Publié le 10 Juillet 2014

Communiqué de la cellule campus du Parti Communiste Français - Strasbourg.


Le PCF salue et soutient les mouvements divers qui se sont font jour dans le secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche publique au mois de juin, que ce soit à propos de l’emploi scientifique, contre les politiques de site s'incarnant dans la mise en place autoritaire des COMUE [CoMmunauté d'Universités et Établissements] et plus généralement pour contester les orientations lourdes visant à toujours davantage asservir la recherche aux exigences du profit et du capital privés.
Ces luttes émergentes témoignent à leur façon, comme c’est le cas de façon plus manifeste à la SNCF, dans les milieux de la culture, qu’une phase nouvelle prend corps dans le pays : trop c’est trop !
Aux exigences qui montent de tous côtés de la société française le gouvernement Hollande Valls, lequel maintenant cherche à se délester de tout ancrage à gauche, répond par le mépris, la suffisance bornée, l’autoritarisme et pour ce qui concerne l’enseignement supérieur par une obsession : on poursuit !
Le PCF se réjouit de ce réveil du mouvement social sans lequel aucun changement à gauche n’est possible.
La Motion adoptée par la réunion plénière du Comité National de la recherche scientifique vient à point nommé non seulement pour souligner l’urgence de plans de recrutement massifs dans la Recherche et l’Enseignement Supérieur, aptes à nourrir l'espoir et à résorber la précarité qui se généralise, dans les Universités et les Organismes Publics de recherche mais aussi pour souligner l’absurdité et le gâchis que représente le Crédit Impôt Recherche ; le PCF demande en urgence que pour l’année 2015 la moitié de ce dispositif fiscal soit transféré aux laboratoires publics ; des propositions plus amples mettant fin à ce gâchis et s’inscrivant dans la refonte du Crédit bancaire avec un Pôle financier et bancaire public sont soumises à la discussion.
Dès à présent, le Groupe Front de Gauche à l’assemblée Nationale, rejette le projet de loi de finance rectificative et son cortège de mesures d'austérité qui n'épargne pas l'ESR. C'est ainsi que Marie-George Buffet a pu dialoguer le 24/06 avec les manifestants (dont de nombreux précaires) réclamant un plan pluriannuel d'embauches dans le secteur. Ce n'est pas d'austérité que le service public a besoin mais d'un refinancement massif permettant d'atteindre rapidement les 3% de PIB consacrés à la recherche et de retrouver des budgets de fonctionnement, d'équipement et une masse salariale à la hauteur des besoins des établissements et de leurs personnels
Le groupe Front de gauche a également appuyé la demande de moratoire sur les COMUE réclamée de toutes parts par la communauté; le PCF faisant sienne cette exigence. Au delà il combat ce qui sous tend ces constructions autoritaires : la politique de spécialisation intelligente des régions des dirigeants de l'union européenne, dictée par la volonté rapace des grands groupes de spécialiser et asservir la production de connaissance pour s'en attribuer les fruits. C'est à l'inverse le progrès des connaissances pour le développement humain sans exclusive qui doit dicter les formes d'organisations des collaborations entre établissements publics de l'ESR, collectivité locales et économie. Le maître mot du processus devant être la démocratie.
Le temps est venu de débattre sans exclusive des transformations nécessaires pour une politique de gauche dans le pays et en particulier dans l’Enseignement supérieur et la Recherche ; le PCF prendra dans les semaines qui viennent avec les autres forces du front de gauche toutes les initiatives permettant le large rassemblement des forces qui souhaitent une politique de gauche. Pour asseoir une politique qui sera aussi celle de l’espoir pour les jeunes scientifiques et la communauté universitaire, rien n’est plus nécessaire que ce rassemblement ; le sort du pays n’est pas joué ; il ne s’appelle ni Marine Le Pen ni le retour de la Droite et n'est pas non plus  dans la persistance de la politique actuelle du gouvernement ; il se construit dans les luttes, dans la proposition et le débat. Maintenant !

 

La cellule campus du PCF Strasbourg.

 

 

Pour rappel, la dernière session du Stammtisch politique pour l'année universitaire 2013/2014 organisé par la cellule campus du PCF, aura lieu jeudi 10 juillet à 17h30, à la brasserie le Cerf d'Or, place de l'Hôpital à Strasbourg. À cette occasion nous vous proposons de discuter du projet d'accord commercial sur les services : le TISA qui comme le traité transatlantique menace directement les normes sociales et environnementales. Nous mettrons aussi en débat les propositions du PCF pour construire un rassemblement populaire pour une véritable politique de gauche.

Les communistes des campus de Strasbourg
Université de Strasbourg - CNRS - INSERM

 

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Publié le 8 Juillet 2014

Que de bonnes nouvelles qui s’annoncent déjà pour les étudiants à la rentrée 2014 ! Nous n’avons pas encore oublié le drame budgétaire de 2013 que déjà le Conseil d’Administration du Conseil National des Œuvres Universitaires et Scolaires (CNOUS) a voté ce 4 juillet 2014 : une nouvelle hausse de 5 centimes du prix du ticket des Restaurants Universitaires (RU) : on passe de 3,15 à 3,20 € !

Nous avons dénoncé une même augmentation en juillet 2013. Mais un an après, nous sommes affligés de devoir faire le même constat : même dans un domaine qui devrait être sécurisé, comme celui de la restauration universitaire, l’austérité frappe de plus en plus les étudiants !

Le ticket de RU a en effet augmenté de 30 centimes en 5 ans, et cela sans que les services de restauration augmentent ou s’améliorent en conséquence. L’augmentation des tarifs sans une augmentation des services est donc ce qu’en mathématiques on appelle « austérité ». Les étudiants ne sont pas dupes et se sont déjà aperçus depuis longtemps que face à la hausse des prix il n’y a pas eu une amélioration du service, et cela a été évident lors des résultats de l’enquête du CNOUS sur la restauration universitaire, qui ont montré une large insatisfaction estudiantine : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2014/01/enqu%C3%AAte-du-cnous-sur-la-restauration-universitaire-l%E2%80%99insatisfaction-des-%C3%A9tudiants-noir-sur-blanc.html

À Strasbourg, la situation demeure particulièrement précaire et nous ne constatons aucune amélioration depuis la rentrée 2013. Le RU Pasteur est toujours fermé, en refusant ainsi l’accès à une restauration universitaire de proximité aux étudiants de la fac de médecine, de l’école d’architecture ou de l’ÉNA. Le RU Esplanade a de plus en plus du mal à garantir l’ouverture de son troisième étage et nous en avons constaté la fermeture à plusieurs reprises cette année. L’avenir du RU Gallia reste gravement incertain car à la rentrée devrait échouer la convention qui délègue à l’AFGES la (très mauvaise et peu transparente) gestion du RU. Et ce n’est pas une tribune co-signée avec les notables locaux « responsables des jeunes et de l’enseignement suéprieur » dans les Dernières Nouvelles d’Alsace d’hier que l’AFGES réussira à nous faire passer la pilule et a faire oublier sa gestion catastrophique du RU Gallia (http://uecstrasbourg.over-blog.com/2013/09/le-17-septembre-2013-le-conseil-d%E2%80%99administration-du-crous-centre-r%C3%A9gional-des-%C5%93uvres-universitaires-et-scolaires-de-strasbourg-a).


Par ailleurs, durant toute l’année universitaire 2013/2014 nous avons constaté des dégradations dans les conditions du travail des agents CROUS : gels de postes, individualisation des salaires et des carrières, augmentation des CDD mal rémunérés, mobilité accrue des CDI pour pallier aux absences, externalisation des services, mais surtout 10 millions d’€ de budget de fonctionnement en moins pour 2014.
Encore, nous craignons que d’autres mauvaises nouvelles sont envisageables au cours de la rentrée 2014 : dans les travaux de rénovation de la Tour Seegmuller (sensée devenir une cité universitaire pour doctorants étrangers), le CROUS a été exclu du projet et les restaurants qui devraient être placés au rez-de-chaussée ne seront certainement pas des RU, ce qui ne fait que prolonger le manque de RU de proximité dans le quartier du Neudorf, où pourtant vivent beaucoup d’étudiants et où existent d’importantes Cités Universitaires (Weiss 1, Weiss 2, Cattleyas, Bruckhof).

L’austérité qui touche la restauration universitaire empêche l’accès des étudiants à une restauration de qualité, de proximité et financièrement abordable. Elle remet en cause le droit de tout étudiant de se nourrir dignement près du milieu d’études et pousse les étudiants vers des formules « sandwich » plus chères et proposées par des acteurs économiques privés. C’est pour cela que nous exigeons la fin de la casse du CNOUS et du service public de la restauration universitaire, en commençant par le refus de l’augmentation du ticket du RU et son retour à 2,50 €. Concernant la situation de Strasbourg, nous exigeons la fin de la délégation de mission de service public pour le RU Gallia et son retour à une gestion CROUS. Nous demandons également, en soutenant la CGT CROUS, la retour à une gestion publique de toutes les cafétérias conventionnées de l’Université de Strasbourg.

Pendant l’été et à la rentrée, seule la mobilisation des étudiants et des travailleurs du CROUS permettra de gagner la bataille pour une restauration universitaire accessible, de qualité et de proximité !

 


L'union des étudiants communistes de Strasbourg

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