Publié le 29 Avril 2016

Grève générale du 28 avril à Strasbourg : on lâche rien !

Le matin du 28 avril, journée de grève générale contre la loi Travail, le lycée Jean Monnet a été bloqué. D'autres élèves du lycée Oberlin ont essayé un deuxième blocage mais ont dû se confronter à l'attitude miope et intransigeante de l'administration, qui a refusé de négocier pour que le blocage se passe pacifiquement (ce qui était pourtant arrivé le 20 avril) et a exigé une intervention musclée des forces de l'ordre pour évacuer les entrées du lycée. Les lycéens mobilisés d'Oberlin ont donc rejoint le lycée Monnet et un cortège sauvage de plusieurs centaines de lycéens s'est mis en marche vers le campus universitaire.

[Vidéo] "Strasbourg débout, soulève toi !", cortège lycéen de Jean Monnet vers le campus central : https://www.facebook.com/EtudiantsCommunistesStrasbourg/videos/721557704613391/

Blocage du lycée Jean Monnet et cortège lycéen
Blocage du lycée Jean Monnet et cortège lycéen

Blocage du lycée Jean Monnet et cortège lycéen

Le cortège a rejoint le campus universitaire en marchant sur la voie du tram, il s'est ensuite rendu vers la Fac de Droit de Strasbourg et est rentré dans l'établissement, symbole de la répression policière contre les étudiants et lycéens en lutte le 17 mars dernier.

[Vidéo] Le cortège lycéen rentre à la Fac de Droit : https://www.facebook.com/EtudiantsCommunistesStrasbourg/videos/722134337889061/

Ensuite, le cortège a rejoint le lycée Oberlin pour dénoncer l'attitude l'administration. Le matin, le directeur du lycée avait accusé les lycéens mobilisés d'être une petite poignée. Quelques heures après, c'est des centaines de lycéens en lutte qui ont rejoint son établissement et obligé l'administration à se barricader derrière les portails.

Le cortège, après avoir débrayé Oberlin, s'est rendu au lycée Jean Rostand. Là aussi, pour la deuxième fois en deux semaines, l'administration a choisi également la carte de la répression et lors de la pause de 10h a empêché aux élèves de sortir du bâtiment. Même les portes d'accès à la cour interne ont été fermées pour empêcher tout contact entre les élèves d'Oberlin et les autres lycéens mobilisés.

Une Assemblée Générale lycéenne a alors eu lieu à 11h à l'amphi 4 occupé du Patio. Une action immédiate de débrayage du lycée Marie Curie a été votée à majorité, pour ensuite se donner rendez-vous à 14h à Place Kléber pour la manifestation unitaire à l'appel de l'Intersyndicale.

A Strasbourg, 6.000 personnes étaient dans la rue ce jeudi après-midi pour exiger le retrait total de la loi Travail. Le cortège étudiant et lycéen, vers la fin de la manifestation, est parti en manif' sauvage pour rejoindre l'entrée de l'Autoroute A35 à Place de Haguenau et bloquer la circulation. Suivi de près par un nombre impressionnant de BACceux et de RG, le cortège a pris la sortie de l'A35 Place de Bordeaux lorsque plusieurs camionettes de police ont fait irruption sur l'autoroute.

Le reportage de La Feuille de Chou : http://la-feuille-de-chou.fr/archives/87354

[Vidéo, via Solidaires Alsace] Le cortège jeune entre dans l'A35 : https://www.facebook.com/solidairesAlsace/videos/249502438736866/

 

Blocage de l'A35

Blocage de l'A35

Le cortège s'est enfin rendu au Théâtre National de Strasbourg (TNS), occupé depuis mardi dernier, où une Assemblée Générale interprofessionnelle devait avoir lieu à 19h. Pourtant, l'administration du TNS a reçu l'ordre de la Préfecture de ne pas laisser rentrer dans l'immeuble la jeunesse mobilisée ni les intermittents du spectacle. La Préfecture a donc fait le choix politique d'obliger la direction du TNS à empêcher la tenue de l'AG et entraver la convergence des luttes à l'issue de la journée de grève générale.

Encerclé par les forces de police et la gendarmerie, le cortège s'est alors dissous et quelques dizaines d'étudiants se sont retrouvés au campus central, devant le Patio, pour déposer les banderoles à l'amphi 4. Mais là aussi, la sécurité privée de l'Université de Strasbourg a fermé les portes du batiment et a empêché aux étudiants d'accéder à l'amphi 4. Interpellé par les étudiants alors qu'il traversait par hasard le campus, le président de l'Unistra Alain Beretz a dit de ne pas avoir été mis au courant d'une telle mesure de fermeture administrative. Malgré nos doutes légitimes sur la sincérité d'un président d'université qui portera toujours sur ses mains le sang des jeunes matraqués le 17 mars, il est probable qu l'ordre de fermeture du Patio soit arrivé directement de la Préfecture. Encore une fois, un choix politique pour empêcher un dernier moment de discussion collective pour les étudiants en lutte.

Devant le TNS

Devant le TNS

Le MJCF 67 et l'UEC Strasbourg se félicitent pour la réussite de cette troisième journée de grève générale contre la loi Travail et appellent l'ensemble de la jeunesse à rester mobilisée, malgré les examens et les vacances scolaires, pour contrer la casse de nos droits sociaux, de nos conditions de travail, de notre avenir. Faisons du dimanche 1er mai, journée internationale des travailleurs, un nouveau moment de lutte contre le gouvernement Valls-Hollande et pour de nouvelles avancées sociales.

Nous dénonçons encore une fois les pratiques répressives des administrations des lycées qui empêchent aux élèves de se réunir pour discuter de politique dans les établissement et qui le prennent en otage lorsqu'ils veulent rejoindre leurs camarades dans la rue. Nous appelons les lycéens à se soulever dans chaque établissement contre ces pratiques et à faire en sorte que pour les nouveaux moments de grève les cours soient banalisés grâce aux actions de blocage.

Enfin, nous dénonçons le choix politique de la Préfecture du Bas-Rhin de fermer les portes de tout bâtiment public pour que la jeunesse en lutte puisse se réunir pour décider démocratiquement de la suite du mouvement et mettre en place une véritable coordination des luttes avec les travailleurs mobilisés (intermittents, cheminots, etc). Ce choix politique n'est pas étonnant, venant d'institutions qui n'ont que pour but de défendre les intérêts de la classe dominante. Nous en prenons acte et, comme par les passé, nous saurons nous reapproprier des espaces de démocratie !

 

Mouvement Jeunes Communistes du Bas-Rhin et Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

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Publié le 27 Avril 2016

Grève des cheminots d'Alsace mardi 26 avril contre la CCN (Convention Collective Nationale) et barbecue de lutte devant la Gare de Strasbourg à 11h.

Le reportage de La Feuille de chou : http://la-feuille-de-chou.fr/archives/87309

Rassemblement des cheminots en grève, Place de la Gare à StrasbourgRassemblement des cheminots en grève, Place de la Gare à Strasbourg
Rassemblement des cheminots en grève, Place de la Gare à StrasbourgRassemblement des cheminots en grève, Place de la Gare à Strasbourg
Rassemblement des cheminots en grève, Place de la Gare à StrasbourgRassemblement des cheminots en grève, Place de la Gare à Strasbourg

Rassemblement des cheminots en grève, Place de la Gare à Strasbourg

Assemblée Générale des intermittents d'Alsace transformée en AG interprofessionnelle au TNS (Théatre National de Strasbourg) à 18h. Occupation du TNS jusqu'à la fermeture votée à majorité par l'AG et reconduite pour mercredi 27 avril jusqu'à l'AG interprofessionnelle de 19h.

 

[Vidéo] "Public, intermittents : solidarité". Action des intermittents en lutte à la sortie du spectacle de hier soir au TNS : https://www.facebook.com/EtudiantsCommunistesStrasbourg/videos/720913228011172/

 

COMMUNIQUE D'OCCUPATION DU THÉÂTRE NATIONAL DE STRASBOURG

Nous chômeur.euses, lycéen.nes, étudiant.es, salarié.es, retraité.es, intermittent.es, précaires
en réaction aux négociations de l’assurance chômage, à la loi Travail et son monde, et à la mise en place de l’état policier, nous occupons depuis 20h ce 26 avril/57 mars 2016, le Théâtre National de Strasbourg et rejoignons le mouvement d’occupation des théâtres, des facs, des places publiques qui se déroulent en France et ailleurs.

Nous refusons que 800 millions d’euros d’économies soient faites sur le dos des chômeur.euses alors que 6 sur 10 d’entre eux/elles ne sont pas indemnisé.es. 
Nous dénonçons la gestion mafieuse de l’UNEDIC, et nous voulons que les propositions de la Coordination des Intermittents et Précaires soient enfin entendues et appliquées.

Nous voulons la séparation du MEDEF et de l’État !

Nous refusons la politique des contrôles d’un Pôle emploi à la fois juge et partie, et la culpabilisation des chômeurs et précaires.

La loi « Travaille ! » et la négociation de l’assurance chômage sont les deux mâchoires d’un même système qui appauvrit et fragilise nos vies.


TAFTA, secret des affaires, évasions fiscales, condamnations des lanceurs d’alertes : 
nous refusons l’organisation ultra libérale de notre monde.

Nous refusons la politique de criminalisation des réfugié.es et des sans-papiers.

Nous nous rassemblons ici, au Théâtre National de Strasbourg, car nous avons besoin d’un lieu. Les représentations continuent et le travail s’y déroule librement.
Nous invitons chacun.e à nous rejoindre.

Nous appelons à la grève générale le 28 avril !

CE QUE NOUS DÉFENDONS, NOUS LE DÉFENDONS POUR TOUS.

AG interpro et occupation du TNS
AG interpro et occupation du TNS
AG interpro et occupation du TNS

AG interpro et occupation du TNS

Communiqué d'occupation du TNS, 27 avril 2016

Texte lu par les comédiens du spectacle "Incendie" le 27 avril 2016 à l’issu du spectacle

#ConvergenceDesLuttes

Les cheminots et les intermittents, ainsi que l'AG des étudiants de Strasbourg en lutte, la Coordination régionale lycéenne, les travailleurs d'Air France Strasbourg et de la CTS appellent à la grève générale le jeudi 28 avril et à rejoindre la manifestation à 14h à Place Kléber !

 

Ce mercredi 27 avril, Assemblée Générale interprofessionnelle à 19h au TNS occupé !

https://www.facebook.com/events/161309654266825/

Cheminots et Intermittents d'Alsace mobilisés le mardi 26 avril : vers la grève générale de jeudi 28 avril

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Publié le 22 Avril 2016

Jeudi 28 avril - Dimanche 1er mai : mettons K.O. la loi Travail !

Le jeudi 28 avril, journée de grève générale contre la loi Travail !

A Strasbourg, manifestation à 14h à Place Kléber !

https://www.facebook.com/events/813295528814548/

A Haguenau, rassemblement à 10h au Quai des Pêcheurs

https://www.facebook.com/events/1109019122501651/

 

Le dimanche 1er mai, manifestation pour la Journée internationale des travailleurs !

A Strasbourg, manifestation à 10h30 à Place Kléber !

https://www.facebook.com/events/577795275729082/

... et après la manif', toutes et tous à la Fête du premier mai de la JC Bas-Rhin, à 12h au Cardek (1, place des Orphelins) : https://www.facebook.com/events/490820851109403/

 

Les autres rendez-vous de mobilisation de la semaine du 25 avril - 1er mai :

Lundi 25 avril, Journée nationale d'actions coordonnées de la CIP (Coordination des Intermittents et Précaires) contre les négociations de la convention Unedic : https://www.facebook.com/events/221607258212850/ 

Plus d'infos sur la page facebook du Groupe du 21 Mars - Coordination des Intermittents d'Alsace : https://www.facebook.com/Groupe-du-21-mars-coordination-des-intermittents-dAlsace-313252158833014/

 

Lundi 25 avril à 18h au Patio, Assemblée Générale inter-lycée du Bas-Rhin contre la loi Travail : https://www.facebook.com/events/1273888815958571/

 

Lundi 25 avril à 18h à l'Amphi du Collège Doctoral Européen (CDE), Réunion/débat des précaires de l'ESR, organisée par le syndicat des doctorants Unistra Dicensus pour causer de la mobilisation des enseignants-chercheurs et chercheurs précaires en cours (http://precairesesr.fr/), de la situation à l'université de Strasbourg, et des lien avec la mobilisation contre la loi travail : http://dicensus.fr/reuniondebat-des-precaires-de-lesr-lundi-25-avril-18h-amphitheatre-du-college-doctoral-europeen/

 

Mardi 26 avril à 11h à Place de la Gare, rassemblement des Cheminots en grève contre la Convention Collective Nationale (CCN)

Jeudi 28 avril - Dimanche 1er mai : mettons K.O. la loi Travail !
Jeudi 28 avril - Dimanche 1er mai : mettons K.O. la loi Travail !Jeudi 28 avril - Dimanche 1er mai : mettons K.O. la loi Travail !

Mercredi 27 avril à 12h en salle 324 de l'Institut d'Etudes Politiques de Strasbourg, projection-débat "L'état d'urgence dans les faits" et "La violence policière", organisée par le Collectif IEP-Fac de Géographie contre la loi Travail.

Jeudi 28 avril - Dimanche 1er mai : mettons K.O. la loi Travail !Jeudi 28 avril - Dimanche 1er mai : mettons K.O. la loi Travail !

Mercredi 27 avril à 19h au TNS (Théâtre National de Strasbourg), Assemblée générale unitaire interprofessionnelle : http://strasbourg.curieux.net/agenda/sortie?row=40254&evenement=tns-theatre-national-de-strasbourg-grande-assemblee-interprofessionnelle-inter-luttes-unitaire-de-strasbourg-

 

#AirFrance

La CGT Air France Strasbourg appelle également à la grève le 28 avril : rendez-vous à 13h30 au CRC pour rejoindre la manifestation à 14h Place Kléber : https://www.facebook.com/events/163250690737108/

Jeudi 28 avril - Dimanche 1er mai : mettons K.O. la loi Travail !

Communiqué unitaire d'appel aux manifestations du 28 avril et 1er mai à paraitre...

 

Le communiqué des Jeunes de Haguenau pour le retrait de la loi Travail : https://www.facebook.com/Jeunes-de-Haguenau-pour-le-retrait-de-la-loi-travail-1696079574001606/?fref=ts

Nous, lycéens de Haguenau, réunis en Assemblée générale ce 21 avril, avons decidé d'appeler à la manifestation le jeudi 28 avril. Selon la réponse que le gouvernement donnera aux revendications du peuple, qui sont le retrait total de la loi travail, et la fin de l'état d'urgence. Si au soir du 28 le gouvernement n'a toujours pas retirer le projet de loi, nous appelerons à amplifier le mouvement. Nous condamnons toutes les répressions policières qui consiste en un mattraquage de la parole du peuple. Malgré ces pressions visant à disperser le mouvement de contestation, nous continuerons à nous mobiliser, et s'il le faudra, nous appelerons à la grève générale.

Jeudi 28 avril - Dimanche 1er mai : mettons K.O. la loi Travail !

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Publié le 22 Avril 2016

Le premier mai, rendez-vous à la fête de la JC du Bas-Rhin !

Cette année, comme depuis 2008, le Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin organise sa fête du premier mai, journée internationale des travailleurs, au CARDEK, place des orphelins à Strasbourg (pour s'y rendre : http://osm.org/go/0DOBH4CtM?m=&node=492903683). De même, avant et pendant la manifestation qui partira à 10h30 de la place Kléber, nous vendrons notre traditionnel muguet du premier mai.

Nous invitons tous les militants, sympathisants, salariés, étudiants, précaires et chômeurs à se joindre à nous, que ça soit autour d'un verre, d'une chanson ou d'un repas. N'hésitez pas à vous inscrire sur notre événement Facebook : https://www.facebook.com/events/490820851109403/

Au programme :

- Petite restauration (barbecue et salades, les végétariens ne seront pas oubliés)
- Boissons
- Animation musicale (orchestres et chorale de la JC) et extra-musicale
- Stands politiques

Alors après la manifestation, soyez nombreux au CARDEK à partir de 12h !


Le Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin

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Rédigé par Union des étudiants communistes de Strasbourg

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Publié le 21 Avril 2016

Mobilisation du 20 avril à Strasbourg : la détermination des lycéens contre la loi Travail ne faiblit pas, face aux intimidations et violences des directions d'établissement

La journée de lutte du 20 avril a marqué un nouveau moment fort dans la mobilisation des lycéens strasbourgeois contre la loi Travail et la précarisation de leur avenir.

Le matin à 7h plusieurs dizaines de lycéens ont bloqué le lycée Oberlin et appelé le reste des élèves à démarrer un cortège pour se rendre devant les autres établissements. La direction du lycée n'a pas hésité à menacer ses élèves de poursuites administratives s'ils prenaient partie au blocage, ainsi qu'à rappeler aux apprentis qu'ils n'auraient pas eu leur salaire en cas d'absence. La direction a ensuite appelé la police pour évacuer les manifestants. Une fois sur place, les forces de l'ordre ont constaté qu'un accès avait été laissé ouvert pour laisser passer le personnel et ne sont donc pas intervenues pour dégager les élèves en lutte.

Blocage du lycée Oberlin
Blocage du lycée OberlinBlocage du lycée Oberlin

Blocage du lycée Oberlin

Ensuite, un cortège de plusieurs centaines de lycéens est parti en manifestation sauvage d'Oberlin pour rejoindre le lycée Marie Curie et appeler les élèves à s'unir à la mobilisation. Là encore, la direction du lycée a joué la carte de la répression, fermant les portes d'accès à la cour et refusant à ses propres élèves le droit de sortir lors de la pause de 9h, les empechant donc de facto de rejoindre le cortège. Alors qu'une porte avait été ouverte pour laisser rentrer un membre de l'administration et qu'un groupe de lycéens essayait de la garder ouverte pour laisser sortir leurs camarades de Curie, la direction du lycée a été à l'origine d'une bagarre pour pouvoir fermer ladite porte. L'administration de Curie à répondu avec des insultes et des coups de poing aux lycéens en lutte qui tenaient la porte. Un membre de l'administration a essayé de jeter au sol un élève.

Manif' sauvage d'Oberlin à CurieManif' sauvage d'Oberlin à Curie
Manif' sauvage d'Oberlin à Curie
Manif' sauvage d'Oberlin à CurieManif' sauvage d'Oberlin à Curie

Manif' sauvage d'Oberlin à Curie

Après avoir été empêché dans le débrayage de Curie, le cortège des jeunes s'est dirigé vers le lycée Jean Rostand, où un blocage avait déjà eu lieu lors de la grève générale du 31 mars (http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/04/greve-generale-du-31-mars-a-strasbourg-ce-n-est-qu-un-debut.html).

[Vidéo] Le cortège lycéen se dirige vers Rostand : https://www.facebook.com/jc.basrhin/videos/557326224428334/  

Les tentatives de débrayage se sont là aussi confrontées à la résistance de la direction du lycée, qui se confirme une fois de plus violente et répressive envers ses propres élèves et les autres élèves mobilisés. Lors de la pause pour la récréation de 10h, une véritable prise d'otage d'élèves a été organisée par l'administration, les empechant de sortir de la cour et donc de rejoindre le cortège. Lorsqu'une porte a été rapidement ouverte pour faire rentrer deux personnes, une dizaine de lycéens en lutte s'est pressée de la garder ouverte pour permettre la sortie de leurs camarades. Comme à Curie, la direction de Rostand a été à l'origine d'une bagarre : insultes et violences physiques ont été perpetrés contre les lycéens. La porte d'entrée du lycée a été fermée contre la main d'une lycéenne mobilisée, lui provoquant une blessure.

Répression administrative devant Rostand
Répression administrative devant Rostand

Répression administrative devant Rostand

Enfin, un cortège lycéen moins nombreux mais de plus en plus déterminé est parti de Rostand, a bloqué le tram des arrêts Université à République et a pris la direction du Rectorat de l'Académie de Strasbourg.

[Vidéo] Le cortège lycéen en direction du Rectorat : https://www.facebook.com/EtudiantsCommunistesStrasbourg/videos/717985784970583/

Une délégation de lycéens des différents établissements en lutte a été reçue au Rectorat. Elle a porté les revendications lycéennes votées lors de la Coordination Nationale des Lycéens en lutte (http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/04/appel-de-la-coordination-nationale-lyceenne-des-lyceen-ne-s-mobilise-e-s-contre-la-loi-travail-universite-de-nanterre-10-avril-2016) et de la Coordination Régionale des lycéens d'Alsace (http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/04/appel-de-la-coordination-lyceenne-d-alsace-contre-la-loi-el-khomri-strasbourg-5-avril-2016.html), notamment :

- non penalisation des absences pour les lycéens les journées de mobilisation

- droit de grève pour les lycéens

- droit d'afficher, de se réunir et discuter de la mobilisation au sein des lycées

- retrait du décret sur le redoublement

Elle a pu dénoncer les méthodes violentes répressives et le climat d'intimidation mis en place par les directions des lycées Oberlin, Curie et Rostand contre leurs élèves mobilisés. Elle a pu obtenir du Rectorat l'engagement de transmettre au Ministère de l'Education les revendications lycéennes et de contacter les administrations d'établissement pour avoir leur avis quant aux événements du 20 avril.

Le cortège lycéen se dirige vers le Rectorat de StrasbourgLe cortège lycéen se dirige vers le Rectorat de Strasbourg
Le cortège lycéen se dirige vers le Rectorat de Strasbourg

Le cortège lycéen se dirige vers le Rectorat de Strasbourg

Le Mouvement Jeunes Communistes du Bas-Rhin et l'Union des Etudiants Communistes de Strasbourg se félicitent de la réussite de la mobilisation lycéenne du 20 avril et de la détermination à poursuivre le combat malgré les intimidations et les violences physiques avec lesquelles les directions d'établissement comptent faire taire le mouvement et stopper les blocages et débrayages.

Nous sommes solidaires des lycéens victimes de la répression et des violences physiques perpétrées par les administrations des lycées. Nous exigeons la satisfaction immédiate des revendications portées au Rectorat de Strasbourg, pour que les lycéens aient le droit et les moyens d'organiser la résistance à une loi Travail qui précarise leur avenir.

Nous appelons les lycéens à multiplier les actions contre la loi Travail en convergence avec les étudiants et les salariés mobilisés, vers la journée de grève générale du 28 avril !

Mouvement Jeunes Communistes Bas-Rhin et Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

 

[Presse]

Deux articles des DNA sur la mobilisation lycéenne du 20 avril :

"150 jeunes manifestants font la tournée des lycées" : http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2016/04/20/150-jeunes-manifestants-font-la-tournee-des-lycees

"Lycéens mobilisés" (avec les interventions de Lola, Clara et Robin de la Jeunesse Communiste 67) : http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2016/04/21/lyceens-mobilises

Mobilisation du 20 avril à Strasbourg : la détermination des lycéens contre la loi Travail ne faiblit pas, face aux intimidations et violences des directions d'établissement

Reportage de La Feuille de Chou sur la manifestation de la jeunesse strasbourgeoise contre la loi Travail le 20 avril à 14h Place Kléber : http://la-feuille-de-chou.fr/archives/87187

Reportage de Taranis News sur la manifestation de la jeunesse strasbourgeoise contre la loi Travail le 20 avril à 14h Place Kléber : https://www.youtube.com/watch?v=SN_QOhLhgp0&feature=youtu.be

 

[Documents]

Tract et discours de la Coordination des Intermittents et Précaires (CIP) d'Alsace pour la manifestation du 20 avril :

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Publié le 19 Avril 2016

Avec le peuple kurde en lutte, contre la venue d'Ahmet Davutoğlu à Strasbourg

Ce mardi 19 avril l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe accueillait à Strasbourg un invité "d'honneur", le premier ministre turc Ahmet Davutoğlu, un des responsables du massacre du peuple kurde dans l'Est de la Turquie. La Jeunesse Communiste du Bas-Rhin et l'Union des Etudiants Communistes de Strasbourg se sont joints au rassemblement contre la venue de Davutoğlu, à l'appel de plusieurs organisations progressistes et communistes turques et kurdes. Les mots d'ordre : Stop aux massacres des civils, stop à la politique d’exode à l’encontre des Kurdes, stop à la dictature d’Erdogan et de son gouvernement AKP !

 

Les vidéos du rassemblement :

https://www.facebook.com/EtudiantsCommunistesStrasbourg/videos/717552985013863/

https://www.facebook.com/EtudiantsCommunistesStrasbourg/videos/717546175014544/

https://www.facebook.com/1222175987810695/videos/1253213061373654/?fref=nf

https://www.facebook.com/Jeunesse-Libre-de-Strasbourg-1222175987810695/videos

 

 

Avec le peuple kurde en lutte, contre la venue d'Ahmet Davutoğlu à Strasbourg
Avec le peuple kurde en lutte, contre la venue d'Ahmet Davutoğlu à Strasbourg

Contre le massacre du peuple kurde

Dans le silence des institutions et médias européens, le gouvernement turc a décrété depuis la crise politique de juillet 2015 un état d'urgence illimité dans plusieurs villes du Kurdistan, sous couvert de « lutte contre le terrorisme ». Les couvre-feux imposés de façon illégale dans une dizaine de villes kurdes telles que Cizre et Sur ont conduit à de graves violations des droits et libertés fondamentaux, en particulier le droit à la vie, et continue à représenter une menace grave et imminente pour les populations des villes en question. Avec la multiplication des interventions armées de l'Etat turc contre les villes kurdes, c'est la volonté de ces dernières de s'autogérer qui est brisée, conduisant à un exode massive de la population de l'Est du pays.

Contre le silence complice de l'Occident

Devant ces atrocités commises, l’État français ne réagit pas, pire même, il fait d’Erdogan son allié stratégique dans la région. Non content de soutenir ce membre du bloc de l’OTAN, la France bénéficie d’avantages économiques en exploitant les travailleurs turcs avec des bas salaires et des conditions de travail dégradantes. À cela s’ajoute la question des migrants, celle du pétrole et de la vente d’armes. Pour toutes ces raisons le gouvernement PS reste très indulgent envers Erdogan. L’exemple le plus flagrant de cette complicité fut la venue du président turc le 4 octobre au Zénith de Strasbourg pour sa campagne électorale et la mobilisation de ses troupes. En défendant ses intérêts impérialistes au Moyen-Orient, le gouvernement français est aujourd’hui facteur de guerre dans la région.

Mais la complicité de la France avec les massacres en Turquie se retrouve aussi dans notre pays. Nous assistons à des répressions lors des manifestations comme à Paris, puis à Strasbourg lors de l’occupation des locaux de France 3, et des procès contre les organisations soutenant la lutte pour la paix et l’émancipation des Kurdes.

Le devoir du gouvernement français n’est pas de fermer les yeux. Il est d’être aux côtés des Kurdes, des progressistes, des démocrates et des syndicalistes de Turquie.

Contre l'emprisonnement des partisans de la paix

La dure répression s’accompagne d’emprisonnements arbitraires. Ainsi, près de 2 000 étudiants sont actuellement prisonniers en Turquie pour des raisons politiques : participation aux mouvements sociaux, soutien au HDP, au PKK, aux Kurdes, etc.

L’exemple le plus emblématique est Abdullah Öcalan, leader de l’émancipation kurde et porte-voix pour la paix. Il fut capturé en 1999, drogué, torturé, condamné à mort puis emprisonné à vie pour avoir co-fondé et dirigé le PKK. Néanmoins il continue son combat et appelle à créer des communautés autogérées, libres, fondés sur les principes de la démocratie directe. Ses mots d’ordre sont : « Démocratie, Socialisme et Féminisme ».

Pour la paix au Moyen-Orient

Le MJCF 67 et l'UEC Strasbourg, au nom de la solidarité internationale et pour la paix, condamnent l’attitude complice du gouvernement PS, et apportent leur soutien aux organisations à l’origine du rassemblement du 19 avril.

Une fois de plus, nous exigeons :

- La libération d'Abdullah Öcalan, prisonnier injustement depuis 17 ans déjà

- La protection en France des réfugiés politiques turcs

- La rupture des accords policiers et militaires France-Turquie

- Un soutien politique et militaire aux Kurdes qui se battent contre Daesh

- La sortie du PKK de la liste internationale des organisations terroristes

- La condamnation des actes du président Erdogan, et des sanctions envers le gouvernement turc tant qu’il continuera ses attaques contre la paix mondiale et que le massacre des Kurdes n’aura pas pris fin.

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Publié le 18 Avril 2016

Après les vacances scolaires, la mobilisation contre la loi Travail continue à Strasbourg !

Mardi 19 avril à 12h à l'Amphi 4 du Patio, Assemblée Générale unitaire

 

Mardi 19 avril à 18h30 à l'Amphi 4 du Patio, Assemblée Générale inter-lycées du Bas-Rhin : https://www.facebook.com/events/1057154497710575/

 

Mercredi 20 avril à 14h à Place Kléber, Manifestation contre la loi Travail #ToutEstANous : https://www.facebook.com/events/1119994401386713/https://www.facebook.com/events/1119994401386713/

 

Jeudi 21 avril à 17h en salle M de la Faculté de Géographie, Projection-débat autour de "Déchiffrez les mysthères de votre fiche de paie" de F. Lepage et G. Tanguy et "L'état d'urgence dans les faits" d'Osons Causer (organisée par les étudiants de l'IEP et de Géographie mobilisés contre la loi Travail).

Après les vacances scolaires, la mobilisation contre la loi Travail continue à Strasbourg !

#NuitDebout Strasbourg : Assemblée Générale tous les soirs à 19h à Place de la République

Le premier numéro du journal de l'AG des étudiant.e.s en lutte de Strasbourg, "Après Demain"

Le tract de rentrée de l'AG des étudiant.e.s en lutte de Strasbourg

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Publié le 15 Avril 2016

Sélection à l'université : la légalisation de la loi du plus fort !

Ces dernières années, plusieurs procès concernant la sélection à l'Université ont été médiatisés. Des étudiants ayant validé leur M1 se voyaient refuser l'accès au M2 de leur choix pour des motifs douteux (manque de place, résultats insuffisants malgré les semestres validés...). Cette sélection informelle a presque toujours été jugée illégale par les tribunaux, les étudiants obtenant presque systématiquement gain de cause. Néanmoins, tous ne portaient pas plainte, et beaucoup d'entre eux se retrouvaient désarmés, un demi Master en poche, sans perspectives de poursuite d'études.

 

Cette sélection au beau milieu du Master est une spécificité française, qui vient de la structure de notre système universitaire avant l'application du processus de Bologne, débutée en 2003 et qui a remplacé l'ancien système par l'actuel schéma Licence-Master-Doctorat (LMD). Auparavant, il y avait le DEUG (bac+2) puis la maîtrise (bac+4), et une sélection s'opérait pour entrer en DESS/DEA (bac+5). La sélection entre le M1 et le M2 est un reste de la sélection qui avait lieu entre la maîtrise et le DESS/DEA.

 

Néanmoins, cette sélection est aujourd'hui problématique : un bac +4 n'est absolument plus reconnu dans le monde du travail, et cette sélection illégale laissait donc un certain nombre d'étudiants sur le carreau. Face à cette situation, le gouvernement a décidé de réagir. Mais comme toujours, il a pris le problème à l'envers et propose simplement de légaliser cette sélection pour un nombre « restreint » de M2.

 

La liste de ces Masters sélectifs a été établie : le moins que l'on puisse dire est qu'elle est loin d'être restreinte ! À Strasbourg, la quasi-totalité des disciplines enseignées sont concernées par la sélection. Il est par ailleurs intéressant de noter que la FAGE (et donc l'AFGES), embourbée dans sa vision libérale de l'Université, soutient cette décision car elle favoriserait une meilleure orientation des étudiants.

 

Mais cette décision n'est qu'un pas de plus vers l'instauration de la loi du marché à l'Université ! En effet, cette sélection va creuser les inégalités déjà criantes envers les étudiants. Par exemple, si pour entrer en M2 de droit public il ne suffit plus de valider son M1, mais qu'il faut aussi avoir au minimum 12 de moyenne sur l'année, un étudiant issu de famille bourgeoise et un étudiant obligé de travailler 20 heures par semaines pour survivre auront-ils les mêmes chances réussite ? Dans un monde déjà ultra-compétitif, on cherche à généraliser l'affrontement plutôt que la coopération au sein de l'Université française. Cette sélection supplémentaire n'a aucun sens et ne servira qu'à rendre l'Université encore plus élitiste et antidémocratique qu'elle ne l'est déjà !

 

Face à ces réformes qui démantèlent peu à peu notre système universitaire, l'Union des Etudiants Communistes de Strasbourg réclame des mesures pour des universités populaires et démocratiques : la validation du M1 doit rester la seule condition pour entrer en M2 ! En parallèle, il faut instaurer un salaire étudiant pour permettre à tous d'étudier dans les mêmes conditions matérielles.

 

L'Union des étudiants communistes de Strasbourg

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Rédigé par Union des étudiants communistes de Strasbourg

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Publié le 12 Avril 2016

Cinéma UGC de Strasbourg : licenciés pour des dosettes de café !

Le 18 mars, deux employés du cinéma UGC de Strasbourg ont été licenciés. Leur crime ? Un manque de 20 dosettes de café pendant qu'ils géraient le bar du cinéma ! Convoqués pour un entretien préalable à leur licenciement, ces deux employés souhaitaient être accompagnés de leur déléguée du personnel, ce qui est un droit garanti par le Code du Travail. Curieusement, la date de leur entretien a été fixée à un moment où la déléguée du personnel était en congé maladie....

Cette perte de vingt dosettes a été considérée comme une perte de chiffre d'affaires par l'employeur, qui a donc décidé de les licencier.. pour faute grave !

 

L'entreprise UGC semble donc sévère avec les travailleurs qui n'ont pas un comportement irréprochable. Néanmoins, elle sait aussi se montrer clémente : il y a deux ans et demi, un chef du personnel n'a été sanctionné que d'une mise à pied pour avoir harcelé une collègue par SMS ! Ce double discours est intolérable.

 

UGC est donc un symbole de l'entreprise moderne : elle opprime les salariés mais sait être clémente envers les cadres. Ajoutons qu'elle méprise la culture, puisqu'elle favorise les blockbusters par rapport au cinéma engagé et aux films d'auteur.

 

Dans son projet de loi Travail, El Khomri veut faire confiance aux entreprises pour négocier avec leurs salariés : on imagine mal les salariés d'UGC capables de négocier sereinement avec des dirigeants qui les oppriment... Ce projet de loi favorise le licenciement : quel besoin de le faciliter, puisque l'on vit déjà dans un pays où, pour vingt dosettes de café, on peut perdre son emploi ?

 

Les Jeunes Communistes du Bas-Rhin s'opposent fermement à ces pratiques honteuses et apportent tout leur soutien aux salariés injustement licenciés. Face à cela, la mobilisation contre le projet de loi Travail est plus que jamais nécessaire : tous dans la rue le 28 avril pour demander le retrait du projet et de vraies mesures protectrices pour les jeunes et les salariés !

 

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Publié le 12 Avril 2016

Les annonces du gouvernement en direction de la jeunesse : de la poudre aux yeux !

Face à la contestation croissante contre le projet de Loi Travail partout en France, le gouvernement commence à trembler. Aussi, il a prétendu entendre la juste colère d'une jeunesse à bout de nerfs, lasse de l'avenir précaire qu'on promet. Toutefois, les mesures promises ne sont qu'un écran de fumée qui ne règle absolument pas la situation de détresse dans laquelle se trouve la jeunesse du pays !

Le gouvernement a annoncé une surtaxe des CDD pour inciter les embauches en CDI, mais dans le même temps on détricote le CDI et on le vide de sa substance. Si tout le monde est en CDI mais que ce CDI est au rabais, et que tout travailleur reste licenciable du jour au lendemain, quel est l'intérêt ? Ce qu'il faut, c'est un CDI réel pour chacun, ce qui est possible en partageant le travail, en passant à la semaine de 32 heures, et en augmentant les bas salaires.

Il a également été décidé que les étudiants boursiers continueront à bénéficier de leur bourse pendant quatre mois après leurs études, afin qu'ils aient des ressources lors de la recherche, souvent longue, de leur premier emploi. Ici encore, c'est une fausse solution. En effet, le système de bourse actuel est déjà à bout de souffle et inégalitaire : la classe moyenne n'a pas accès aux bourses alors qu'elle en a besoin, ce qui force les enfants qui en sont issus à se salarier. Les premiers échelons de la bourse sont trop faibles pour vivre dignement : un certain nombre de boursiers issus des classes populaires doivent également se salarier. La solution, c'est un salaire étudiant qui reconnaît la qualité de travailleur de l'étudiant, et qui lui permet de s'émanciper de la tutelle patronale pendant ses études supérieures.

Les apprentis de moins de 20 ans seront augmentés de 30€ par mois : 30€ par mois, pour des jeunes payés sous le SMIC, de qui se moque-t-on ? Ce n'est pas assez pour vivre décemment, et ce n'est pas valorisant pour des jeunes qui travaillent énormément.

Enfin, c'est l'esprit général de ces mesures qui doit être rejeté. Le gouvernement cherche à accompagner la précarité des jeunes, pas à la supprimer !

 

Face à ces fausses bonnes idées du gouvernement, le Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin appellent à amplifier la mobilisation dans tout le pays aux côtés de l'Union des Étudiants Communistes et des Jeunes Communistes pour le retrait de la loi Travail, pour imposer des nouvelles avancés sociales telles que la semaine de 32 heures, le salaire étudiant, le SMIC à 1700€.

 

Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin

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