Zemmour, Ravel, Medef : rassemblement antifasciste et anticapitaliste - jeudi 14 septembre, 15h30 au CCI Campus

Publié le 12 Septembre 2017

Zemmour, Ravel, Medef : rassemblement antifasciste et anticapitaliste - jeudi 14 septembre, 15h30 au CCI Campus

Communiqué du MJCF 67 et de l'UEC Strasbourg :
 

Le MEDEF Alsace invite Eric Zemmour à son Université d'été, avec la bénédiction de l'Université de Strasbourg.

Comme d'habitude, les réactionnaires se promènent main dans la main avec la bourgeoisie. "Le fascisme, c'est le pouvoir du capital financier lui-même", disait Georgi Dimitrov. L'extrême droite n'a jamais été, et ne sera jamais, du côté du peuple.

Notons aussi un détail intéressant : parmi les partenaires de cette Université d'été on retrouve l'Université de Strasbourg. La fameuse université autoproclamée "médaillée de la résistance", non contente de soutenir la plus grande organisation patronale de France alors que des milliers de ses étudiants sont surexploités tout au long de l'année pendant leurs jobs étudiants ou leurs stages, ne semble pas voir de problème à l'invitation d'Eric Zemmour. Dans la lutte contre le fascisme, l'Université a choisi son camp.

Laisserons-nous Zemmour faire tranquillement sa propagande à la demande du Medef dans notre ville? Rendez-vous jeudi 14 septembre à 15h30 au CCI campus (234, avenue de Colmar) pour faire comprendre aux réactionnaires et aux capitalistes qu'ils ne seront jamais les bienvenus à Strasbourg !

 

 

Communiqué de la BAF - Brigade Antifasciste de Strasbourg : 

 

Le jeudi 14 septembre, le MEDEF Alsace invite Eric Zemmour pour le « grand entretien » de son Université d’été, avec la bénédiction de l’Université de Strasbourg.
Comme d’habitude, les réactionnaires se promènent main dans la main avec la bourgeoisie. L’invitation d’un écrivain raciste et sexiste pour la rentrée du patronat régional n’est pas le fruit du hasard. C’est une nouvelle preuve de comment la classe capitaliste incite, crée et utilise le fascisme pour assurer sa survie dans les périodes de crise économique et sociale. C’est une nouvelle preuve que l’antifascisme doit être anticapitalisme.
 
Le partenariat entre l’université de Strasbourg et le MEDEF Alsace est déjà en soi inacceptable. Que penser du soutien affiché par l’Unistra à la plus grande organisation patronale de France, alors que des milliers de ses étudiants sont surexploités durant les études via les jobs étudiants, les stages, les emplois saisonniers ?
La présence d’Eric Zemmour est la cerise sur le gâteau. L’université « médaillée de la résistance », l’université qui se vante d’accueillir tant d’étudiants étrangers, l’université si fière d’œuvrer dans l’autoproclamée « capitale des droits de l’Homme » et « capitale européenne », cette même université n’a pas de problème à inviter un penseur de l’Europe du repli identitaire, du patriarcat et de l’obscurantisme. Mais encore une fois, il n’y a rien d’étonnant : déjà en 2015 l’Unistra ne voyait pas de problème à parrainer une conférence du négationniste Bruno Gollnisch au Palais U.
Notons en outre une autre présence inacceptable à l’Université d’été : celle du nouvel archevêque de Strasbourg Luc Ravel, tristement célèbre pour avoir fait un parallélisme répugnant entre la tuerie de Charlie Hebdo et le droit à l’avortement, qu’il définit « l’idéologie de la bien-pensance », dans une rhétorique chère à l’extrême-droite.
 
Dans la lutte contre le fascisme, l’Université de Strasbourg a choisi son camp depuis bien longtemps : derrière le droit à la liberté d’expression, elle cache un soutien à la banalisation des théories les plus réactionnaires. Dans la lutte contre la mainmise du capital sur les savoirs, l’Université de Strasbourg a choisi également son camp : bonne élève des gouvernements successifs, elle entérine les logiques de privatisation des établissements, la soumission des cursus et de la recherche aux besoins immédiats du patronat… l’ouverture des portes au MEDEF, et par conséquent aux racistes du calibre de Zemmour, n’est alors plus qu’une formalité.
C’est une fois de plus aux étudiants et aux travailleurs, à tous ceux qui refusent de baisser la tête, que revient le devoir de défendre l’université, de faire vivre la Résistance pour que, hier comme aujourd’hui, cela ne reste pas juste un mot.
Pas de tribune libre pour ceux qui propagent la théorie du grand remplacement et du clash des civilisations. Pas de tribune libre pour les réactionnaires vociférant contre le droit à l’IVG. Pas de tribune libre pour ceux qui divisent les exploités pour les intérêts du capital. Pas de tribune libre pour ceux qui cautionnent les politiques racistes dans nos frontières et donc, de facto, les agressions militaires « civilisatrices » à l’étranger, qui alimentent le terrorisme et le cercle vicieux de l’impérialisme.
 
Opposons-nous aux idéologies fascistes, racistes et sexistes, à ceux qui les propagent et à ceux qui les banalisent. Le fascisme, le racisme et le sexisme ne sont pas des opinions, ce sont des crimes !
 

RASSEMBLEMENT JEUDI 14 SEPTEMBRE à 15h30

devant le CCI Campus à la Meinau (234, avenue de Colmar)

 

 

Communiqué unitaire : "Courage, provocation ou aveu irréfléchi ?" :


Pour sa 5ème université d’été, Le Medef-Alsace a choisi comme thème le courage. Dans son édito, O. Klotz, son président, nous livre une interprétation étrange du terme, le présentant comme la qualité « qui distingue les leaders inspirants, les managers respectés, ou encore les collaborateurs à haut potentiel », qualité qu’il faut savoir mobiliser pour « aller au-delà les a priori, […] pour faire respecter ses idées. »

Mais de quels a priori et de quelles idées est-il question ? Le discours habituel de certains intervenants laisse à penser qu’il ne s’agit pas là que de la classique idéologie néolibérale, qui est à la base des propositions destructrices de nos acquis/conquis sociaux, et que le patronat alsacien souhaite maintenant avoir le courage de reconnaître qu’il adhère pleinement à certains discours réactionnaires et xénophobes.

Mais qui sont ces "courageux"? 

Parmi les partenaires de cet événement, on compte l’IUMM, ce lobby patronal à tendance hégémonique, dont la caisse noire lui permettait d’apporter « un appui moral et matériel » aux adhérent·e·s subissant un conflit social. L’IUMM sera représenté par son président Alexandre Saubot, polytechnicien qui a débuté sa carrière comme ingénieur de l’armement au sein de la DGA, puis a fait carrière dans la haute administration, avant de prendre la direction de l’entreprise familiale. Hériter, quel courage !
Mais parlons plutôt de Luc Ravel, évêque des armées qui au lendemain de l’attentat contre Charlie hebdo écrivait :« L’idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l’idéologie de la bienpensance fait chaque année 200 000 victimes dans le sein de leur mère. L’IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive. [...] Nous ne devons pas cautionner les folies de l’euthanasie, du mariage pour tous et autres caricatures de Charlie-Hebdo.» Devenu archevêque de Strasbourg, il continue de dénoncer l’avortement, en l’associant maintenant au « grand remplacement ».

Citons aussi Eric Zemmour, polémiste chouchou de certains médias, qui prétend que si l’avortement n’était pas pratiqué, « la population française serait passée de 65 à 72 millions d'habitants » et souhaite nous « faire réfléchir sur l'influence de ce mini-baby-boom sur la croissance économique et le poids politique de la France. » Ce même Eric Zemmour qui stigmatise les populations des quartiers et critiquait l'action de Christiane Taubira, en l’accusant d’être « douce et compatissante, compréhensive, une maman pour ses enfants. (...) qui volent, trafiquent, torturent, menacent, rackettent, violentent, tuent aussi, parfois. Ils sont encore des adolescents, mais certains sont des chefs de gangs redoutés. D'autres sont encore des apprentis, mais ils apprennent vite. (...) C'est peut-être en raison de ce rôle social que notre nouvelle ministre de gauche est pleine de sollicitude pour eux. »

Nous ne pouvons accepter que par le biais d’un détournement lexical, le courage soit assimilé à des prises de positions réactionnaires et fascisantes.

Nul ne devrait cautionner ces stigmatisations qui prennent pour cibles les femmes, les racisé·e·s et les musulman·e·s, populations déjà dominées culturellement, opprimées politiquement et exploitées économiquement par la classe dirigeante. Il est surprenant de voir que Pôle Emploi, l'école de management de Strasbourg, composante de l’université de Strasbourg, ainsi que plusieurs bailleurs sociaux (Néolia, Domial et consorts) se commettent avec de tels personnages.

Contre l'union de l'idéologie patronale, raciste et sexiste, nous appelons à un rassemblement jeudi 14 septembre à 15h30 devant le pôle formation de la chambre du commerce et de l'industrie 234, avenue de Colmar.

 

 

Signataires : MJCF 67, BAF Strasbourg, NPA 67, Alternative Libertaire Alsace, Ensemble! Strasbourg, Collectif D'ailleurs nous sommes d'ici 67, Solidaires Alsace, SUD Education Alsace, CNT 67, Solidaires étudiant-e-s Alsace, Attac Strasbourg.

 

 

Lien de l'événement Facebook : https://www.facebook.com/events/279123849252464

Zemmour, Ravel, Medef : rassemblement antifasciste et anticapitaliste - jeudi 14 septembre, 15h30 au CCI Campus
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article