Publié le 27 Septembre 2014

Hier après-midi deux camarades kurdes, tous deux membres de l’UEC Strasbourg, qui tenaient une table militante pour la paix et la justice au Kurdistan à l'Université de Strasbourg se sont fait agresser et tabasser par deux nationalistes turcs.

Ils sont sortis de l'hôpital aujourd'hui et ne semblent pas avoir de séquelles. Une plainte a été déposée et le procès des deux agresseurs se tiendra à la mi-novembre.

Cette attaque est totalement inadmissible et l'Union des Étudiant des Communistes condamne avec la plus grande fermeté cette agression. Ce soir, nos pensées vont à nos deux camarades et à leurs proches.

Cet après-midi, un rassemblement eu lieu pour soutenir le peuple kurde, l'agression a pu être évoquée à ce moment-là.

 

Les étudiants communistes mènent depuis longtemps la bataille pour la liberté des prisonniers politiques kurdes et le respect des droits. Il est plus que jamais nécessaire que les agressions envers ce peuple cessent !

Nous ne laisserons jamais la violence l'emporter et nous continuerons à mener la bataille pour la liberté et la paix !

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Publié le 18 Septembre 2014

Quelques précisions sur la campagne « Sauvons la restauration universitaire »

 

Depuis quelques jours l’AFGES [Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg] a lancé une vaste campagne médiatique appelée « Sauvons la restauration universitaire » et qui dénonce notamment le lancement d’un « CROUS Burger »… à Dijon. Même s’il est louable que l’AFGES se soucie des conditions de la restauration universitaire des CROUS [Centre régional des œuvres universitaires et scolaires], nous ne pouvons que faire quelques constats sur les limites et les contradictions de cette campagne.

Premièrement, la campagne de l’AFGES cible comme ennemi le « CROUS antisocial ». Ce slogan est bien vrai, mais l’AFGES ne dénonce pas les causes qui ont amené la situation CROUS à se dégrader. Oui, les CROUS appliquent une politique de plus en plus antisociale : augmentation des loyers en Cité-Universitaires, augmentation du ticket de Restauration Universitaire, retards dans le versement des bourses, baisse de la qualité des services, horaires d'ouvertures des Restaurants Universitaires réduits, etc. [Concernant les nombreuses hausses du coût de la vie pour les étudiants à la rentrée, voir notre article précédent : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2014/09/a-la-rentree-2014-la-guerre-est-declaree-aux-etudiants.html] Mais est-ce les CROUS les « gros méchants » ou les politiques entérinant leur démantèlement qui sont mauvaises ? Le CROUS n’est pas une institution antisociale en soi, mais il le devient quand il se trouve dans une situation de sous-financement chronique et lorsqu’il est livré en pâture au privé et aux lois du marché capitaliste (voir notamment le rapport Lambert publié en 2009 sous l'ère Sarkozy, qui est plus que jamais d’actualité).

Deuxièmement, l’AFGES utilise cette campagne pour diriger la colère légitime des étudiants vers la mauvaise cible : ils dirigent la colère vers les CROUS, alors que la faute incombe aux choix gouvernementaux qui ont au fur et à mesure des années démantelés les services publics universitaires. Pourquoi ce choix de la part de l’AFGES ? Nous craignons que leur stratégie soit de ranger les étudiants - après s’être mis dans la poche le soutien des patriciens et des notables locaux - de leur coté dans la guéguerre qui les voit éternellement engagés contre le CROUS de Strasbourg pour la gestion du RU La Gallia. Au final nous voyons toujours émerger les mêmes perdants dans cette bataille : les étudiants.

Il est bien dommage que cette campagne, qui n’est pas fondamentalement mauvaise, ne soit pas dirigée vers les véritables fondements de cette situation alarmante. Néanmoins l’AFGES a raison sur plusieurs points : oui, ce qui est train de se passer au CROUS de Dijon (on parle notamment du « CROUS Burger » proposé au RU Montmuzard de Dijon, avec des formules sandwich-frites-salades) est sûrement le premier exemple d’une stratégie inquiétante qui sera bientôt proposée par d’autres CROUS ; oui, nous sommes d’accord que la restauration universitaire ne doit pas se borner à être un « Subway bis » en ne vendant que des sandwichs, ceci est la confirmation du passage d’une restauration de qualité à une restauration rapide même dans le domaine universitaire : les CROUS étant obligés de faire des économies pour faire face aux déficits, ils seront obligés de proposer des formules sandwich plus rentables pour eux mais plus chères pour les étudiants ; oui et encore oui, les conditions de vie des étudiants se dégradent dans tous les domaines, nous en sommes tous convaincus.

 

Face aux limites de la campagne de l’AFGES, l’Union des Étudiants Communistes de Strasbourg confirme ses positions : si nous voulons nous battre pour une restauration universitaire de qualité nous devons revendiquer la fin des politiques de sous-financement des CROUS, un retour à une gestion 100% publique du CROUS et sa gestion démocratique par les étudiants et le personnel. Et se battre pour cela veut dire se battre pas seulement pour la restauration mais aussi pour un système de bourses plus équitable, pour une amélioration des logements étudiants, pour une meilleure politique culturelle du CROUS !
Enfin, sauver la restauration universitaire veut dire aussi sauver les salariés qu’y travaillent et donc exiger des meilleures conditions pour les travailleurs du CROUS, ainsi que des embauches massives pour pallier au manque criant de personnel. De même, cela passe inévitablement pour un retour de La Gallia à une gestion par le CROUS et pour les étudiants : les magouilles opérées par l’AFGES avec le soutien des élus locaux, cela suffit !

 

[Voir notre article sur la situation de La Gallia que nous avons déjà dénoncé il y a un an : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2013/09/le-17-septembre-2013-le-conseil-d%E2%80%99administration-du-crous-centre-r%C3%A9gional-des-%C5%93uvres-universitaires-et-scolaires-de-strasbourg-a]

 

 

L’Union des Étudiants Communistes de Strasbourg

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Publié le 1 Septembre 2014

Alors que la faillite du gouvernement qui a contraint Manuel Valls à un remaniement à la sauce encore plus libérale, la galère des étudiants lors de la semaine de prérentrée reste toujours la même, voire elle s’empire ! Le coût de la vie étudiante a en effet augmenté de 2% soit 4 fois plus que l'inflation, ce qui ne fait qu’accroître la portion d’étudiants qui seront contraint à se salarier pour financer leurs études. Les fronts sur lesquels le gouvernement et les collectivités sont en guerre contre les étudiants à la rentrée 2014 sont multiples : loyers des chambres universitaires, restaurants universitaires, transports, bourses, frais d’inscription, etc.

Sur le front des Cités-U, nous constatons une nouvelle augmentation des loyers des chambres : elle est en moyenne de 3,1% à Paris et de 2% en Province. À Strasbourg, on passe ainsi de 179,24 à 181,60 euros.
Sur le front de la restauration, nous avons dénoncé en juillet la nouvelle hausse de 5 centimes du prix du ticket des Restaurants Universitaires (RU), qui passe de 3,15 à 3,20 euros ! Cette hausse austéritaire est particulièrement grave à Strasbourg car elle s’accompagne de la dégradation des conditions de travail des travailleurs du CROUS et elle place dans une situation précaire la restauration universitaire en général, entre des fonds de rénovations gelés, des étages des RU qui n’ouvrent pas, sans parler du dossier du RU Gallia qui reste toujours empêtré dans une incompréhension totale sans que les étudiants en soient informés.
Sur le front des transports, après avoir supprimé l’arrêt de la Kibitzenau et avoir mis en place un service de bus de nuit qui défavorise les quartiers populaires de la ville, la CUS a décidé une nouvelle augmentation des tarifs de la CTS (Compagnie des Transports Strasbourgeois) : le carnet de 10 tickets augmente de 10 centimes pour atteindre 13,20 euros ; les abonnements annuels sont majorés de 4,3%, soit de 1 à 2 euros en plus par mois, même pour les 19-25 ans. La tarification solidaire, qui concerne plus de 51% des 126 000 abonnés, n’échappe pas non plus à la revalorisation.
Et si cela ne suffit pas, le gouvernement a bien pensé d’y ajouter le gel des bourses sur critères sociaux (mesure qui pénalisera les 640 000 étudiants boursiers) et d’augmenter de 0,5 à 1,6% les frais obligatoires, dont les frais d’inscriptions et la cotisation pour la sécurité sociale.


L’augmentation du coût de la vie étudiante est l’autre visage des déficits budgétaires dans lesquels se trouvent la plupart des universités françaises : tout cela est le produit de la politique de désinvestissement du gouvernement face aux universités et aux étudiants.
Cette rentrée universitaire ne doit pas rester juste l’énième théâtre habituel de dénonciation de ces inégalités. Elle doit se transformer en mobilisation générale des étudiants et du personnel de l’université et du CROUS. Pour une lutte qui revendique le réengagement financier de l’État vis-à-vis de ses obligations pour garantir la réussite des étudiants et des conditions de travail décentes pour le personnel.

À la rentrée, nous serons sur la ligne de front pour créer et intensifier cette mobilisation. Et surtout pour gagner !

 


L’Union des Étudiants Communistes de Strasbourg

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