Sélection en master : Réunion publique d'information le mercredi 1er février au Patio

Publié le 25 Janvier 2017

Sélection en master : Réunion publique d'information le mercredi 1er février au Patio

Abrogeons la loi sur la sélection en master.

Non à l’ouverture d'un marché des études !

 

Luttons contre la loi sur la sélection en master, adoptée par l’Assemblée nationale le 19 décembre dernier. Comme son nom l'indique, ce texte vise l'« adaptation du deuxième cycle de l’enseignement supérieur français au système Licence-Master-Doctorat ». Un coup de plus porté à la destruction de l'université publique !

Cette loi instaure la sélection dès l'entrée en master, pour remplacer une sélection fréquente à l’entrée du M2 alors que celle-ci avait été invalidée par le conseil d'Etat suite à des recours d'étudiant.e.s. Et ce n’est pas la garantie d’un « droit à la poursuite d’études » négocié par la FAGE, l’UNEF et le Ministère qui est de nature à nous rassurer, quand il n'y a aucune garantie de continuer dans le master de son choix. Si rien n'est fait, nous assisterons à l'aggravation de la concurrence inégale d'un recrutement sur concours ou dossier. Les étudiant.e.s travaillant dans des conditions moins favorables risquent d'être relégué.e.s dans des filières poubelles créées pour l'occasion, voire d'être contraint.e.s à abandonner leurs études. Même de bons résultats ne permettront pas un accès aux masters aux nombres de places limité !

Cette loi s'inscrit dans une série de réformes (réformes LMD, LRU, Fioraso) visant à privatiser l'enseignement supérieur, tout en restreignant l’accès aux classes populaires, par une série d'attaques des différents gouvernements contre le droit à un enseignement libre, gratuit et ouvert à toutes et tous.

Conséquence directe à Strasbourg : jusqu’à 20% des finances de certains UFR ont été coupées, près de 40 postes d’enseignants-chercheurs ont été remplacés par des contrats précaires et 15000 heures de cours ont été supprimées des maquettes.

Aujourd’hui, on observe l’ajustement de la formation universitaire au marché de l'emploi précarisé par la loi « travaille ! ». Déjà gérée comme une entreprise, l’université ne doit pas devenir une boîte d'intérim au service des employeurs !

Aussi, rejoignons les luttes qui émergent déjà à Lyon, à Nantes, à Lille et ailleurs dans le monde. En Afrique du Sud les étudiant.e.s ont lutté contre les augmentations des frais universitaires. Au Chili, ils et elles se battent depuis des années pour sortir du système universitaire (à majeur partie privatisé sous la dictature de Pinochet) en se rassemblant sous la bannière d’une éducation gratuite et de qualité ! Les étudiant.e.s espagnol.e.s se battent contre la loi « revalides » qui vise comme en France à instaurer une sélection à l’entrée dans les universités et ce, dès le secondaire.

Nous exigeons une éducation gratuite pour toutes et tous et le droit de continuer ses études dans le master, la filière et l’université souhaités.

Abrogation de la loi sélection, aucune concession !

Organisons nos forces et luttons :

Nous, CLER, J.R, Solidaires-étudiant.e.s Strasbourg, CNT Strasbourg, UEC Strasbourg, vous invitons à venir à une réunion d'information et de débats :

Réunion publique d'information le mercredi 1er février à 18h, salle 3201, Patio

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article