[BAF] Groupons-nous face au fascisme et au capital

Publié le 20 Septembre 2017

[BAF] Groupons-nous face au fascisme et au capital

Groupons-nous face au fascisme et au capital

 

Au moment où vous lisez ces lignes, un fléau se répand dans le monde entier. Ce fléau agresse, blesse et tue. Un fléau que nous combattons depuis toujours, un fléau qui revient en force aujourd’hui et qu’il faut absolument détruire. Il porte plusieurs noms : Racisme, Homophobie, Xénophobie, Sexisme, Fascisme.

Lorsqu’un gouvernement ne combat ni condamne plus le fascisme, il se rend coupable de complicité d’un crime odieux, car oui, le fascisme est un crime et non pas une opinion. L’intervention antifasciste est alors plus que jamais nécessaire : puisque les gouvernements capitalistes ont de plus en plus besoin de mesures fascisantes et criminelles pour détourner et écraser la colère sociale, il revient aux classes populaires de s’opposer au fascisme.

Partout dans le monde, des actions violentes menées par des groupuscules fascistes ainsi que par des gouvernements ont lieu. Aux Etats-Unis, les pro-Trump et les suprématistes blancs, oubliant qu’ils sont eux-mêmes tous issus des vagues de migrations ayant peuplé le pays, accusent les nouveaux migrants d’être à l’origine de tous les problèmes. Leur idéologie et leurs violences ont récemment coûté la vie d’une jeune femme à Charlottesville et de bien d’autres avant elle. En Israël et en Turquie, les gouvernements continuent le génocide des peuples Palestinien et Kurde sous les yeux du monde entier et sans la moindre sanction internationale. En Tchétchénie, les homosexuels sont enlevés et torturés par les autorités dans des véritables camps de concentration. En Ukraine, le gouvernement issu du putsch fasciste a déclaré la guerre aux minorités ethniques et bombarde et massacre les populations du Donbass. De nombreuses politiques et actions fascistes semblables ont lieu tout autour du globe.

Les Etats européens ont trouvé quelle sera la population à accuser pour la détérioration des conditions sociales et économiques que nous vivons aujourd’hui, afin bien sûr qu’on ne voit pas que les problèmes viennent du système et de la classe capitaliste. La fermeture des frontières, le refoulement des migrants et le racisme d’Etat prouvent que la route que suit l’Europe est celle du fascisme. Ceux qui clament haut et fort « la France aux Français » ne sont alors que les idiots utiles du système : depuis toujours, le fascisme n’a eu aucune portée révolutionnaire, aucune visée d’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Le fascisme n’est que le dernier rempart du capital pour garantir sa domination à l’heure où celle-ci est remise en cause. Il n’y a donc pas de combat antifasciste qui ne soit pas aussi combat anticapitaliste.

En France, le gouvernement PS et maintenant Macron ont utilisé le prétexte des attentats pour renforcer la sécurité et les mesures défensives. Les caméras et les fusils ne sont pourtant pas pointés sur les terroristes, mais sur la population, et cela dans le but précis d’avoir le contrôle de celle-ci et de briser la résistance de classe. Le fascisme s’implante dans le désert social laissé par le capitalisme : ce n’est pas un hasard si l’état d’urgence n’a à cette heure servi qu’à réduire les libertés et empêcher les classes populaires de se réunir et de manifester contre la régression sociale. Alors, à qui profitent les attentats ?

La classe capitaliste ne voit chez les étudiants et les travailleurs que des outils leur permettant d’engraisser ses profits. Ce pourquoi nous avons vu arriver les Lois Travail, supprimant le peu de droits sociaux qui nous restaient. A cela s’ajoutent la baisse des APL, la suppression des contrats aidés et bien d’autres mesures se résumant à « Travaille et crève pour enrichir la classe capitaliste ». N’oublions pas que les capitalistes sont prêts à tout pour faire valoir leurs intérêts : c’est pourquoi s’opposer au capitalisme implique de s’opposer également aux mesures autoritaires que, à l’heure de la crise, accompagnent nécessairement l’augmentation du taux d’exploitation et la casse sociale.

Groupons-nous pour mettre fin au fascisme !

Groupons-nous pour renverser le système capitaliste !

Dès maintenant, combattons le gouvernement Macron, ses ordonnances et ses visées autoritaires !

 

BAF – Brigade Antifasciste de Strasbourg

tract baf groupons-nous

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