C'est la fête à la CUS ! 67 millions d'€ de budget en moins et 1000 suppressions d'emploi !

Publié le 18 Novembre 2014

Le premier adjoint au Maire de Strasbourg, Alain Fontanel, a annoncé mercredi dernier aux syndicats les grandes lignes de l’orientation suivie par la Communauté Urbaine de Strasbourg d’ici à 2020. Pour compenser notamment la perte de 67 millions d’€ de dotations de l’État (à raison de 10 millions d’€ par an), ce sont les salariés et usagers des services publics de la CUS qui vont trinquer !
Les effectifs de la CUS (6 993 permanents et 1 213 non-permanents en novembre 2014) vont être diminués de 10%, soit le non-renouvellement de plus de 800 postes dont 500 dans les trois prochaines années. Les services concernés seront au choix « optimisés », comprendre par là la même quantité de travail reposant sur moins d’épaules, ou externalisés. Dans ce dernier cas de figure, l’exemple de Senerval, usine d’incinération de déchets, devrait inciter les élus de la CUS à la méfiance : de l’argent public utilisé pour remplir les poches d’actionnaires sourds aux revendications salariales, est-ce la vision des services d’utilité publics de messieurs Ries et Fontanel ?
Ces baisses de budget et d’effectifs, dont les conséquences sur la qualité de vie au sein de la Communauté Urbaine de Strasbourg vont contribuées à aggraver les inégalités sociales et territoriales, sont liées directement à la ligne économique du gouvernement. L’austérité votée à Paris oblige les élus locaux à réduire leurs dépenses et à trouver de nouvelles recettes. On le voit, la municipalité actuelle envisage d’ores et déjà de nouvelles hausses d’impôts, qui sera probablement à hauteur de 3%.
Les barons locaux du Parti Socialiste soutiennent le gouvernement et votent les budgets d’austérité à Paris (les députés Philippe Bies et Armand Jung, l’ex-sénateur Roland Ries et le fraîchement élu sénateur Jacques Bigot). Leur responsabilité dans le démantèlement du service public dans la CUS ne sera pas oubliée !


Les Jeunes Communistes du Bas-Rhin exigent la titularisation des vacataires de la CUS. Ces salariés ne sont pas des variables d’ajustement mais des hommes et des femmes n’ayant que leur travail pour vivre. Une institution publique se doit d’être exemplaire à l’égard de ceux qu’elles emploient, à plus force raison quand ces élus se réclament de la « gauche ». Nous exigeons l’arrêt des externalisations des prestations publiques, qui ne permettent aucune économie et privent la CUS de rentrée d’argent.
Au niveau national, nous exigeons la fin des baisses de dotation aux collectivités. Cesser les cadeaux faits aux patrons (CICE, exonérations de cotisations) qui ne créent aucun emploi, taxer les revenus du capital plutôt que ceux du travail, traquer les fraudeurs fiscaux, que l’Etat reprenne le contrôle des banques et entreprises d’utilités publiques (BNP, La Poste, SNCF, EDF, GDF, etc.) : autant de propositions qui mises en application permettraient une hausse des revenus de l’État et la possibilité d’investir dans les services publics, l’industrie, la formation ou la recherche… Par le biais notamment des collectivités territoriales.
Un préavis de grève a été déposé pour le vendredi 28 novembre à 8h devant les locaux de la CUS, Place de l’étoile à Strasbourg. Nous serons ce jour-là aux côtés des syndicats et des salariés pour la défense de leurs emplois et du service public !

 

Les Jeunes communistes du Bas-Rhin.

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