Publié le 27 Octobre 2015

L’Union Locale CGT de Strasbourg, la FSU et les Amis de l’Humanité vous invitent à une projection/débat du film « Le Laboratoire » de NADINE MAHE, le MERCREDI 28 OCTOBRE à 19h à la Maison des Associations à Strasbourg.

Ce film consacré à la répression du syndicalisme par le patronat prend une actualité tout à fait singulière avec l’histoire d’Air France. La soirée se déroulera en présence de la réalisatrice et sera suivie d’un débat : "Management par le stress, salaires, temps de travail, service public : quels moyens d’agir sur son lieu de travail ?"

 

Synopsis du film (durée 1h11) :

En 1967, des études sont menées à l'Aérospatiale, alors dirigée par Maurice Papon, pour adapter les techniques de la guerre psychologique au monde du travail avec le soutien de la CIA. A partir de l'histoire singulière d'ouvriers de cette entreprise, ce film raconte la mise en place du système de management dont nous avons hérité et de ces répercussions tragiques. En décembre 1979, sept militants CGT de l’usine Aérospatiale de Saint-Nazaire sont licenciés pour faits de violence sur des cadres non-grévistes.
Innocentés par la justice pénale, sans être réintégrés pour autant, ils gagnent leur procès aux prud'hommes en… 2009. Trente-quatre ans après les faits, la fille de l’un des sept de l’Aérospatiale, a pris la caméra pour raconter comment l’aéronautique française a été un lieu d’expérimentation de techniques de répression anti-syndicales dirigées en particulier contre la CGT.
« Le Laboratoire » nous entraîne à Marignane, au milieu des années 1970, où de nouvelles méthodes de management, aussi perverses que brutales, furent inaugurées, puis à Saint-Nazaire, où elles eurent les conséquences que l’on connaît.

 

Maison des Associations salle Herrade de Landsberg

Place des Orphelins Strasbourg Tram A Place de l’Hôpital

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Publié le 27 Octobre 2015

« Science-fiction » à la Cité-U de la Robertsau : les rénovations sont prioritaires seulement du côté de l’École européenne ultra-élitiste !

On dirait un film de science-fiction, Brazil de Terry Gilliam peut-être, où derrière les bâtiments luxueux et clinquants de la bureaucratie gouvernementale se cachent les immeubles putrides et insalubres des prolétaires. Mais nous ne sommes pas dans l’univers de l’imagination, nous sommes à la Cité-U de la Robertsau, et le CROUS de Strasbourg vient de nous donner la preuve que parfois la réalité peut dépasser l’imagination.

 

En ce mois d’octobre, des étudiants de la Cité-U nous ont signalé des travaux de rénovation et de peinture en cours sur la façade du bâtiment 3, côté Sud, en face de l’École européenne. Aucuns autres travaux de rénovation ne sont prévus actuellement pour les autres façades et les autres bâtiments, qui pourtant ne sont pas moins vétustes et délabrés.

 

La question des rénovations d’une Cité-U de plus en plus insalubre avait été soulevée à plusieurs reprises en Conseil de résidence et face aux autorités du CROUS, néanmoins aucune rénovation des façades de la Cité n’avait été prévue... jusqu’au moment où l’École européenne a ouvert ses portes ! À ce moment-là, quand l’école des riches est devenue opérationnelle, nous n’avons même pas eu besoin de demander au CROUS de commencer les rénovations, il s’en est préoccupé tout seul. Sauf qu’il s’est contenté de rénover la seule façade à proximité de l’École européenne.

Et les autres façades ? Pas grave si on ne les rénove pas, puisqu’elles ne sont pas en face d’un établissement scolaire ultra-élitiste ! Ce qui importe le plus au CROUS et aux collectivités territoriales, c’est que les riches et leurs enfants ne soient pas obligés de voir chaque jour, avant d’entrer à l’école, que des centaines d’étudiants vivent encore dans un bâtiment vétuste et délabré.

 

Nous rappelons que l’École européenne a coûté 34,1 millions d’euros aux collectivités alsaciennes, sans compter les aménagements routiers et le terrain. Il s’agit d’une école « agréée » par l’Union européenne, mais financée entièrement par la France. Cette école est réservée aux enfants de fonctionnaires européens et autres privilégiés des institutions de l'Union européenne, ainsi qu'aux enfants de cadres d’entreprises multinationales et des diplomates du Conseil de l'Europe pour compléter les effectifs. Très restreinte et sélective, l'admission dans cet établissement se fait selon la profession des parents. On a donc près de 40 millions d'euros dépensés pour une école réservée à une minorité, à une classe sociale supérieure.

 

Les collectivités territoriales et le CROUS affirment toujours manquer des moyens pour mettre en œuvre une politique ambitieuse pour leurs étudiants. Ils baissent les budgets des collèges d’éducation prioritaire « REP+ », ils augmentent les loyers en Cité-U et ils font payer les effets des politiques d’austérité aux élèves et étudiants issus des classes populaires. Mais ils n’ont aucune difficulté à débloquer des moyens financiers lorsqu’il s’agit d’améliorer le cadre d’études des fils des classes dominantes qui ne payent même pas d’impôts en France !

Le CROUS, en ce mois d’octobre, a montré une fois de plus son vrai visage : alors que, malgré ses promesses, les rénovations pour les sanitaires de la Cité-U de la Robertsau n’ont toujours pas eu lieu, combien d’argent va-t-il débloquer pour la rénovation de la façade du bâtiment 3 ?

 

L’Union des Étudiants Communistes de Strasbourg dénonce l’attitude du CROUS de Strasbourg, puisque sa politique immobilière soumise aux logiques de marketing se moque des étudiants de la Cité-U de manière flagrante. Alors que la vitrine brille, l'arrière-boutique se délite. Nous disons haut et fort NON à une politique qui discrimine les rénovations en fonction de leur proximité avec l’École européenne des ultra-riches !

Nous appelons les étudiants à rester mobilisés sur la question des rénovations, avec leur Conseil de résidence combattif et pendant les prochains moments d’expression démocratique qu’il organisera, pour que tous les problèmes qui se cumulent soient dénoncés et résolus au plus vite.

 

Union des Étudiants Communistes de Strasbourg – cercle Cité-U de la Robertsau

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Publié le 19 Octobre 2015

La Cité-U de la Robertsau reste rouge, solidaire et combattive!

Le mardi 13 octobre les élections pour le renouvellement du Conseil de résidence de la Cité-U de la Robertsau ont marqué pour la troisième année consécutive la victoire d’une liste combattive. La liste Résidents Solidaires (RéSo), animée par des membres de l’ancien Conseil de résidence et des camarades de l’UEC Strasbourg, s’est engagée pour continuer le travail d’amélioration des conditions de vie des résidents entreprit les deux dernières années.

La victoire a été arrachée face à une liste concurrente qui a commis des irrégularités flagrantes dans la procédure électorale, son programme étant un plagiat de celui de RéSo et sa composition ne respectant pas le Règlement électoral édité par la Direction. Les camarades de RéSo ont donc dû faire campagne dans un climat dégradé, recevant même des insultes et des remarques sexistes de la part de la liste concurrente.

Malgré cela, les résidents ont su accorder leur confiance aux étudiants qui depuis des années ne se contentent pas seulement d’animer la vie sociale et culturelle de la Cité mais qui ont su également batailler pour l’amélioration de leurs conditions de vie.

Nous rappelons que deux ans d’engagement concret de l’UEC à la Cité de la Robertsau ont signifié : l’ouverture de deux salles de travail, la gestion régulière de la bibliothèque avec la possibilité d’imprimer et photocopier à un prix symbolique, des ateliers de langues, des cours de salsa et des cours de fitness tous gratuits, des salles communes plus accessibles et mieux équipées (salle de billard, musique, ping-pong, etc.). Nous avons été à l’initiative du « Tournoi de sport inter-cités » en 2014 et de la Soirée « Tremplin d’artistes » en 2015. Nous avons organisé des réunions ouvertes à tous les résidents avant les réunions du Conseil, afin de pouvoir remonter à la Direction leurs soucis mais aussi leurs souhaits ; ces réunions ont permis d’ailleurs d’avoir un consensus plus large sur l’utilisation du budget du Conseil. Nous avons organisé des voyages à Amsterdam, Prague, Venise et Ljubljana pour les étudiants de la Cité à un prix symbolique. Nous avons organisé des soirées conviviales dans la nouvelle Cafétéria, soirées qui ont permis de souder les liens entre les étudiants et combattre l’isolement des 9m² auxquels nous semblons condamnés.
Enfin, nous avons organisé la colère des étudiants pour monter la pression face au CROUS : en 2013, nous avons réussi à faire débloquer 10.000€ par le CROUS afin qu’il intervienne pour désinsectiser les chambres de la Cité suite à la désormais célèbre invasion de punaises. En 2014, nous avons réalisé un inventaire complet de l’état de dégradation des sanitaires qui a permis de débloquer 31.000€  pour les travaux de rénovation.

La liste RéSo s’est engagée à continuer ce travail et à aller plus loin. Notamment, la création d’une « Epicerie solidaire » permettant aux étudiants d’accéder à la nourriture à un prix réduit. La poursuite de l’inventaire des dégradations dans les parties communes de la Cité (salles d’eau, cuisines) pour réclamer un engagement de la part du CROUS pour améliorer le cadre de vie des étudiants. Mais aussi, la lutte pour le progrès écologique avec des ateliers d’utilisation des composts, l’organisation régulière de tournois de sport, ateliers de langues, de cuisine, de danse, etc.

Nous saluons le nouveau Conseil de résidence de la Robertsau et les élus de la liste RéSo ! Les Conseils de résidence ont un rôle important à jouer au sein de la démocratie universitaire et leur engagement peut être un moteur de changement dans les Cités-U.

 

L’UEC Strasbourg poursuivra son engagement pour rassembler les étudiants dans les cités-U et arracher au capital de nouvelles victoires et des avancées concrètes pour les étudiants, en leur fournissant l’espace et les moyens de lutter dans leur propre milieu de vie, de leur permettre de sortir de l’isolement et de la solitude auquel le système les condamne ! Nous ne nous résignerons jamais à vivre dans des Cités-U vétustes, sales, privées de vie sociale et culturelle et de plus en plus soumises aux lois du marché !

 

L’Union des Étudiants Communistes de Strasbourg – cercle Cité-U Robertsau

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Publié le 11 Octobre 2015

Depuis 2004, La Feuille de chou, média de presse indépendante, porte la voix de tous les combats sociaux, sociétaux ou écologiques, c’est-à-dire des combats que mènent nos organisations.

Le 10 juillet dernier, son directeur de publication, Jean Claude Meyer, a été mis en examen pour « avoir tenu des propos portant atteinte à l’honneur et à la considération de Jean-Claude Bournez », chef de la Mission Roms de la Ville de Strasbourg, pour 2 articles publiés en décembre 2014, relatant la façon dont la municipalité gère la situation des Roms à Strasbourg.

Nous ne voyons dans ces articles qu’une mise en lumière de la politique de la ville en la matière et non une attaque vers un fonctionnaire en particulier. Nous considérons que le dépôt de plainte ne vise qu’à entraver la liberté d’expression et la liberté de la presse.

Aujourd’hui nous avons décidé que notre voix serait celle de La Feuille de chou et faisons nôtre les articles visés par la procédure judiciaire. 


Nous invitons toutes les organisations et citoyens attachés aux libertés d’expression et de la presse à faire de même.

 

Noël à Strasbourg : Le chef de la mission Rom de la Ville demande l’expulsion d’une dizaine d’enfants dont deux nourrissons et de deux personnes malades et handicapées.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Cet après-midi, le chef de la mission Rom de la Ville de Strasbourg a demandé à 3 familles pauvres vivant en caravane sur un terrain vague isolé de quitter les lieux sur le champ, sans explication.

On se souvient que l’an passé, à la même époque on avait découvert une famille de 6 personnes dont 4 enfants dormant dans leur voiture sur un parking par grand froid ( http://la-feuille-de-chou.fr/archives/58672 ), la Ville avait alors expliqué que cette famille avait “échappé aux services sociaux”…

Cette année, nouveauté : c’est la Ville elle-même, par l’intermédiaire du chef de la mission Rom, qui jette des familles avec enfants et bébés à la rue !!!

Pas de riverains à l’horizon…

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=oSbLJy1t1CI

La première famille, une femme seule avec enfants en bas âge -dont 2 nourrissons- avait trouvé refuge ici il y a 2 jours, la seconde famille, un couple avec 2 enfants, était installée là depuis plus longtemps pour raisons médicales graves. En effet, la mère de famille ayant été opérée il y a quelques mois de kystes intestinaux doit régulièrement subir des examens et contrôles post-chirurgicaux à l’hôpital le plus proche auquel elle se rend à pied. Un rendez-vous était prévu le 28 décembre prochain afin de déterminer une éventuelle lésion cancéreuse. Cet examen n’aura donc pas lieu. Enfin, une troisième caravane abrite un homme seul handicapé.

La mère de famille a tenu à nous montrer la cicatrice de son opération pour “prouver que les pauvres ne sont pas des menteurs”…

Certificats médicaux et convocations pour examens complémentaires.

Dans cette vidéo, les hommes témoignent de l’injustice de la situation, précisant que la police qui connait leur difficile situation ne leur a jamais demandé de partir, et que cette décision venait exclusivement du chef de la mission Rom de la Ville, J-C Bournez : https://www.youtube.com/watch?v=oqxhm8uhifo

Ces personnes vivaient là tranquillement, sans gêner ni demander rien à personne, survivant dans des caravanes sans eau, ni électricité mais ne réclamant comme seul confort que d’être laissées en paix.

Intérieur de caravane à la lumière de la bougie

La même photo prise au flash

Encore une fois, après des menaces et intimidations répétées suivies d’une décision totalement arbitraire de la part du chef de la mission Rom, la Ville va laisser, en plein hiver, des hommes, des femmes et des enfants en situation de grande pauvreté et n’ayant nulle part où aller, dans le plus grand désarroi alors qu’au même moment, des millions d’euros sont dépensés pour le marché de Noël et le millénaire de la Cathédrale !

Drôles de socialistes qui pratiquent la chasse aux pauvres toute l’année…

D’ailleurs avez-vous remarqué des clochards, SDF ou miséreux dans les rues de l’hypercentre ces dernières semaines ? Non, bien sûr, car le “nettoyage” a été fait avant l’inauguration du Marché de Noël -tout comme il avait été fait avant la période touristique estivale- pour ne pas nuire au commerce…

 

Strasbourg : Une femme et 9 enfants, vivant dans 5m2, laissés à la rue par la Ville
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dans cette caravane vivent une femme et 9 enfants en bas âge

“Je ne me sens pas en capacité de faire évacuer des terrains sans offrir d’alternative.” Roland Ries, Maire de Strasbourg, Conseil municipal du 26 mai 2014

“Je crois qu’il est de la responsabilité d’une ville, d’une cité, d’élus qui se veulent humanistes (…) d’accueillir ces populations qui parfois n’ont pas le choix et qui ne partent pas toujours de chez elles simplement parce qu’elles en ont envie, mais aussi, parfois, parce qu’elles y sont contraintes.” Mathieu Cahn, adjoint au maire en charge de la lutte contre les discriminations, Conseil municipal du 22 septembre 2014

“Je ne pense pas que dans une ville comme Strasbourg, on puisse laisser ces gens-là à la rue, sans solution pour eux.” Roland Ries, Maire de Strasbourg, Conseil municipal du 22 septembre 2014

“Nous avons décidé, à Strasbourg, de regarder ces populations pauvres, vivant à la rue, dans des conditions sanitaires terribles et surtout en grand danger pour elles-même, nous avons décidé d’apporter un regard social et humanitaire.” Marie-Dominique Dreyssé, adjointe au maire en charge des Solidarités, de la lutte contre la précarité et l’hébergement de la population Rom, Conseil municipal du 22 septembre 2014.

Il y a une semaine, La Feuille de chou découvrait une femme et 9 enfants vivant dans une minuscule caravane de 5m2 sur un terrain vague à l’ouest de Strasbourg. (http://la-feuille-de-chou.fr/archives/75042)

Plutôt que de trouver une solution plus humaine à cette situation invraisemblable, ordre avait été donné à cette famille, par le chef de la mission Rom de Strasbourg, de quitter les lieux au plus vite. Dans les jours qui suivirent, la caravane fut déplacée dans un lieu encore plus isolé où la famille est toujours entièrement livrée à elle-même.

Est-il normal que les services de la Ville, et notamment la Mission Rom assez grassement financée, cautionnent et entretiennent de pareilles situations misérables ?

Les rappels réguliers par les élus de la Ville de la tradition humaniste de Strasbourg d’accueil et de prise en charge les plus miséreux vivant sur son sol, ne vaudraient-ils que dans le cadre du vote des subventions ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Comité de soutien à la Feuille de Chou 

Organisations signataires au 8 octobre 2015 : SNESUP-FSU de l’Université de Strasbourg ; Ensemble 67 ; Mouvement des jeunes communistes 67 ; Fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste Français ; Sud-Éducation Alsace ; Alternative Libertaire Alsace ; Association des Travailleurs Magrébins de France ; Union Juive Française pour la Paix ; Nouveau Parti Anticapitaliste 67 ; Attac Strasbourg ; Association Alsace-Syrie ; Union Départementale CGT 67 ; Parti de Gauche 67 ; Les Amis de l’Humanité Alsace ; International Jewish Antizionist Network ; Ligue des Droits de l’Homme – Mulhouse ; MRAP – Nancy ; AFA Strasbourg ; Fédération du Bas-Rhin de la Libre Pensée ; FSU Haut-Rhin ; Cercle communiste d’Alsace ; Comité des Sans Papiers 59 ; Fédération du Parti Ouvrier Indépendant du Bas-Rhin

Personnalités signataires au 8 octobre 2015 : Dr Georges Y. Federmann, Psychiatre ; Jean-Luc Nancy, philosophe ; Jacob Rogozinski, philosophe et Professeur à la Faculté de philosophie de Strasbourg ; Pascal Maillard, Professeur à l’Université de Strasbourg, secrétaire académique du SNESUP-FSU ; Roland Pfefferkorn, Professeur de sociologie, Directeur de l’Institut de sociologie ; Alain Bihr, Professeur honoraire de sociologie ; Roger Winterhalter, Maire honoraire de Lutterbach, Porte-parole de l’Assemblée des Citoyens du Monde ; Jean-Louis Hess, Photographe ; Jean-Paul Klee, Poète ; Liselotte Hamm & Jean-Marie Hummel, Artistes ; Edouard Bauer, musicien ; Alain Krivine ; Jean-Marie Haller, avocat ; Pierre Freyburger ; Pierre Tevanian, auteur et coanimateur de Les Mots Sont Importants ; Sylvie Tissot, auteure et coanimatrice de Les Mots Sont Importants ; Eric Fassin, sociologue, professeur à l’Université Paris-8 ; Laurent Lévy, essayiste ; Julien Salingue, Docteur en Science politique ; Gérard Filoche, membre du Bureau national du Parti Socialiste ; Djamila Sonzogni, conseillère régionale...

Signez la pétition : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2015N48059

Rejoignez le comité de soutien : soutien.feuilledechou[a]laposte.net

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Publié le 9 Octobre 2015

Depuis plusieurs années, la Commission européenne négocie dans le plus grand secret un accord de libre échange avec les États-Unis d’Amérique : le TAFTA (ou TTIP). Ce traité remet en cause les normes sanitaires, alimentaires et sociales européennes et permettrait d'instaurer un tribunal d'arbitrage privé grâce auquel les entreprises seraient capables d'attaquer les États en justice, bafouant ainsi la démocratie et l'état de droit !

Dans le cadre d'une Journée de mobilisation européenne, le collectif STOP TAFTA organise à Strasbourg une manifestation contre le TAFTA :


- Rassemblement place Kléber à partir de 10h30
- Départ du cortège à 11h
- Fin de la manifestation et dispersion vers 12h30 place d'Austerlitz

L'événement Facebook de la manifestation : https://www.facebook.com/events/465587103603108/

 

Le MJCF 67 et l'UEC Strasbourg appellent à participer à la journeée de mobilisation et à renforcer le combat contre cette nouvelle menace que le capitalisme mondialisé porte contre les citoyens européens et américains !

 

Pour rappel, voilà la vidéo de la conférence sur les dangers du TAFTA que nous avions organisé en octobre 2014 avec l'eurodéputé du PCF Patrick Le Hyaric : https://www.youtube.com/watch?v=aVcdhD7VIn0

 

Le MJCF 67 et l'UEC Strasbourg

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Publié le 9 Octobre 2015

Organisée par l’Intersyndicale de l’Université de Strasbourg, l’Assemblée Générale inter-services publics du 8 octobre a réuni quelques dizaines de participants au Palais Universitaire.

 

Le constat a été univoque : l’asphyxie budgétaire est en train de tuer les services publics, de la santé au monde de l’éducation, des services de propreté aux transports. Dégradations des conditions de travail, austérité salariale, souffrance au travail, augmentation des charges pour les personnels suite au gel de postes, ce sont les effets de la politique d’austérité que le gouvernement « socialiste » applique avec zèle sous les ordres des pouvoirs européens.

 

C’est d’abord la qualité des services des Hôpitaux publics qui est remise en cause par les économies budgétaires et la soumission des prestations aux critères de performance. Pas étonnant de constater qu’un nombre impressionnant d’agents hospitaliers se rend au travail alors qu’ils devraient être en arrêt maladie. L’objectif des politiques gouvernementales est de reconfigurer la carte des services publics de la santé pour faire émerger les cliniques privées, soutenues par des fonds publics !

 

Ensuite, concernant l’enseignement primaire et secondaire, les interventions en AG ont souligné la tactique de la « réforme permanente » employée par le gouvernement pour casser toute mobilisation générale contre les dégradations. Aussi, il a été évoqué le manque de bilan sur la réforme des lycées qui est désormais en application depuis 5 ans. Cette réforme contraint aujourd’hui les lycées à faire du bricolage quant au nombre de remplaçants et à embaucher davantage des contractuels. Les Rectorats désinforment de plus en plus les enseignants sur leurs droits fondamentaux, notamment sur le droit à la santé : les retentions d’informations ou bien les fausses informations se multiplient.

 

L’AG est revenue également sur les dégradations récentes dans les CPGE [Classes préparatoires aux grandes écoles], notamment les problématiques concernant les statuts, les menaces de fermetures et la forte emprise des Inspections Générales contre la liberté pédagogique des enseignants.

 

Enfin, concernant l’ESR [Enseignement supérieur et recherche], l’AG a constaté que le gouvernement continue dans sa politique d’austérité budgétaire et de reconfiguration au rabais de l’offre pédagogique universitaire. Après des années de coupes budgétaires drastiques, le Projet de loi des finances pour 2016 ne permettra pas de compenser l’augmentation des charges des établissements, surtout en termes de masse salariale. Les moyens manquent de façon criante pour accueillir dignement tous les étudiants qui souhaitent intégrer le supérieur. Face à l’augmentation du nombre d’inscriptions, les universités n’ont pas trouvé mieux que d’imposer le contingentement des formations et empêcher à des milliers de jeunes l’accès aux filières de leur choix.

En particulier, l’Université de Strasbourg a perdu 160 équivalents temps plein en enseignements, face à une augmentation de 2% d’effectifs d’étudiants lors de cette rentrée 2015. Son conseil d’administration a adopté le 6 octobre une motion dans laquelle il constate que « les dotations d’État à notre établissement ne permettent plus de faire face à l’augmentation du nombre d’étudiants+2% cette année et +14% depuis 2009, près de 9% pour les néo bacheliers depuis 2009, et 5,5% cette annéeet à toutes les contraintes qui en découlent, en termes de masse salariale et de crédits de fonctionnement, mais aussi en termes de contingentement en 1ère année de licence dans de plus en plus de composantes. »

Comment l’Unistra pourra faire face à l’augmentation prévisionnelle de 20% d’effectifs d’étudiants d’ici cinq à six ans, alors que les fonds pour embaucher et payer le personnel continuent à baisser ? Les « solutions » que notre direction universitaire est capable de proposer seront celles de toujours : encore plus de TD, TP et heures de cours supprimés, encore plus de réduction des horaires des services administratifs et pédagogiques, encore plus de limitation des capacités d’accueil des UFR, etc.

 

L’Union des Étudiants Communistes de Strasbourg est engagée aux côtés de l’Intersyndicale pour s’opposer aux dégradations qui empêchent les étudiants de réussir dans des bonnes conditions et aux personnels de travailler dignement. L’heure est à la mobilisation ! La manifestation nationale du 16 octobre a Paris lancée par le collectif Sciences en Marche doit être le point de départ pour que le monde universitaire engage la lutte contre l’austérité !

 

Mobilisons-nous pour une université gratuite, démocratique et populaire !

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Rédigé par Union des étudiants communistes de Strasbourg

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Publié le 7 Octobre 2015

Le 6 octobre l'association Doxtra​, amicale des doctorants en Sciences Humaines et Sociales de l’Université de Strasbourg, organisait un apéro de rentrée avec... Pôle Emploi !

À l'heure où la dévalorisation du diplôme de doctorat, la précarisation des parcours des doctorants et de leur insertion professionnelle sont monnaie courante, les associations universitaires ne trouvent pas mieux que d'accepter la situation telle qu'elle est et dire clairement aux doctorants : aujourd'hui tu le croises à l'apéro, mais demain tu rencontreras Pôle Emploi dans ses bureaux !

Les bas salaires, la multiplication des CDD, les conditions de travail dégradantes, le gel de postes d’enseignants-chercheurs, le sous-financement chronique des laboratoires caractérisent le quotidien des doctorants, à Strasbourg comme ailleurs. Pour donner quelques chiffres, 5 à 40% des doctorants, selon les disciplines, arrêtent leur projet doctoral faute de bonnes conditions de travail. Il n’est donc pas étonannt de constater que le nombre de thèses soutenues dans les dix dernières années s’est réduit de 15%. Aussi, concernant l’insertion professionnelle, 58 % des doctorants sont recrutés pour la première fois en CDD et, trois ans après la soutenance de leur thèse, seulement 60 % sont en CDI et 10% sont au chômage. La baisse des recrutements d’enseignants-chercheurs dans les universités et de chercheurs au CNRS entre 2010 et 2014 a été de 25%.

L’Union des Étudiants Communistes​ ne fait pas des apéros avec Pôle Emploi. Elle lutte pour la reconnaissance du diplôme de doctorat dans les conventions collectives et la fonction publique, et pour un plan pluriannuel d’embauche de plusieurs milliers d’emplois statutaires par an pour couvrir les emplois enseignants-chercheurs et chercheurs !

Et dans le cadre des élections régionales de 2015, nous faisons appel aux candidats communistes pour qu'ils portent haut et fort l'engagement de multiplier les financements des laboratoires publics et étendre les domaines de financement de la recherche universitaire, notamment en sciences sociales !

 

A l’occasion de la manifestation du 16 octobre à Paris lancée par Sciences en Marche et à laquelle se sont associés plusieurs acteurs de l’ESR, nous réclamons le refinancement des universités pour permettre aux étudiants de se former dans des bonnes conditions et aux enseignants et doctorants de sortir de la précarité !

 

L'Union des Étudiants Communistes de Strasbourg

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Publié le 5 Octobre 2015

Rencontre de la pensée marxiste. Conférence "Quelles propositions pour une Europe du Progrès ?" le mardi 6 octobre à 18h à l'Institut Le Bel (amphi 6)

Les récents événements grecs offrent une cruelle illustration de la nature du projet européen actuel : les instances de l’Union européenne ont montré plus explicitement que jamais quel était leur rôle : empêcher l’émergence d’une alternative en Europe. De même, que penser du gouvernement grec qui a accepté un troisième mémorandum austéritaire en opposition avec ses propositions électorales ? Le renversement du rapport de forces au niveau européen apparaît donc plus que jamais comme une nécessité pour la mise en place de nouvelles politiques sociales et économiques.

Face à l’Europe du capital, nous nous proposons de donner la parole à celle du progrès. Travail, culture, enseignement supérieur et recherche, sont autant de thèmes qui pourraient bénéficier d’un projet européen au service des peuples et du progrès. Patrick Le Hyariceurodéputé PCF, et Marina Albiol Guzmán d’Izquierda Unida évoqueront leurs propositions pour cette Europe du progrès, au cours d’un débat animé par Elisabeth Gauthier, directrice d’Espaces Marx, et membre du bureau exécutif de Transform!, réseau européen d’éducation politique.

 

Les Rencontres de la pensée marxiste, c’est quoi ?

Evénement majeur organisé par l'Union des Étudiants Communistes, les Rencontres de la Pensée Marxiste sont des conférences-débats, avec des intervenants qui, par leur analyse, démontrent que le capitalisme doit être dépassé. Chaque conférence apporte un regard critique en abordant tous les mois un sujet différent. Cette année, les Etudiants Communistes ont choisi de mettre en avant le thème : Europe, formation, travail, agriculture, écologie : quels progrès acquérir au XXIe siècle et à quel prix ?


La conférence a lieu mardi 6 octobre à 18h, dans l'amphi A6 de l'Institut Le Bel de l'Université de Strasbourg.

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Publié le 1 Octobre 2015

Les jeunes répondent à l’appel de la Fédération de l’Union des Alévis en France :
RASSEMBLEMENT LE DIMANCHE 4 OCTOBRE à 12h Place Kléber, à Strasbourg !


Le 4 octobre prochain, le Président de Turquie Recep Erdogan est annoncé au Zénith de Strasbourg, pour y prononcer un discours de sa campagne électorale, car des élections auront lieu en novembre. Ce meeting est intitulé « Contre le terrorisme, l’unité nationale ».

Suite aux élections législatives en juin dernier, le parti islamo-nationaliste d’Erdogan (AKP) a perdu la majorité au parlement pour la première fois depuis 2002, tandis que le Parti Démocratique des Peuples (HDP) qui représente la principale force d’opposition pro-kurde, à l’origine de la défaite de l’AKP, y est rentré avec 80 représentants.

Depuis ces derniers mois la réponse du gouvernement est violente :
Intensification de l’oppression et des attaques racistes contre la minorité kurde. Des violences civiles traduites par le massacre de dizaines d’étudiants à Suruç et Diyarbakir, ou encore par l’assassinat d’un étudiant de 21ans pour avoir parlé kurde au téléphone dans les rues d’Istanbul. A cela s’ajoutent des couvre-feux imposés dans les régions kurdes comme à Cizre, des menaces de suppression de l’immunité parlementaire des députés du HDP...

Répressions, des quinzaines d’arrestations par jours d’opposants progressistes et de révolutionnaires. Incendies et saccages de centaines de locaux du HDP, violence contre les militants du PKK, censure de groupes de presse jugés hostiles au régime... Financements, soutien militaires et médicaux à l’organisation islamiste Daesh (EI).
Malgré une opposition de façade, le gouvernement de l’AKP soutient Daesh dans le but de faire taire les revendications Kurdes. Pour preuve, l’attitude d’Erdogan au moment où les combattants Kurdes de Kobané (Syrie) luttaient contre l’Etat Islamiste.

Les ambitions personnelles d’Erdogan s’accompagnent d’un régime ultra-présidentiel, anti-démocratique autoritaires et sans contre-pouvoirs. Notre principale peur est celle d’une véritable guerre civile en Turquie qui s’accompagnerait d’une déstabilisation géopolitique du Moyen-Orient.

La ville de Strasbourg, capitale européenne, qui dit défendre la démocratie et la liberté et abrite en son sein la Cour Européenne des Droits de l’Homme et le Conseil de l’Europe ne peut rester silencieuse face à la venue du Président Turc.
Nous dénonçons ce silence ainsi que la complicité des responsables politiques occidentaux.

A BAS LE REGIME FASCISTE EN TURQUIE !
VIVE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE !


Lien de l'événement Facebook pour le rassemblement :
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Publié le 1 Octobre 2015

Soirées étudiantes : encore une fois des affiches sexistes et dégradantes

Nous aurions voulu commencer ce communiqué en disant : « C’est avec beaucoup de surprise que des étudiants nous ont signalé l’énième affiche sexiste pour une soirée étudiante, la « Soirée Pompoms », organisée par l’Agora Club ce mercredi 30 septembre ».

 

Malheureusement cela n’a pas été une surprise pour nous. Les stéréotypes sexistes et dégradants pour les femmes se multiplient sur les affiches pour les soirées étudiantes ou dans les thèmes mêmes de ces dernières. L’affiche de la « Soirée Pompoms » de l’Agora Club en est le dernier exemple, représentant deux femmes torse nu alors qu’il nous semble que pour exercer l’activité de cheerleader il n’y aucun besoin de se mettre « à poil » ! Lors de cette rentrée 2015, nous avons subi également l’affichage massif des « Mercredi Erasmus » représentant le personnage de Marge Simpson en version SM. Ou encore, l’an dernier, les photos du « Week-End d’intégration » des amicales de l’IEP Strasbourg ont suscité des vives réactions quant aux bizutages sexistes et aux compétitions de strip-tease auxquels les primo-entrantes ont participé. Le tout sous le regard bienveillant des responsables d’associations qui sont reconnues par l’Université de Strasbourg, qui les finance et leur donne des locaux à l’IEP.

Au-delà du mauvais goût sordide qui ne fait plus rire personne, ce genre d’affiches et de soirées à thème posent la question du respect de la dignité humaine. L’association systématique des jeunes femmes à la pornographie, à l’humiliation et à l’agression sexuelle dans la communication événementielle participe, même de manière inconsciente, à la promotion d’actes dégradants et à la diffusion d’une culture du viol, de relativisation du crime que constitue un acte sexuel non consenti.

À l’heure où 1 jeune femme sur 10 déclare avoir été agressée sexuellement au cours de sa vie, il est clair que ce genre d’affiches et de soirées sont totalement irresponsable. Pourtant, chaque année les associations étudiantes organisent des centaines de soirées étudiantes, sans avoir pour autant besoin de mettre en scène la dégradation des jeunes femmes pour s’amuser.

L’Union des Étudiants Communistes de Strasbourg propose de sortir par le haut de cette situation. Les étudiantes attendent du respect, dans un contexte où le sexisme limite encore trop de parcours universitaires et professionnels, brise encore trop de vies. Nous avons l’ambition de travailler avec les associations étudiantes pour éradiquer de nos campus les atteintes aux droits des femmes. Aussi, nous nous battons tout au long de l’année pour que les étudiantes puissent choisir leurs formations, sans le poids que des préjugés réactionnaires font peser sur elles.

Au mois de mars se tiendra la 4ᵉ édition de la Semaine du Féminisme, qui est désormais un événement majeur de la vie universitaire. Nous y donnons rendez-vous à tous les étudiants pour élaborer des solutions émancipatrices pour les jeunes femmes.

Union des Étudiants Communistes de Strasbourg

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Rédigé par Union des étudiants communistes de Strasbourg

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