l’institut ainsi qu’une prise de position ferme de la part de la direction. Celle-ci a ouvert une enquête auprès des étudiants et prévoit 4 mesures pour combattre le sexisme à l’institut :

  1. la création d’une Charte de bonne conduite à faire signer par les organisateurs des week-end et soirées d’intégration et par l’association d’anciens élèves ;
  2. l’introduction de la Charte dans le Règlement intérieur de l’INSA ;
  3. une campagne de sensibilisation auprès des étudiants sur les comportements sexistes ;
  4. la mise en place d’un dispositif de veille et d’alerte à chaque rentrée sous la forme d’une plate-forme privée.
Le communiqué de la direction de l'INSA Strasbourg suite au scandale du bréviaire sexisteLe communiqué de la direction de l'INSA Strasbourg suite au scandale du bréviaire sexiste

Le communiqué de la direction de l'INSA Strasbourg suite au scandale du bréviaire sexiste

II. Pour se débarasser du sexisme à la fac : les propositions de l’UEC

Le sexisme dans les campus n’est pas une réalité isolée, mais bien un reflet d’une société qui reste patriarcale. Le patriarcat empêche aux femmes à l’université de pouvoir étudier sereinement. L’UEC appelle à se mobiliser contre le sexisme à la fac et établir une réelle égalité des genres : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/12/pour-un-enseignement-superieur-feministe.html

Cela passe d’abord par des revendications de court terme :

  1. la mise en place de cellules d’écoute sur les campus et dans les cités-U, auprès desquelles les femmes pourraient libérer leur parole et témoigner des violences subies. Ces cellules doivent avoir un véritable rôle de prévention, d’alerte et d’accompagnement des victimes de pratiques sexistes. Cela passe par l’application de sanctions effectives envers les étudiants ou professeurs coupables de chantage à la note, de harcèlement, de viol… Les pratiques sexistes ne doivent pas être étouffées par peur de ternir le prestige d’une université, la carrière d’un enseignant ou le parcours d’un étudiant.
  2. l'interdiction de toute soirée et affiche sexiste, et un controle renforcé particulièrement pendant les moments d’intégration. Le but n'est pas de priver les étudiants de moments conviviaux, mais d’empêcher que la convivialité soit éternellement réservée au public masculin aux dépens des femmes, qu'elles ne soient plus réduites à des objets sexuels sur les affiches, qu'elles ne se fassent plus harceler régulièrement aux soirées étudiantes. Pour cela, nous exigeons que l'Université engage la responsabilité de toutes les associations via une « Charte étudiante pour une université féministe » sur le modèle de celle envisagée par l’INSA ou de celle gagnée par les Etudiants Communistes de Grenoble. Si les associations refusent de respecter cette Charte, nous demandons à ce qu'elles ne bénéficient plus d'accès à un local et aux aides de l'Université.
  3. la création de crèches et de pôles publics de santé à proximité des campus avec accès gratuit aux soins : contraception, IVG, gynécologie, psychologie... cela doit permettre aux étudiantes de poursuivre leurs études jusqu’au plus haut niveau. Un aménagement des horaires de cours dans chaque filière doit être possible pour les étudiantes enceintes ou jeunes mères.
  4. la création d’un salaire étudiant, afin de mettre fin à la précarité des étudiants en générale et, particulièrement pour les étudiantes, faire en sorte que pour subvenir au manque de ressources elles n'aient plus à envisager la pratique de la prostitution ou à travailler la nuit, sous risque de violences sexuelles de tout genre.
  5. une réelle reconnaissance des diplômes obtenus par les femmes, via l’inscription des diplômes dans les conventions collectives, pour briser l’inégalité de genre dans l’insertion professionnelle.

Au moment du scandal de l’INSA, des étudiants ont affirmé que le bréviaire n’était plus utilisé ni chanté et qu'il s'agissait seulement d'un archivage. Pourquoi alors le garder confidentiel ? Nous proposons alors que toutes les associations étudiantes rendent publics et accessibles leurs archives de chansons paillardes, d'affiches et flyers de soirées à thème, etc. pour que tout le monde puisse s’informer sur le traitement qui a été reservé aux femmes à la fac depuis toujours par certaines corporations, et aussi pour que chacun puisse avoir les moyens de constater si et comment la situation a évoulé au sein des associations. 

Bien entendu, ces dispositions ne proposent que des résultats partiels bien qu'immédiats. Tant que la société patriarcale continuera d'exister, le sexisme existera à l’université en tant qu'un outil pour préparer et habituer les futures travailleuses à l’humiliation, la domination et l’exploitation. Tant que le système capitaliste continuera d'exister, la marchandisation des corps des femmes et leur objectivisation ne feront qu'alimenter le sexisme et la culture du viol, à l’université comme dans la société en général. Le combat à mener pour nous cible à la fois le patriarcat et le capitalisme : il ne s'agit pas seulement de briser les liens de correlation que les deux systèmes entretiennent, mais bien de renverser les deux. Cela ne se fera pas sans la participation active des femmes au combat révolutionnaire avec leurs propres moyens d'auto-défense. Ce combat implique non seulement les femmes mais aussi les hommes.

 

III. De l'université au monde du travail : éléments d'analyse sur les liens entre patriarcat et capitalisme

Quand on parle de la situation des femmes à l’université ou dans le monde du travail, il ne faut pas parler de "domination" ou de "discrimination" (un terme souvent utilisé dans les communiqués des directions universitaires lorsqu'une pratique sexiste est découverte et dénoncée). Nous devons parler d'exploitation des femmes ! En effet, un groupe humain dont le travail est aliéné par un autre n'est pas seulement un groupe dominé ou discriminé, c'est un groupe exploité. C'est important, parce qu'en parlant simplement de "domination" ou de "discrimination", on joue le jeu de l'aliénation en rendant le travail des femmes invisible.

L’ouvrier est-il discriminé par le patron, par le système capitaliste ? Non. Les femmes ne sont pas discriminées par les hommes ou par le système patriarcal, elle en sont exploitées ! Comme le capitalisme crée les conditions systémiques pour que le patron s’approprie de la force de travail des ouvriers et les exploite pour renforcer sa position de force, ainsi le patriarcat crée les conditions systémiques pour que les hommes s’approprient des corps des femmes et les exploitent à leur profit. C’est pour cela que Friedrich Engels a constaté que « Dans la famille, la femme est le prolétaire et l'homme est le bourgeois » : les femmes, tout comme les ouvriers, ne sont pas propriétaires d’elles-mêmes.

L'exploitation des femmes repose sur une division du travail très forte entre les hommes et les femmes. Elle est enseignée, promue et organisée dès le plus jeune âge et tout au long de la vie. Cette division du travail s’exprime dans trois formes :

1. dans la famille, où les femmes assument 80 % des tâches ménagères (spécialisation des tâches au sein du couple).

2. dans l’entreprise, où les hommes exercent les métiers qui valorisent la compétence technique, alors que les femmes exercent les métiers qui valorisent la compétence personnelle (soin, écoute, accueil). On constate évidemment cette répartition dès l'éducation, et notamment à l'université : c'est ce qu'on appelle l'orientation genrée. Bien évidemment, l'organisation des entreprises dérive de l'organisation des familles. Les compétences demandées aux femmes sont des compétences de maman (ou d'épouse), les compétences demandées aux hommes sont des compétences de papa (ou d'époux). Ensuite, cette division professionnelle entre les hommes et les femmes est aussi une division hiérarchique : en France, les conventions collectives sont faites de telle manière que c'est la compétence technique qui sert de mètre-étalon pour évaluer le travail, tant pour les salaires, les droits professionnels, que pour les promotions ou l'accès aux responsabilités. Or, la dimension technique des métiers dits « féminins » est absurdement gommée ; dès lors, les femmes sont clouées au sol. Elles ne risquent pas de faire valoir leurs compétences techniques dans des métiers qui n’en nécessitent pas. Enfin, de nombreux métiers dits « féminins » peuvent mobiliser une compétence technique gigantesque (infirmière par exemple), mais elle n'est simplement pas valorisée : elle est rendue invisible dans l'image que renvoie le secteur d'activité, elle n'est pas reconnue sur le plan salarial, etc. Un exemple dans l'enseignement supérieur : les infirmières font trois ans d'études, mais leur diplôme est considéré comme un Bac+2 parce qu'on estime que leur formation ne vaut pas davantage.

3. entre la famille et l’entreprise : dans les rapports hommes-femmes, les femmes ont pour responsabilité principale de s'occuper de la famille, les hommes ont pour responsabilité principale de s'occuper de ramener le salaire. Attention : on s'imagine (et on nous dit) que « c'était comme ça avant mais que ça a changé avec les nouvelles générations ». C'est faux. Aujourd'hui, 20 % des femmes de 20 à 34 ans sont femmes au foyer, contre 0,5 % des hommes ; et attention aux idées caricaturales, la moitié d'entre elles sont passées par l'enseignement supérieur. 44 % des femmes entre 25 et 29 ans sont tentées par la vie au foyer. Après une naissance, quand le couple est confronté à de nouvelles tâches et à de nouvelles exigences, une femme sur deux suspend son activité professionnelle, contre un homme sur neuf. Dans la division du travail entre les genres, les femmes doivent s'occuper de la famille… et elles y travaillent pour leur conjoint.

Patriarcat et capitalisme ne sont pas simplement deux systèmes qui cohabitent, qui se développent de manière parallèle. Au contraire, ils sont inter-connectés depuis l’émergence des rapports de production capitalistes, tant qu’aujourd’hui la division du travail femmes/hommes est organisée et subventionnée par la société. Les tâches auxquelles les femmes sont assignées consistent à produire et à reproduire la marchandise fondamentale du capitalisme, le seul carburant dont il se nourrit, la marchandise qui crée toutes les autres : la force de travail. Cela est évident avec une analyse de la période historique où les premiers capitalistes mènent une lutte implacable pour installer leur système économique partout en Europe. Cette période correspond en gros à ce que les historiens appellent l'époque Moderne (du XVème au XVIIIème siècle). Karl Marx la désigne comme l'accumulation dite « primitive » du capital, parce que les premiers capitalistes s'y approprient (et accumulent) les richesses qui leur sont nécessaires pour partir à la conquête du monde. La même violence que les capitalistes appliquent pour mettre définitivement les paysans à l'usine, est également mise en oeuvre pour enfermer les femmes à la maison et pour les mettre au bas du monde du travail. Pour créer cette division du travail nouvelle, rendue nécessaire par l'industrialisation, il va falloir écraser les femmes pour les mettre toutes entières sous l'autorité de leur famille, et en réalité des hommes de leur famille.

On commence par les déposséder de toute propriété et de toute existence juridique : c'est au XVIème siècle qu'elles perdent le droit de se représenter elles-mêmes et de toucher de l'argent sans l'accord de leur mari. Elles y perdent également la co-propriété qu'elles exerçaient jusqu'alors sur les terres familiales.

On continue au XVIIème siècle en détruisant les métiers indépendants jusqu'alors occupés par des femmes : les sages-femmes sont remplacées par les chirurgiens, les herboristes par des pharmaciens, les brasseuses de bière exclues par les corporations. Les seuls métiers qui leur sont autorisés sont les plus déconsidérés : domestiques ou ouvrières à domicile.

Tout au long de cette période, les exigences d'obéissance à leur rôle dans la famille se durcissent. L'adultère est puni de mort, la contraception et l'avortement (largement pratiqués au Moyen-Âge au moyen de préparations d'herbes) également ; en France, un Édit royal de 1556 condamne à mort les femmes qui font des fausses couches ou dont les enfants meurent avant le baptême. De même, les femmes qui ne sont pas mariées, qui ne sont pas au service d'un homme, sont persécutées : elles sont considérées comme des prostituées, il est licite de les violer et toute personne qui leur donne refuge est déclarée hors la loi. C'est la période où le mariage devient la prison des femmes : il fixe un rapport d'exploitation entre une femme et son conjoint, et il est impossible d'en échapper.

Dans le même temps, la chasse aux sorcières, qui commence au XVème siècle, atteint des proportions de masse : il s'agit de terroriser, de torturer et d'exécuter toutes celles qui ne se plient pas aux nouveaux règlements. Les métiers indépendants exercés par les femmes (herboristes notamment) sont identifiés avec la sorcellerie ; l'avortement et la contraception également ; de même que toutes les infractions à la domination fixée par le mariage, comme l'adultère ou le célibat. On estime qu'entre 1550 et 1650 seulement il y a eu 200.000 procès et 100.00 exécutions : c'est un massacre de masse, analogue dans ses proportions aux massacres commis dans la même période outre-mer pour soumettre les peuples indigènes à l'économie coloniale. On s'imagine que cette vague de terreur est simplement l'expression de la superstition et de la bêtise populaires : là aussi, c'est faux, elle est méthodiquement organisée par les Etats et par les autorités ecclésiastiques. C'est une Bulle du pape (document juridique papal) qui lance la campagne de chasse aux sorcières en 1484 : elle est accompagnée d'un manuel en deux parties, la première attribuant la sorcellerie aux femmes, la seconde expliquant comment procéder à leur capture, instruire leur procès, organiser leur détention et leur élimination.

En un mot : la division du travail et l'exploitation des femmes telles que nous les connaissons n'ont pas toujours existé, et le système capitaliste a même fait couler des fleuves de sang pour l'imposer, parce qu'elle est vitalement nécessaire pour dégager du profit.

Patriarcat et capitalisme sont deux systèmes qui ne peuvent aujourd'hui se passer l'un de l'autre.

Le capitalisme à pioché ses forces dans le patriarcat déjà d'actualité, pour s'imposer, et le patriarcat qui n'était pas aussi fort s'y est retrouver renforcé. Aujourd'hui ils sont liés l'un à l'autre et fonctionnent ensemble en se renforçant à chacune de leurs victoires.

Évidemment, ces quelques éléments historiques permettent de remettre en cause la légende dorée que les capitalistes racontent au sujet de leur propre histoire : l'économie marchande aurait permis de sortir de l'obscurantisme médiéval, et de libérer graduellement les femmes. On a vu que c'est l'inverse. Plus encore, le développement du capitalisme industriel aurait graduellement sorti les femmes du foyer en leur donnant accès au travail salarié. Là encore, c'est faux : dans les différentes phases de son développement, l'économie capitaliste, en détruisant les économies traditionnelles (paysannes et artisanales, dans lesquelles ni les hommes ni les femmes ne sont salariés), développe en même temps le salariat (y compris celui des femmes) et l'assignation des femmes au foyer. Il développe la division du travail dans toutes ses dimensions, au sein de la famille, au sein de l'entreprise, et entre la famille et l'entreprise.

Très concrètement, tout au long du XIXème siècle, parmi les femmes qui sont arrachées à la production agricole dans le cadre de l'industrialisation et de l'exode rural, les unes sont assignées au foyer et les autres aux emplois dévalorisés que nous connaissons : le nombre de salariées augmente en même temps que le nombre de femmes au foyer. Plus généralement, chaque femme subit les deux processus dans une certaine proportion : on pense aux femmes au foyer qui sont, en plus, ouvrières textiles à domicile ou qui font des ménages, ainsi qu'aux salariées dans l'industrie qui s'occupent en plus de la maison et des enfants. Par suite, les deux guerres mondiales accélèrent le développement du capitalisme… Les usines tournent à plein régime, l'industrialisation est dopée, l'exode rural met un nombre croissant de paysans à l'usine : il faut davantage de salariés pour produire les marchandises (notamment les armes), donc les femmes sont embauchées bien plus largement. Entre 1914 et 1918, par exemple, la proportion de femmes dans les équipes de Renault Billancourt passe de 4 à 32%. En même temps, il faut accentuer la production de la force de travail des salariés, donc les femmes sont encore plus assignées au foyer… Tant et si bien qu'à l'issue de la seconde guerre mondiale, avec l'apogée dans les années 60, on se retrouve avec plus de femmes salariées qu'il n'y en a jamais eu… et en même temps le nombre de femmes au foyer le plus important de toute l'histoire de France.

Le même processus se produit à partir des années 1980, avec le renouveau néo-libéral du capitalisme : un grand nombre de femmes accède au travail salarié, et en même temps les gouvernements prennent les premières mesures pour généraliser et subventionner (par des crédits d'impôts aux entreprises et des exonérations de cotisations) les emplois à temps partiels, qui ont pour rôle d'assigner les femmes à leurs tâches domestiques.

On constate que, dans cette période (qui est encore la nôtre), la division du travail et l'exploitation des femmes changent de forme. On a de moins en moins, d'un côté les femmes au foyer et de l'autre les salariées ; au contraire, chaque femme doit être à la fois une femme au foyer et à la fois une salariée. En effet, les exigences nouvelles de l'économie capitaliste à la fin du XXème siècle (l'industrialisation générale de la planète et l'informatisation de l'économie) nécessitent de consommer plus de force de travail que jamais… Il est devenu nécessaire que chaque femme assume davantage de tâches, que les femmes au foyer se salarient et que les salariées s'occupent davantage de la famille.

L'abolition de toute division du travail est la seule solution pour dépasser cette position contradictoire des femmes dans la société : la fin de la double journée (les deux journées en une qu'assument les femmes, à l'entreprise et à la maison).

 

Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

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Publié le 25 Février 2017

Tsahal : l’armée la plus morale. Vraiment ?

Nous avons appris la tenue d’une conférence intitulée « Tsahal : l’armée la plus morale » organisée par l’association sioniste francophone et pro-Netanyahu Israel is Forever, le lundi 27 février 2017 à la Synagogue de la Paix de Strasbourg ! L’invité est Richard Darmon, journaliste et géopolitologue spécialiste des conflits au Moyen-Orient, ainsi que conseiller politique de la Rédaction du mensuel Israel Magazine. Il parlera de « comment Tsahal respecte les obligations contraignantes du droit de la guerre et relève le défi de la conduite éthique de ses soldats lors des conflits asymétriques à basse intensité dans les zones surpeuplées de la Bande de Gaza ».

Il ne s’agit bien évidemment pas d’un moment « neutre », de débat sur le rôle de l’armée israélienne au Moyen-Orient, mais bel et bien d’une conférence de propagande pour l’armée qui s’auto-proclame « la plus morale » du monde. Le titre et la description de l’événement ainsi que le profil de l’intervenant ne pourraient être plus clairs.

La réalité de Tsahal est bien différente. Déjà on ne peut pas définir une armée par rapport à sa moralité : la moralité de l’armée est celle du gouvernement qui la contrôle, et la moralité du gouvernement se définit par rapport aux intérêts de la classe qui le constitue. L’armée israélienne est, comme les autres, un instrument au service du pouvoir. Dans le cas israélien, la bourgeoisie ultra-nationaliste se sert de son armée high-tech pour sa politique impérialiste et terroriste. Et, « lorsqu’une armée doit se transformer en force d’occupation, inévitablement elle viole les droits de l’homme et pratique la répression. Le fait que les parents des soldats israéliens aient été victimes du génocide hitlérien n’apporte aucune circonstance attenuante à la spoliation des droits des Palestiniens »[1]. Dans un monde gangrené et meurtri par l’impérialisme, la morale militaire est par définition immorale.

Même si on voulait jouer au jeu de la « moralité », il est impossible de définir ainsi Tsahal. Le gouvernement et l’armée israéliens sont les auteurs d’un lent génocide depuis 1967, pratiquent une politique d’apartheid et promeuvent une politique d’expansion coloniale qui est illégale vis à vis du droit international et de la Charte des Nations Unies. La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU du 23 décembre 2016 l’a également reconnu, enfin.

Tsahal applique la « doctrine Dahiya », une théorie de l’utilisation d’une force disproportionnée par l’armée contre les civils palestiniens (développée par l’université de Tel-Aviv dans le cadre de sa collaboration technologique et idéologique avec l’armée israélienne). Est-ce moral ?

Durant la guerre du Liban (1975-1990), Tsahal s’est rendu coupable de la mort de plus de 20.000 Palestiniens et Libanais. Est-ce moral ? Les bombardements des villes, la destruction de camps de réfugiés au Sud-Liban, le siège de Beyrouth, le massacre de Sabra et Chatila, etc. est-ce moral ?

Lors de la première Intifada (1987-1993), la répression militaire contre une jeunesse Palestinienne armée de pierres a provoqué plus de 2.000 morts civils et militaires ainsi que 30.000 blessés. Lors de la seconde Intifada (2000-2008), Tsahal a fait plus de 3.000 morts civils et militaires. Est-ce moral ?

Depuis l’année 2000, les différentes offensives militaires d’Israël en Palestine ont tué plus de 7.100 civils palestiniens, sans compter le nombre impressionnant de blessés et de déplacés. Est-ce moral ? Les check-points, les bombardements des villages, les exécutions sommaires des leaders de la résistance palestinienne par les unités de l’escadron de la mort de Tsahal, les dynamitages des maisons des Palestiniens, la « barrière de séparation israélienne » en Cisjordanie, les explusions et les emprisonnements arbitraires, les tortures, les mauvais traitements et les violences sexuelles en prison, l’arrachement des arbres fruitiers, etc. est-ce moral ?

L’arrestation et l’emprisonnement chaque année de 500 à 700 enfants Palestiniens, poursuivis automatiquement devant la justice militaire, souvent immobilisés par étranglement, interrogés sans leurs parents ou un avocat[2], est-ce moral ? Lors de la rentrée scolaire de 2016, les soldats israéliens ont bloqué l'arrivée de livres scolaires prévus pour la jeunesse âgée de 7 à 17 ans, enclenchant ainsi une nouvelle étape vers un génocide culturel du peuple palestinien[3]. Est-ce moral ?

Près de 7.000 palestiniens, tout âge compris, croupissent à l’heure actuelle dans les geôles israéliennes. Pour beaucoup, ils n'ont pas été jugés, leur tort est le simple fait d’être palestiniens. Récemment, Israël a baissé à 12 ans l’age minimum d’empisonnement. Depuis l’occupation des terres palestiniennes de 1967, 700.000 Palestiniens des territoires occupés ont été détenus par Israël, soit 20% de la population palestinienne. Au-delà des raisons purement politiques qui justifient les emprisonnements, les conditions des détentions sont des plus inhumaines. Les détentions dites administratives se font dans l’arbitrarieté, elles sont contraires au droit international et au droit humanitaire, dans une violation perpétuelle de la 4ème Convention de Génève de 1949[4]. Est-ce moral ?

Israël « a développé une industrie militaire florissante pour surmonter l’embargo sur les ventes d’armes décrété par quelques puissances occidentales pendant les deux premières décennies de l’existence de l’Etat. Il a vendu du matériel militaire à des régimes fascistes comme celui de Pinochet, aux dictatures d’Amérique latine et aux racistes d’Afrique du Sud. Les responsables de l’industrie militaire ont toujours justifié ces fournitures par la nécessité de vendre à qui est prêt à payer, si le pays doit subsister »[5]. Est-ce moral ?

La « justice » israélienne excuse systématiquement les crimes des soldats de Tsahal. Le cas d’Elor Azaria en mars 2016[6] est le dernier d’une longue liste de crimes restés impunis. Est-ce moral ? Quant à la « justice » internationale, elle a le plus grand mal à émettre des condamnations vis à vis des soldats de Tsahal qui commettent des actes criminels : Israël n’est pas signataire du Statut de Rome qu’en 1998 a crée la Cour Pénale Internationale, et le droit de véto dont disposent les États-Unis au Conseil de Sécurité de l’ONU rend illusoire tout espoir de condamnation internationale des crimes contre l’humanité commis par les membres de Tsahal[7].

Non, Tsahal n’est pas l’armée la plus morale. Elle est, comme les autres, une armée d’occupation et de répression. Ses crimes jouissent du soutien du gouvernement et de la justice israélienne, ainsi que de nombreuses forces politiques et associations sionistes. Tsahal est l’outil dont se sert l’État israélien pour imposer sa domination sur le peuple Palestinien ainsi que renforcer sa position en tant que facteur de déstabilisation au Moyen-Orient.

Nous rappelons aussi la complicité de la France et des puissances impérialistes occidentales dans la montée en puissance de Tsahal. En 2012, la France a accordé des autorisations d’exportations d’armes en direction d'Israël d’une valeur de plus de 200 millions d’euros. Le matériel vendu consiste en missiles, roquettes, aéronefs et matériel électronique. Alors qu’en 2014 des pays comme l’Espagne ou le Royaume-Uni ont décidé de suspendre totalement ou partiellement leurs ventes d’armes à Israël, la France n’a jamais remis en cause sa politique de soutien matériel à l’armement d'Israël. En mars 2016, nous avons pu apprendre par la sénatrice UDI Nathalie Goulet que les contribuables Français qui effectuent un don à l’armée israélienne bénéficient d’une réduction d’impôts de 60%[8]. Non contente de sa passivité, la France est donc complice directe des bombardements et des massacres des palestiniens, car c’est bien avec les armes dont elle autorise l’exportation que ces tueries sont accomplies, ainsi que les contribuables français sont incités à financer l’armée d’occupation israélienne.

Ce qui nous scandalise le plus c’est que cette conférence de propagande pro-Tsahal soit hébergée à la Synagogue de la Paix de Strasbourg, lieu de culte et qui héberge également les locaux de la Communauté israélite de Strasbourg. Le conférencier et les responsables communautaires mélangent volontairement judaïsme et sionisme, religion et politique, et participent ainsi au développement de l’antisémitisme.

Nous devons combattre les amalgames idéologiques qui présentent le conflit israélo-palestinien comme un conflit relgieux, alors qu’il s’agit clairement d’une question politiqueLe peuple palestinien est privé d’État et subit la colonisation d’un autre État. Cette injustice est politique et absolument pas religieuse. Le conflit israélo-palestinien, c’est celui d’une puissance occupante – qui ne se définit pas par la religion de ses habitants (tous les Israéliens ne sont pas juifs !) – et d’un peuple occupé – qui ne se définit pas davantage par la religion de ses habitants (tous les Palestiniens ne sont pas musulmans !). C’est celui de la troisième armée du monde et d’un peuple sans État donc sans armée. C’est celui d’une grande puissance économique et d’un peuple écrasé et pillé, occupé et humilié.

Face à cela, nous réaffirmons notre solidarité avec le peuple Palestinien en lutte pour sa reconnaissence et sa dignité. Nous continuerons à combattre ici et maintenant la politique impérialiste et criminelle d’Israel, notamment à travers la campagne de « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » (BDS) pour isoler l’Etat israélien et contraindre l’Occident à abandonner sa politique complice à son égard. Ce combat passe également par la reconnaissance d’un État Palestinien ainsi que la libération des prisonniers politiques Palestiniens.

Nous dénonçons qu’une telle conférence puisse se tenir dans une ville qui s’auto-proclame « capitale des droits de l’Homme », ainsi que dans un lieu de culte qui ne devrait pas diviser sa communauté en hébergeant des véritables meetings de propagande.

 

Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin et Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

 

RASSEMBLEMENT LE LUNDI 27 FEVRIER

à 18h devant le siège du CRIF (9, place Kléber à Strasbourg)

à l'appel de l'UJFP-Alsace et du MJCF 67 pour protester contre la tenue de la conférence de propagande pro-Tsahal !

https://www.facebook.com/events/1196809417099507/

 


[1] Le Monde diplomatique, « Tsahal, défense et illustration de l’armée israélienne » (2006) : http://www.monde-diplomatique.fr/mav/88/KAPELIOUK/13690

[2] En 2015, l’ONG Human Rights Watch à constaté que « Les forces de sécurité israéliennes ont eu recours à une force excessive pour arrêter ou placer en détention des enfants palestiniens, dont certains n'avaient pas plus de 11 ans. Les forces de sécurité ont pratiqué sur des enfants des immobilisations par pseudo-étranglement, ont lancé vers eux des grenades assourdissantes, les ont passés à tabac pendant leur garde à vue, les ont menacés et soumis à des interrogatoires sans la présence de leurs parents ou de leurs avocats, et se sont abstenus d'informer leurs parents sur leur sort » : https://www.hrw.org/fr/news/2015/07/19/israel-les-forces-de-securite-commettent-des-abus-lencontre-denfants-palestiniens

[3] Voir UEC Strasbourg, « Une rentrée de solidarité internationale avec le peuple Palestinien » : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/09/une-rentree-de-solidarite-internationale-avec-le-peuple-palestinien.html

[4] Voir UEC Strasbourg, « Une rentrée de solidarité internationale avec le peuple Palestinien » : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/09/une-rentree-de-solidarite-internationale-avec-le-peuple-palestinien.html

[5] Le Monde diplomatique, « Tsahal, défense et illustration de l’armée israélienne » (2006) : http://www.monde-diplomatique.fr/mav/88/KAPELIOUK/13690

[6] Voir Libération, « En Israël, le soldat ayant tué un Palestinien s’en tire avec les honneurs » : http://www.liberation.fr/planete/2017/02/21/en-israel-le-soldat-ayant-tue-un-palestinien-s-en-tire-avec-les-honneurs_1550007

[7] Voir UEC Strasbourg, « La Palestine à la Cour pénale internationale : et maintenant ? » : http://uecstrasbourg.over-blog.com/la-palestine-a-la-cour-penale-internationale-et-maintenant.html

[8] Voir MJCF, « La France, complice des bourreaux des Palestiniens » : http://www.jeunes-communistes.org/2016/04/01-france-complice-bourreaux-palestiniens-12805

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Publié le 24 Février 2017

Programme de la Semaine du Féminisme 2017 à Strasbourg : « Féminisme et Révolution »

L'Union des Etudiants Communistes de Strasbourg a le plaisir de vous inviter à l'édition 2017 de la Semaine du Féminisme, autour du thème « Féminisme et Révolution ».

Voici le programme :

Lundi 6 mars à 18h, Amphi A3 de l'Institut Le Bel : Conférence « Révolution féminine au Kurdistan » avec Nursel KILIC (représentante du Mouvement des Femmes Kurdes et ancienne présidente de la Fondation internationale des femmes libres), en partenariat avec l'association Zin pour les femmes : https://www.facebook.com/events/1836315583304271/

 

Mardi 7 mars à 18h, salle A27 du bâtiment Le Platane (Agora) : Projection/débat de « Rosa Luxemburg » (Margarethe von Trotta, 1986) : https://www.facebook.com/events/417041431981524/

 

Mercredi 8 mars à 18h, salle A26 du bâtiment Le Platane (Agora) : Conférence « La place des femmes dans la Révolution française » avec Isabelle LABOULAIS (professeure d'Histoire moderne à l'université de Strasbourg) : https://www.facebook.com/events/422540524755908/

 

Jeudi 9 mars à 18h, salle A14 du bâtiment Le Platane (Agora) : Conférence « Les femmes dans le mouvement ouvrier en Alsace » avec Françoise OLIVIER-UTARD (présidente de l'association Almémos - Association Alsace mémoire du mouvement social) : https://www.facebook.com/events/789510611198598/

 

 

L'entrée aux conférences et projections est bien évidemment libre !

 

 

Par ailleurs, l'UEC Strasbourg partecipera à la table ronde "L'université et l'égalité : vous avez dit sexisme ?" organisée par Efigies-Strasbourg avec des associations féministes et des associations étudiantes - le mercredi 1er mars à 17h dans l’amphithéâtre du Collège Doctoral Européen (46 Boulevard de la Victoire - Strasbourg, tram Observatoire) : https://www.facebook.com/events/1832648280316247/

 

 

Qu'est ce que la Semaine du Féminisme ?

 

A l'heure actuelle la question de la place des femmes dans la société et dans les rapports de production est posée avec toujours plus de force. Le contexte actuel connait des graves remises en question des droits des femmes : fermeture de centres d'IVG, banalisation du harcèlement sexuel et de la culture du viol, chantage aux notes, inégalités salariales, violences en tout genre, etc. Plus que jamais d’actualité, le combat féministe a toute sa place au sein de l’université et de la société toute entière, afin de réaffirmer les droits des femmes, de briser les non-dits, et surtout de permettre l'émancipation de tous.

L’Union des Étudiants Communistes, et le Mouvement des Jeunes Communistes de France, réaffirment leurs positions dans la lutte féministe à travers une semaine d’action nationale : la Semaine du Féminisme. 

Cette année la Semaine du Féminisme portera sur le thème « Féminisme et Révolution : le pouvoir aux femmes ». Il s'agit de mettre en avant une idée simple : les femmes doivent reprendre le pouvoir qui leur est confisqué, dans une société patriarcale et capitaliste, par les hommes et plus particulièrement par la bourgeoisie (droit à maitriser leur corps, mettre fin à l'exploitation du travail domestique et à la double journée de travail qui est imposée aux femmes). Comme nous avons pu voir par le passé, les luttes féministes pour l'obtention de nouveaux droits ont ouvert des espaces d'émancipation pour l'ensemble des travailleurs, et ont franchi des étapes dans la réalisation de l'égalité réelle. La Semaine du Féminisme sera l'occasion pour que les femmes prennent la parole et affirment leur role fondamental dans la société. Il sera aussi question de la place des femmes au sein du combat révolutionnaire d'hier et d'aujourd'hui, en France et dans le monde. Pas de révolution sans les femmes !

 

Pour aller plus loin voir notre article "Pour un enseignement supérieur féministe" : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/12/pour-un-enseignement-superieur-feministe.html

 

La Semaine du Féminisme 2017 dans le programme officiel de la Semaine internationale des droits des femmes de l'Université de Strasbourg : https://www.unistra.fr/index.php?id=26081&utm_source=unistra_fr&utm_medium=unistra_fr_homepage#c118089

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