Solidarité avec les ouvriers de Delpierre en grève à Wisches !

Publié le 19 Décembre 2020

Solidarité avec les ouvriers de Delpierre en grève à Wisches !
 
Nous alertions déjà en juillet 2019 sur le « plan social » que le groupe agroalimentaire Delpierre (filiale du monopole français Labeyrie-Fine Foods) a imposé dans son usine de conditionnement de saumons à Wisches (Vallée de la Bruche). Ce projet de restructuration visait alors la fermeture intégrale de ce site employant 150 salariés en CDI ainsi qu’environ 150 intérimaires en haute saison. Un an et demi après, alors que les salariés en CDI ont déjà été drastiquement réduits au nombre de 83 et les intérimaires à 50, le groupe Delpierre persiste dans sa volonté de fermeture du site afin de délocaliser entièrement l’activité ailleurs en France au février 2021. Même si le projet a été baptisé « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE), la direction du groupe n’a montré aucune intention d’en discuter les conditions avec les salariés concernés, ne serait-ce qu’à propos du montant des indemnités, de la formation et du congé de reclassement. Les représentants syndicaux ont alors quitté la table des négociations à Paris et, depuis lundi, les salariés du site de Wisches ont répondu par la grève au projet mortifère du patronat. La colère gronde et des actions de blocage ont eu lieu, notamment dès lors que la direction a tenté de saisir 50 tonnes de saumon fumé (d’une valeur de 200.000 euros) afin de les acheminer vers le site de Fécamp. Face à la détermination des salariés, la direction a choisi de faire appel à la répression en appelant à son secours un huissier de justice puis la gendarmerie pour sortir les grévistes de l’enceinte de l’usine et ainsi laisser partir les camions.
Si le PSE de Wisches devait aboutir tel que le patronat tente de l’imposer, ce serait un nouveau cap franchi par la désindustrialisation de l’Alsace, réduisant encore plus notre région à un désert social par la création de nouveaux chômeurs et précaires, exploitables et jetables sans le moindre droit et allant grossir les rangs de cette armée de réserve qui permet au capitalisme d’exercer une pression sur les salaires et sur les mouvements revendicatifs. Pour justifier leur massacre social, les monopoles invoquent la perte de compétitivité et la baisse des prix sur les marchés, engendrant des pertes financières et de rentabilité suffisantes pour sacrifier sur l’autel du profit les conditions de travail et de vie des salariés. Mais ce n’est pas aux ouvriers de payer la crise des monopoles ! Ce n’est pas au prolétariat de payer les erreurs stratégiques et l’aventurisme financier de la bourgeoisie !
Les capitalistes sont incapables de garantir un emploi pour chacun des travailleurs. Les éventuelles reprises des sites menacés ne portent aucune garantie véritable sur le long terme, puisque les emplois seront toujours soumis aux conditions draconiennes de la recherche de profit et de la préservation des intérêts de court terme des actionnaires. L’organisation anarchique de la production capitaliste ne peut satisfaire les besoins sociaux de tous les ouvriers. Pour défendre et assurer le droit au travail et à une vie digne, il n’y a qu’une solution : l’ensemble des secteurs clés de l’économie française doivent faire l’objet d’une nationalisation démocratique et d’un contrôle ouvrier sur la production. Ce n’est qu’avec le renversement du système capitaliste par la prise du pouvoir par les travailleurs et l’établissement d’une production planifiée que plus personne ne sera privée de travail, que nous tous aurons le droit à une vie digne au sein d’une société nouvelle placée sous l’égide de la paix et du travail, non seulement en paroles mais en pratique : c’est ce que nous nommons le socialisme.
Nous réitérons notre soutien inébranlable aux salariés de Wisches et à leurs organisations syndicales : à travers la grève et le blocage, luttons pour notre avenir, pour le maintien de l’emploi et de l’outil industriel contre les ravages d’un patronat frauduleux et parasitaire !
Pour la révolution et le socialisme, organise ta colère !
Jeunes Communistes du Bas-Rhin

Publié dans #Mouvement social

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