Publié le 26 Novembre 2014

« Cher » monsieur Beretz,


Nous étions présents avec quelques camarades hier matin au Palais Universitaire à la cérémonie commémorant les rafles du 25 novembre 1943 à l’Université de Strasbourg repliée alors à Clermont-Ferrand.

Lors de votre allocution vous êtes retourné sur la question du mot « collabo » dont vous avez été affublé par des étudiants lors de la venue de madame Fioraso en octobre dernier (Voir notre lettre ouverte précédente : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2014/10/monsieur-beretz-les-connards-ne-fermeront-pas-leurs-gueules-lettre-ouverte-a-alain-beretz-president-de-l-universite-de-strasb.html). Vous nous avez par ailleurs répété que nous sommes indignes des valeurs de l’université.
Et vous, en êtes vous digne ? En pleine commémoration des rafles effectuées par l’occupant hitlérien en 1943, devant des témoins des événements, vous avez osé mentionner ce fait dans votre discours. Nous aurions cru à une mauvaise blague si nous n’avions pas été présent à ce moment-là. Décidément vous ne reculez devant rien.

Monsieur Beretz vous êtes une honte pour notre université. Vous souillez la mémoire des victimes de ces rafles et de nos camarades tombés sous le joug nazi.

Depuis 2009 vous laissez les forces de police libres d'entrer sur le campus et vous laissez réprimer les luttes des étudiants à votre guise. Le 30 janvier 2014, deux étudiants de l'UEC ont passé la journée en garde à vue alors qu'ils manifestaient à l’occasion de la venue de François Hollande pour défendre une université publique et démocratique mise en danger notamment par vos mensonges sur le budget 2014.

Vous avez également salué la présence du directeur du CROUS monsieur Christian Chazal, qui a donné son aval à toutes les rafles policières d’étudiants sans-papiers en cité-universitaire lors de ces dernières années.

Monsieur Beretz, nous avions presque pleuré devant vos simagrées en octobre et votre menace de porter plainte qui n’a été que lettre morte. Cette sommation est à l’image de votre courage : inexistant. Vous n’avez même pas daigné réagir à la lettre ouverte que nous vous avons adressé.

Maintenant nous sommes plus que jamais déterminés à vous faire tomber et à faire tomber les bonzes de ce système qui veulent détruire notre université !


L’Union des étudiants communistes de Strasbourg.

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 25 Novembre 2014

Durant cinq jours les étudiants strasbourgeois ont pu s'exprimer sur les coupes budgétaires qui rongent à petit feu l'Enseignement supérieur et la recherche : moins de moyens financiers donc moins de professeurs et de personnels, des filières fermées, des heures de TD supprimées, etc. Bref les résultats sont les mêmes depuis des années : nos conditions d'études et de travail se dégradent sans cesse. Sans compter la recherche qui souffre d'un sous-financement chronique depuis des années.
Le référendum étudiant contre l'austérité, organisé nationalement par l'Union des étudiants communistes, fut un franc succès : plus de 28 100 étudiants se sont prononcés contre l'austérité budgétaire dans nos universités. Le résultat est sans appel à Strasbourg, puisque sur 882 votants, 871 se sont prononcés contre les coupes budgétaires. Il ne s'agit pas seulement d'un succès « électoral » mais les nombreuses discussions, les contacts noués avec les étudiants, les débats parfois animés, ont permis de faire prendre conscience au milieu estudiantin de l'absurdité de ces politiques, de leur nocivité pour nous tous, et surtout, pour une fois, la parole est donnée aux étudiants. La question que nous avons le plus entendu sur nos bureaux de vote est « Y'a-t-il réellement des gens qui votent pour les coupes budgétaires ? », preuve que de cette austérité les étudiants n'en veulent pas !
Désormais l'heure est à la mobilisation, avec le Comité de mobilisation étudiant, pour stopper la casse de notre université et pour exiger une amélioration immédiate de nos conditions d'études !  Nous viendrons au Conseil d’administration budgétaire qui se tiendra le 16 décembre forts de ces votes contre les coupes budgétaires. Nous ne permettrons plus qu'un budget austéritaire soit voté à l'Université de Strasbourg, Monsieur Beretz et consorts, vous voilà maintenant prévenus : vos étudiants ne veulent plus de votre politique ! L'argent existe, il suffit de le prendre dans les 6 milliards d'euros du Crédit impôt recherche, cadeau fiscal totalement improductif en matière de recherche accordé aux entreprises capitalistes !

À l'instar des travailleurs de la Communauté urbaine de Strasbourg qui se mobiliserons contre l'austérité le 28 novembre, nous étudiants, nous nous mobiliserons également pour contrer l'offensive capitaliste sur nos vies !

 

L'Union des étudiants communistes de Strasbourg

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 24 Novembre 2014

L'Union des étudiants communistes de Strasbourg tient à rendre hommage à ses camarades tombés sous le joug nazi.

Demain mardi 25 novembre, nous commémorerons le 71ème anniversaire de la rafle par l'occupant hitlérien d'étudiants, de personnels et d'enseignants en 1943 à l’Université de Strasbourg, lorsqu’elle était repliée à Clermont-Ferrand depuis 1939.


Pour les commémorations officielles de la communauté universitaire, rendez-vous à 11h dans l’Aula du Palais Universitaire.

 

Chanson de l'Université de Strasbourg

par Louis Aragon


Cathédrale couleur du jour
Prisonnière des Allemands
Tu comptes inlassablement
Les saisons les mois les moments
Ô cathédrale de Strasbourg

Ils étaient partis emportant
Ce que contient une besace
Le souvenir de tes rosaces
Et de cigognes sur l'Alsace
Cela fait un bon bout de temps

Enseigner c'est dire espérance
Étudier fidélité
Ils avaient dans l'adversité
Rouvert leur Université
À Clermont en plein cœur de France

Maîtres du haut savoir ancien
Jeunes gens aux regards de juges
Vous préparez dans ce refuge
Les lendemains du grand déluge
Quand Strasbourg reverra les siens

Science longue patience
Mais d'où vient qu'ici tout s'est tu
Les Nazis sont entrés et tuent
La force est leur seule vertu
La mort est leur seule science

Ils dispersent d'un poing de fer
Jusqu'aux cendres de nos foyers
Ils tirent au hasard  Voyez
Ce corps sur la chaire ployé
Que faire mes amis que faire

Le massacre des Innocents
Sachez qu'Hérode s'il l'ordonne
C'est peur d'un enfant de madone
Parmi vous qui naît et s'étonne
De la belle couleur du sang

Les fils de Strasbourg qui tombèrent
N'auront pas vainement péri
Si leur sang rouge refleurit
Sur le chemin de la patrie
Et s'y dresse un nouveau Kléber

Des Klébers par le temps présent
Il en est cent il en est mille
Des militaires des civils
Dans nos montagnes et nos villes
Des Francs-Tireurs et Partisans

À Strasbourg nous irons ensemble
Ainsi qu'il y a vingt-cinq ans
La victoire est dans notre camp
À Strasbourg dites-vous mais quand
Regardez les Prussiens qui tremblent

À Strasbourg à Prague à Oslo
Trois universités martyres
Regardez-les tandis qu'ils tirent
Sachant déjà qu'ils vont partir
Et que la défaite est leur lot

Regardez-les comme ils faiblissent
Conscients de leur destinée
Les bourreaux sont les condamnés
Nous les chasserons cette année
Malgré leurs chars et leurs complices

Aux armes héros désarmés
Pour Strasbourg la France et le monde
Entendez cette voix profonde
Qui gronde qui gronde qui gronde
Meurent les assassins gammés

Cathédrale couleur du jour
Prisonnière des Allemands
Tu comptes inlassablement
Les saisons les mois les moments
Ô cathédrale de Strasbourg

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 18 Novembre 2014

Le premier adjoint au Maire de Strasbourg, Alain Fontanel, a annoncé mercredi dernier aux syndicats les grandes lignes de l’orientation suivie par la Communauté Urbaine de Strasbourg d’ici à 2020. Pour compenser notamment la perte de 67 millions d’€ de dotations de l’État (à raison de 10 millions d’€ par an), ce sont les salariés et usagers des services publics de la CUS qui vont trinquer !
Les effectifs de la CUS (6 993 permanents et 1 213 non-permanents en novembre 2014) vont être diminués de 10%, soit le non-renouvellement de plus de 800 postes dont 500 dans les trois prochaines années. Les services concernés seront au choix « optimisés », comprendre par là la même quantité de travail reposant sur moins d’épaules, ou externalisés. Dans ce dernier cas de figure, l’exemple de Senerval, usine d’incinération de déchets, devrait inciter les élus de la CUS à la méfiance : de l’argent public utilisé pour remplir les poches d’actionnaires sourds aux revendications salariales, est-ce la vision des services d’utilité publics de messieurs Ries et Fontanel ?
Ces baisses de budget et d’effectifs, dont les conséquences sur la qualité de vie au sein de la Communauté Urbaine de Strasbourg vont contribuées à aggraver les inégalités sociales et territoriales, sont liées directement à la ligne économique du gouvernement. L’austérité votée à Paris oblige les élus locaux à réduire leurs dépenses et à trouver de nouvelles recettes. On le voit, la municipalité actuelle envisage d’ores et déjà de nouvelles hausses d’impôts, qui sera probablement à hauteur de 3%.
Les barons locaux du Parti Socialiste soutiennent le gouvernement et votent les budgets d’austérité à Paris (les députés Philippe Bies et Armand Jung, l’ex-sénateur Roland Ries et le fraîchement élu sénateur Jacques Bigot). Leur responsabilité dans le démantèlement du service public dans la CUS ne sera pas oubliée !


Les Jeunes Communistes du Bas-Rhin exigent la titularisation des vacataires de la CUS. Ces salariés ne sont pas des variables d’ajustement mais des hommes et des femmes n’ayant que leur travail pour vivre. Une institution publique se doit d’être exemplaire à l’égard de ceux qu’elles emploient, à plus force raison quand ces élus se réclament de la « gauche ». Nous exigeons l’arrêt des externalisations des prestations publiques, qui ne permettent aucune économie et privent la CUS de rentrée d’argent.
Au niveau national, nous exigeons la fin des baisses de dotation aux collectivités. Cesser les cadeaux faits aux patrons (CICE, exonérations de cotisations) qui ne créent aucun emploi, taxer les revenus du capital plutôt que ceux du travail, traquer les fraudeurs fiscaux, que l’Etat reprenne le contrôle des banques et entreprises d’utilités publiques (BNP, La Poste, SNCF, EDF, GDF, etc.) : autant de propositions qui mises en application permettraient une hausse des revenus de l’État et la possibilité d’investir dans les services publics, l’industrie, la formation ou la recherche… Par le biais notamment des collectivités territoriales.
Un préavis de grève a été déposé pour le vendredi 28 novembre à 8h devant les locaux de la CUS, Place de l’étoile à Strasbourg. Nous serons ce jour-là aux côtés des syndicats et des salariés pour la défense de leurs emplois et du service public !

 

Les Jeunes communistes du Bas-Rhin.

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 17 Novembre 2014

 

Pour cette Journée internationale des Étudiants 2014, nous exprimons notre solidarité à tous les jeunes mobilisés pour défendre l’université publique !

Depuis 20 ans, les universités et les étudiants sont attaqués par les gouvernements des pays capitalistes. Dans les pays industrialisés, le capitalisme s'attaque au service public de l'enseignement supérieur et de la recherche pour le soumettre aux exigences de la grande bourgeoisie : le patronat entre dans les instances décisionnelles des universités, auxquelles il est imposé d’entrer en concurrence les unes contre les autres pour la mise en place d’un « marché de la connaissance » ; le budget de l’enseignement supérieur se réduit de façon drastique et les miettes qui restent sont partagées de manière inégale entre filières « rentables » et « non rentables » (notamment les sciences humaines) ; la recherche est assujettie à des objectifs de fausse excellence qui cachent leur soumission aux intérêts court-termistes des entreprises privées ; les services administratifs des universités et les aides sociales pour les étudiants (bourses, santé, logement, restauration) sont privés des moyens pour fonctionner correctement et mettent en danger tant la réussite que la vie quotidienne des étudiants.

La situation des étudiants européens ne peut qu’empirer avec l’application progressive des abominations issues du Processus de Bologne (1999), du Traité de Lisbonne (2009) et de la Stratégie Europe 2020. Nous condamnons ces projets internationaux de transformation de nos universités. Nos camarades luttent dans chaque pays contre les lois qui les appliquent et qui montrent que la politique universitaire des États est elle aussi soumise à l’Union européenne des banquiers et des profiteurs.

Mais aussi dans les pays en développement, l'impérialisme des États-Unis et de l'Union européenne est en train de mettre en place un véritable pillage des cerveaux, profitant des étudiants des pays surexploités pouvant répondre aux besoins de leur économie. De ce fait, en lien avec les grands industriels, ils trient abusivement les étudiants qui les intéressent. Les étudiants étrangers venant en Europe pour étudier sont victimes de racisme et de discriminations à tous les niveaux (système des visas, accessibilité aux aides sociales, droit aux redoublements et à la réorientation, etc.).

Pour ce 17 novembre 2014, nos pensées d’adressent également aux étudiants mexicains assassinés par l’État à Ayotzinapa. Aux étudiants de Palestine auxquels l’impérialisme israélien nie toute possibilité de vivre et d’étudier dans des conditions humaines. Aux étudiants ukraniens tués en mai dernier à Odessa par les milices fascistes de l’Euromaidan lors de l’incendie de la Maison des syndicats. Aux étudiants du Burkina Faso qui ont été en première ligne dans la lutte contre le régime de Compaoré. Aux 900 étudiants kurdes et turcs qui sont emprisonnés pour des raisons politiques par le gouvernement d’Ankara.

 

Durant la semaine du 17 au 23 novembre, se tient une semaine d'action et de luttes organisée par la FMJD (Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique), pour permettre à chaque jeune, à chaque étudiant de pouvoir se mobiliser et empêcher la casse de nos universités et de nos droits démocratiques. Partout en Europe, les jeunes se mobilisent pour leur avenir. Partout, les jeunes impulsent la bataille pour l'égalité et la coopération entre les peuples. Soyons les acteurs de cette semaine et gagnons des droits nouveaux !

 

Union des Étudiants Communistes de Strasbourg

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 9 Novembre 2014

La ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem était attendue hier matin au quartier du Neuhof, dans la banlieue de Strasbourg, pour un débat avec un ancien élève du collège du Stockfeld (élève que personne n’avait désigné comme représentant des jeunes du quartier soit dit en passant). Il s’agissait donc de l’énième table ronde avec quelques intimes, à laquelle bien évidemment n’avaient pas été invités les représentants élus des collèges du Neuhof ni les enseignants des écoles du quartier. Les militants du « REP+ pour le réseau d’éducation prioritaire du Stockfeld » avaient donc appelé à un rassemblement ce matin pour porter à la ministre leurs revendications et leur exposer leurs préoccupations concernant le maintient du classement « REP+ » pour les collèges de Stockfeld et Solignac et le maintien des moyens pour ces établissements.

Mais la ministre ne s’est finalement pas présentée au rendez-vous ce matin. Son absence a été annoncée par les responsables du Centre culturel Django Reinhardt, qui devait accueillir l’événement. À la table ronde a donc participé le sénateur-maire de Strasbourg Roland Ries et quelques intimes préalablement choisis par les organisateurs. En revanche, l’accès à la salle où se déroulait le débat a été interdit aux camarades de la CGT Éduc’action et du REP+ : ils ont été accusés de vouloir « perturber l’événement » et il leur a été rétorqué que le nombre maximum de participants avait déjà été atteint à l’intérieur de la salle. Deux camionnettes de police ont empêché l’accès aux militants : comme d’habitude la police est là pour garantir que la démocratie soit respectée !
Présents au rassemblement de ce matin, nous dénonçons le jeu du chat et de la souris que les Renseignements généraux et la police ont mis en place avec nos camarades dans les trois dernières semaines, en diffusant des informations contradictoires afin d’empêcher une bonne organisation du rassemblement.
Nous dénonçons l’absence de la ministre, absence qui est doublement grave : Vallaud-Belkacem se soustrait non seulement à la contestation des travailleurs de l’Éducation nationale, mais elle perd également une occasion de se confronter avec l’un des quartiers les plus touchés par la crise du capitalisme, où la réalité du quotidien sont la pauvreté, le chômage, la délinquance et la violence.

Inutile de vous cacher, ministres et élus soi-disant socialistes ! Partout où vous irez vous trouverez la contestation des travailleurs, des élèves et des étudiants que vous avez précarisé avec vos politiques. Nous réaffirmons aujourd’hui ce que nous avons dit suite à la visite de Geneviève Fioraso à Strasbourg en octobre : si la seule démocratie que vous connaissez est l’absentéisme, le refus de toute confrontation et l’austérité protégée par les forces de l’ordre, l’élargissement de la lutte sera notre réponse !

 

Jeunes Communistes du Bas-Rhin et Union des Étudiants Communistes de Strasbourg

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 7 Novembre 2014

LES 13-14 ET DU 19 AU 21 NOVEMBRE, ÉTUDIANTS DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG VENEZ VOUS PRONONCER POUR OU CONTRE L'AUSTÉRITÉ DANS NOS FACS !

Les effets des budgets austéritaires de 2012 et 2013 continuent à mettre en danger la réussite des étudiants de Strasbourg et les conditions de travail de ses personnels.

Concrètement que représente l'austérité à l'Université de Strasbourg ?

2012 ⇒ 41 gels de postes ; suppression des rattrapages et des semaines de révision ; fermeture de bibliothèques et de secrétariats ; suppression de plus de 40.000 heures de TD ; mise en place de quotas à l'entrée de l'Université en première année de licence.

2013 ⇒ nouvelles hausses des frais d’inscriptions ; baisses des dotations pour la plupart des composantes (-15% en STAPS par exemple !) ; gel de 51 postes et 2,5 millions d’€ d’économies sur la masse salariale ; baisse du budget pour le soutien à l’enseignement ; stagnation du budget pour la vie étudiante et du budget recherche du Conseil scientifique après deux années de baisse drastique dans les deux ; baisse de budget pour les contrats de maintenance et d’entretien des bâtiments universitaires et pour la politique immobilière ; baisse du budget pour la formation continue, le service Relations Internationales et la Carte Multi-Services. Le tout voté sous les applaudissements des élus AFGES et des bonzes locaux incrustés dans un Conseil d’Administration anti-démocratique !

Janvier 2014 ⇒ la blague ! Les élus du Conseil d’Administration de l’UdS découvrent que pour un mois (du 13 décembre au 13 janvier) le président de l’Université de Strasbourg, Alain Beretz, a tenue cachée l’information du Ministère que le montant de la dotation ministérielle pour l’année 2014 aurait été inférieure à celle de 2013 pour le chiffre de 3,8 millions d’€. Par conséquent, la direction de l’UdS a pris la décision de n’ouvrir aujourd’hui que 80% des dotations pour les composantes. En gros, cette décision signifie une diminution de 20% des crédits affectés à toutes les facultés !

D’où viennent ces abominations ?

D’une politique universitaire de désengagement des gouvernements vis-à-vis de leurs devoirs en termes de financements des établissements, stratégie encouragée par l’Union européenne, fausse amie des étudiants, et appliquée par le gouvernement français « bon élève » !
L'autonomie budgétaire, mise en place par la loi Responsabilité des Universités (LRU) de 2007 et poursuivie par la Loi Fioraso de 2013, a eu comme première conséquence le désengagement accru de l'État vis-à-vis des universités, qui doivent désormais se tourner vers les privés et soumettre leurs formations aux besoins de ces derniers afin de recueillir quelques miettes pour survivre. La loi Fioraso n’a fait qu’accentuer la privatisation et la mise en concurrence des universités. N’arrivant pas à survivre financièrement toutes seules, les universités sont contraintes à fusionner et à créer des monstres anti-démocratiques appelés « COMUE », ce qui marque la véritable fin du concept d’université de proximité. Le résultat est qu’aujourd’hui 38 établissements sont en situation de faillite ou de difficultés budgétaires, qu’un étudiant sur deux échoue en première année et que 33% de jeunes diplômés sont au chômage !

En refusant l'austérité budgétaire et en restant convaincus de la nécessité de maintenir un service public d’enseignement supérieur et de recherche de qualité, accessible au plus grand nombre, nous demandons à l’État d’assumer à nouveau ses responsabilités vis-à-vis de l'Université à travers une loi de programmation budgétaire conséquente !
Du 10 au 21 novembre l’UEC dans toute la France organise un référendum étudiant pour laisser la voix aux étudiants pour s’exprimer pour ou contre les baisses budgétaires dans leurs universités ! Des urnes seront présentes dans la plupart des facultés des campus strasbourgeois !
Participons à ce moment de démocratie directe étudiante et restons mobilisés quand en décembre la direction frauduleuse de l’Université de Strasbourg essayera de faire passer un nouvel budget austéritaire !

 

POUR VOTER ET FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX, RENDEZ-VOUS DE 8H À 18H LE 19 NOVEMBRE AU PALAIS UNIVERSITAIRE, À LA FACULTÉ DE GÉOGRAPHIE ET À L'INSTITUT LE BEL, LE 20 EN DROIT ET AU PORTIQUE, LE 21 EN DROIT ET À L'INSTITUT LE BEL.

 

Après dépouillement, l'Union des Étudiants Communistes de Strasbourg vous annonce le résultat du référendum étudiant contre l'austérité :

887 votants
882 exprimés

871 votants contre les baisses budgétaires (soit 98,8% des suffrages exprimés)

16 votants pour les baisses budgétaires (soit 1,2% des suffrages exprimés).

Un grand merci à tous les étudiants et personnels de l'Université de Strasbourg qui se sont exprimés contre l'austérité dans l'enseignement supérieur et le recherche !

 

Voici les principaux signataires de notre appel « Faisons confiance à l'université et à la jeunesse ! » :


Nima ZAHIR, secrétaire de secteur de l’UEC Strasbourg
Dilara HATIPOGLU, présidente de l’UDEES (Union des Etudiants Etrangers de Strasbourg)
Sibel BASARAN, élue au Conseil d’Administration de l’Université de Strasbourg
Aurélien BONNAREL, élu au Conseil de la Faculté de Droit, de Sciences Politiques et de Gestion
Schahin ZAHIR, élu au Conseil de la Faculté de Sciences Historiques
Boris MORENAS, élu au Conseil de la Faculté de Sciences Historiques
Hector VOGLER, élu au Conseil de la Faculté de Sciences Historiques 2013-2014
Pierre KRIEGER, élu au Conseil de la Faculté de Sciences Historiques 2013-2014
Nawel RAZALI, élue au Conseil de la Faculté de Sciences Historiques 2013-2014
Andrea BENEDETTI, président du Conseil de Résidence de la Cité de la Robertsau 2013-2014
Anil-Hasan PEKOZ, élu au Conseil de Résidence de la Cité de la Robertsau 2013-2014
Baptiste LEFEBVRE, élu au Conseil de Résidence de la Cité de Paul Appell 2013-2014
Bibars IZOULI, élu au Conseil de Résidence de la Cité de Paul Appell 2014-2015
Celya BELAID, élue au Conseil de Résidence de la Cité de Weiss 2014-2015
Mouloud NEDJAR, élu au Conseil de Résidence de la Cité de la Robertsau 2013-2014
Nadir MIMOUNI, élu au Conseil de Résidence de la Cité de la Robertsau 2014-2015
Maxime ORHON, élu au Conseil de Résidence de la Cité de la Robertsau 2014-2015
Vilimir STOYNEV, élu au Conseil de Résidence de la Cité de la Robertsau 2014-2015
Azouaou LAHLOUH, élu au Conseil de Résidence de la Cité de la Robertsau 2014-2015
Anis HADDAD, élu au Conseil de Résidence de la Cité de la Robertsau 2014-2015
Arda KILINC, responsable YDG Strasbourg 2013-2014
Vural CETINKAYA, responsable YDG Strasbourg 2014-2015

Vincent DUBOIS, professeur de sociologie et science politique, Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg
Nicolas POULIN, ingénieur de recherche, Centre de Statistique de Strasbourg, UFR Math-Info
François BONNAREL, ingénieur de recherche, CNRS, Observatoire Astronomique Esplanade
Céline CLEMENT, professeure des universités, ESPE Strasbourg
Jean-Pierre DJUKIC, directeur de recherche, élu en Instance Nationale au CNRS, ancien élu à la Commission Recherche et au Conseil d’Administration de l’Université de Strasbourg
Yasmina CHADLI, BIATSS - IUT Louis Pasteur Schiltigheim
Valentin BEHR, ATER en science politique à l’IEP de Strasbourg
Alain BIHR, professeur honoraire de sociologie

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 7 Novembre 2014

Demain, samedi 8 novembre, à 10h30 un rassemblement est organisé à l'occasion de la venue de la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem au centre culturel Django Reinhardt au Neuhof (https://goo.gl/maps/rN0lP). La CGT Éduc'action et le réseau « REP+ pour le réseau d’éducation prioritaire du Stockfeld » appellent au rassemblement pour défendre l'éducation prioritaire.

Les Jeunes et étudiants communistes du Bas-Rhin rejoignent l'appel des camarades de la CGT et soutiennent le rassemblement prévu demain. Portons les revendications légitimes des personnels de l'enseignement, des élèves et des étudiants devant la ministre !

 

« La ministre de l’Éducation Nationale à l'espace culturel Django Reinhardt,
4 Impasse Kiefer à Strasbourg, la matinée du samedi 8 novembre.

La ministre de l’Éducation Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, sera à l'espace culturel Django Reinhardt, 4 Impasse Kiefer à Strasbourg, la matinée du samedi 8 novembre pour un audit du quartier du Neuhof.

La ministre se rend dans un des quartiers de Strasbourg les plus touchés par la crise (pauvreté, chômage, délinquance, violence), le Neuhof. Elle s'y rend le samedi où les collèges et les écoles sont fermés. Les personnels de l'éducation prioritaire auraient attendu un peu plus de considération de la part de leur ministre de tutelle et au moins une rencontre.

De plus, lors de son audit du quartier du Neuhof, Mme Najat Vallaud-Belkacem va débattre sur le quartier avec un ancien élève du collège du Stockfeld, Yazid Knibiehly, actuellement en classe de 2nde au lycée Fustel.

Qui a choisi cet ancien élève du collège, comme porte parole du quartier du Neuhof et des personnels de l’Éducation Nationale ?

Pourquoi les représentants élus des collèges du Neuhof ne sont-ils pas invités ?
Pourquoi les enseignants des écoles du Neuhof ne sont-ils pas invités ?

Sur l’Éducation prioritaire, le flou persiste sur les conditions de sortie ou d’entrée dans le dispositif. Même si une dotation supplémentaire de 350 millions d’euros permettrait le maintien du nombre de réseaux, la ministre a aussi indiqué, pour les établissements qui sortiront du dispositif, une clause de sauvegarde de 3 ans permettant de maintenir leurs moyens. C'est qu'il y aura bien des réseaux qui sortiront de l’éducation prioritaire puisque certains vont y entrer !

Les personnels de l’Éducation Nationale du Neuhof ont des revendications à porter et aimeraient avoir un engagement de la part de la ministre. Pour les réseaux des collèges du Stockfeld et Solignac, c'est par exemple l'assurance que les deux établissements soient classés REP+. Sans l'assurance de la conservation de leurs moyens actuels, ces réseaux ne pourront plus assurer leur mission auprès des élèves en grande difficulté de ce quartier et verront leur condition de travail se dégrader.

Aussi, Il est primordial que l'ensemble des personnels des établissements scolaires soient présents lors de cette matinée du samedi 8 novembre pour exprimer leurs revendications et avoir l'engagement du ministre sur le classement en REP + des réseaux des collèges Stockfeld et Solignac.

 

REP+ pour le réseau d’éducation prioritaire du Stockfeld - CGT Éduc'action »

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 4 Novembre 2014

Les entreprises de France sont celles qui versent le plus de leurs profits aux actionnaires en Europe, et les deuxièmes au monde derrière les entreprises américaines. Rien qu’au 1er semestre 2014, elles ont volé 32 milliards d’euros au monde du travail.

Le gouvernement se fait le valet de ceux qu’il était censé combattre. Les ordonnances deviennent des offrandes. Il y a eu le pacte de responsabilité et le CICE : 30 milliards de suppression de cotisations pour le patronat en échange d’une vague promesse de création d’emplois. Cette fois-ci, c’est le budget 2015 : baisse des moyens des politiques de jeunesse et des subventions aux collectivités locales, stagnation des moyens du service civique, pourtant mesure-phare de Hollande, crise budgétaire dans l’Enseignement supérieur et la Recherche, etc. Bref, 21 milliards d’euros en moins pour financer nos besoins de tous les jours, 50 milliards depuis 2012.

Le MEDEF et ses valets délivrent donc les ordonnances de sortie de crise après avoir contaminé le système. Pour tuer son chien, il faut dire qu’il a la rage. Voici la recette : amputation partout, avec pour objectif d’augmenter les dividendes coûte que coûte. Sûrs de leur force, ils pensent pouvoir détruire l’ensemble de nos droits. De coupables et res- ponsables de la crise, ils en ressortent indemnes et sont même devenus les guides des politiques d’austérité.

La vie est douce pour eux : en 2013, les dividendes ont dépassé les 1000 milliards de dollars pour la première fois de l’histoire de l’humanité et la France se classait 3ème mondial avec 36 milliards de dividendes...

On cherche où ont bien pu passer les billets volés : 21 milliards d’économie pour nos vies, 36 milliards pour leurs amis. Pas un seul de ces euros économisés sur notre dos n’a servi l’intérêt général, puisque tout termine dans leurs poches.

On connaît le chemin : élever les qualifications mais sans les droits collectifs qui vont avec, sans les rémunérations. Ne surtout pas construire un service public de l’orientation pour maitriser nos parcours. Ne pas construire de service public du logement, pas de transports publics performants et gratuits. Offrir des garanties au patronat avec des mesures qui ont mené à trente ans de chômage de masse et d’augmentation de la précarité.

Gattaz, patron du MEDEF avec le patron de l’OMC sont revenus sur la mise en place d’un « SMIC jeune », c’est-à-dire la un bas salaire généralisé, quel que soit les qualifications. Le MEDEF expose discrètement l’idée dans son plan « Un million d’emplois » présenté à l’automne et que nous avons appelé « Un million de bobards ». Avec le gouvernement, ils veulent libérer le capital de ce qu’ils appellent le « coût du travail » : nous voilà prévenus sur l’offensive globale sur la rémunération des jeunes que les forces obscures lancent.

On le voit bien : les CFA ont été livrés au patronat, les facs sont en crise budgétaire, les associations meurent à petit feu, 24% des jeunes sont au chômage, nous renonçons aux soins faute de thunes et des boîtes ferment parce qu’elles ne génèrent pas assez de pognon pour les actionnaires...

Alors que fait-on ? Appuyons là où ça leur fait mal : mettons à l’amende ces grosses boîtes, qui distribuent à leurs actionnaires ce qu’ils volent aux jeunes pour leurs formations, leur travail, leur avenir. Montrons-nous aux patrons, aux médias locaux, aux salariés.

Allons à la rencontre des jeunes qui sont contraints de se vendre dans des salons, dans lesquels les discours et l’environnement visuel sont saturés de messages soit mirobolants, soit humiliants. Pas pour enfoncer le clou, mais pour aller poser les questions d’un droit à l’accompagnement et à la construction d’un parcours de vie, à l’information sur le monde du travail, et tout simplement pour faire s’exprimer les jeunes sur leur vécu. Et le mettre en débat dans la société.

Jamais dans leur tendance, toujours dans la bonne direction  !

 

Nordine Idir
Secrétaire Général du MJCF

 

Semaine d'action contre la précarité et les attaques des actionnaires, dans toute la France du 3 au 9 novembre : http://www.jeunes-communistes.org/2014/10/30-semaine-action-contre-pr%C3%A9carit%C3%A9-et-attaques-actionnaires-11721

Voir les commentaires

Repost 0