Réaction de la Jeunesse Communiste du Bas-Rhin face aux nouvelles mesures sanitaires de la préfecture

Publié le 24 Septembre 2020

Réaction de la Jeunesse Communiste du Bas-Rhin face aux nouvelles mesures sanitaires de la préfecture

La préfecture du Bas-Rhin annonce l'interdiction de rassemblements au-delà de 10 personnes après 21h à Strasbourg, Schiltigheim et Illkirch-Graffenstaden. À compter de jeudi 24 septembre les groupes de personnes excédant 10 individus seront interdits dans la rue comme dans les bars et restaurants.


Ces nouvelles mesures “sanitaires" prises par la préfète du Bas-Rhin sont toujours en décalage avec la réalité de l'épidémie mais toujours en phase avec l'appétit capitaliste. Alors que le gouvernement refuse toujours et encore la gratuité des masques en entreprise et en cours, la préfecture décide de restreindre encore la liberté de rassemblement au sein du département. L'absence de nuance dans le discours du gouvernement créé la peur en propageant des informations incomplètes ne permettant pas une compréhension rationnelle de la situation par la population et laissant penser que la situation sanitaire est similaire à celle du printemps dernier. Si la circulation du virus ne semble pas avoir diminué et que le scénario d'une nouvelle aggravation des symptômes ne peut être rejetée, la situation actuelle ne paraît pas nécessiter de telles mesures et le conseil scientifique de Macron est toujours plus dévoyé par la communauté scientifique elle-même. La production capitaliste est bien épargnée par ces mesures sanitaires, aujourd'hui la seule disposition gouvernementale concerne le port du masque en entreprise, ce deux poids deux mesure révèle l’hypocrisie de l'État qui ne cherche pas à endiguer l'épidémie mais se l'approprie pour servir les intérêts des monopoles capitalistes.

L'État manipule

Si la gestion catastrophique de la pandémie par l'État au printemps dernier a dévoilé l'incapacité pour la bourgeoisie de répondre à la protection sanitaire des travailleurs et de la population, la situation actuelle illustre ses capacités de récupération en faveur des monopoles capitalistes. En alimentant les discours catastrophistes irrationnels c'est bien la perspective de ce "jour d'après" dont la population a exprimé le souhait tout le long du confinement qu'on cherche à museler. Si le gouvernement a fait miroiter un changement de cap en matière de politique sociale et de sanitaire durant mars et avril, ça n'a été que pour préserver un soutien minime de la population et la paix sociale lorsqu'il se trouvait fragilisé. Aujourd'hui l'État joue sur la peur et la division pour justifier les plans de licenciement et la répression accrue des quartiers populaires et des luttes sociales.

Le monde du spectacle et de la culture sera encore plus affaibli par ces mesures alors que les salles restent à présents fermées depuis plusieurs mois. Artistes et intermittents se retrouvent sur la paille alors que les grandes surfaces et les chaînes de magasins restent épargnées par les mesures préfectorales en toute complaisance.

Pour laisser libre cours au tournant autoritaire de l'État, ministres et éditorialistes imposent des débats fantasmés sur "l'ensauvagement" de la société et le "séparatisme" en s'acharnant à nouveau sur une femme voilée montrée en paria de la société française.

Travailleurs, ne nous laissons pas embrigader dans des faux-débats qui ne servent que notre division et notre défaite. L'heure est à la lutte unie contre les licenciements, le travail gratuit et l'atteinte de nos droits démocratiques.

D'autres attaques sont à prévoir et nous devons être prêts à nous défendre , les capitalistes cherchent à tout prix à nous faire payer la crise dont ils sont les seuls responsables ! Les mesures récentes doivent nous interpeller car il n'y aura que sur les dos des travailleurs que les capitalistes trouveront une sortie de la crise économique, la solution du fascisme se fait alors toujours plus tentant pour la bourgeoisie.

C'est pourquoi nous devons lutter !

Ouvriers, employés, travailleurs indépendants, notre droit au travail et à une vie digne est attaqué depuis des années, aujourd'hui nous n'avons plus "à faire d'efforts" pour maintenir nos exploiteurs à flots. Ensemble interdisons les licenciements ! Gagnons l'indemnisation à 100% de l'ancien salaire des travailleurs privés d'emplois !

Pour que cette crise soit la dernière, pour la révolution et le socialisme : rejoins la Jeunesse Communiste ! Organise ta colère !

Publié dans #COVID-19

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