Publié le 31 Octobre 2016

Journée internationale de solidarité avec Kobané - mardi 1er novembre à Strasbourg

L'événement Facebook de la projection du documentaire Nûjin (Nouvelle Vie) : https://www.facebook.com/events/1161812390580350/

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Publié le 30 Octobre 2016

Séisme en Italie : comment s'activer ici et maintenant en soutien aux populations

Depuis le mois d'août, le centre de l'Italie est frappé par des séismes à répétition. Les effets de ces catastrophes naturelles sont aggravés par les décennies de manque de politiques volontaristes quant à l'aménagement du territoire et à la mise en sécurité des zones sensibles (notamment, les Appenins). Cela produit le même scénario à chaque séisme : des dizaines voire des centaines de victimes, des villages réduits en ruine, des économies locales détruites...

Depuis le séisme de L'Aquila de 2009 et suite au dévoilement de la gestion mafieuse de la Protection Civile italienne, le PRC (Partito della Rifondazione Comunista) a été à l'initiative de la création d'une structure d'auto-organisation populaire pour coordonner les activités de solidarité vers les populations affectées par les catastrophes naturelles. Il s'agit des BSA (Brigate di Solidarietà Attiva), organisant dans des campements autogérés l'arrivée de volontaires et d'aides alimentaires et matérielles de toute l'Italie et d'ailleurs.


Pour toute aide que vous souhaitez adresser aux populations victimes du séisme en Italie, voici les informations nécessaires :

 


POUR LA COLLECTE DE MATERIEL

Ecrire un mail à magazzinibsa@gmail.com indiquant votre nom et numéro de téléphone. Le cas écheant, les BSA vous enverront un fichier pour l'inventaire avec la plateforme Google Drive. 



POUR LE DEPART DES BENEVOLES

Les diponibilités doivent parvenir à l'adresse mail volontaribsa@gmail.com. La disponibilité minimum doit être de 4 jours (temps minimum pour comprendre le contexte, les modalités d'intervention et pouvoir donc être réellement utile). La disponibilité maximum est d'une semaine, puisque des bénévoles fatigués n'aident pas.  

Fiche de candidature à envoyer pour effectuer une période de bénévolat auprès des BSA : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSei8tHJiJEFpd6KUY9yibTd4huip2jnvPn_6vyVMqsiT6RujQ/viewform?c=0&w=1

 

COLLECTE DE FONDS :

Chaque personne ou groupe désirant organiser une collecte de fonds pour le projet d'intervention des BSA doit écrire à l'adresse mail benefitbsa@gmail.com

Code IBAN : IT34 S031 2715 4000 0000 0002 551

(à adresser à "Federazione Nazionale Brigate di Solidarietà Attiva- Emergenza Terremoto")

 

Ne partez pas vers l'Italie, ni en tant que bénévoles ni pour porter des aides, sans avoir contacté au préalable les BSA, pour éviter nombre de disfonctionnements logistiques.

Numéros des responsables des BSA :

+39 3299837400

+39 3394037385

+39 3397616665

 

Page Facebook "Brigate di Solidarietà Attiva - Terremoto Centro Italia" :

https://www.facebook.com/terremotocentroitalia/
 

Blog des BSA :

http://brigatesolidarietaattiva.blogspot.fr/



Avec les BSA, solidarité et auto-organisation ! 

"Uniti siamo tutto, divisi siam canaglia !"

Séisme en Italie : comment s'activer ici et maintenant en soutien aux populations

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Publié le 28 Octobre 2016

Depuis plus d’un mois, l’avenir du groupe Sotralentz est en suspens. Plus de 720 emplois, majoritairement à Drulingen en Alsace Bossue et à Sarralbe en Moselle sont menacés. La cause du redressement judiciaire : la gestion calamiteuse des actionnaires alors que les carnets de commande sont pleins !

La liquidation du groupe serait désastreuse pour un territoire déjà fortement touché par la pauvreté, la privation d’emploi et l’exode de la jeunesse vers d’autres territoires. Rappelons-nous de la fermeture des Grandes poteries d’Alsace à Diemeringen, ou encore plus récemment de l’entreprise Depalor à Phalsbourg. Des milliers d’emplois indirects seraient menacés de plein fouet, aggravant une situation déjà très difficile. Ce n’est pas acceptable !

Alors que les syndicats ont alerté les pouvoirs publics depuis plusieurs années, la reprise des différents sites du groupe Sotralentz et de ses 5 filiales par un seul repreneur n'est pas à l'ordre du jour. Un démantèlement du groupe par la vente des filiales à différents repreneurs aurait des conséquences désastreuses pour l’emploi et les acquis des salariés.

Après Punch, Caddie, Steelcase, la preuve est faite que ce sont les pleins pouvoirs des actionnaires qui cassent l’outil productif. Les travailleurs de Sotralentz ou d’ailleurs n’ont pas à payer les pots cassés des gestions hasardeuses de leurs directions !

Le projet de SCOP (Société coopérative et participative) proposé par les salariés doit être accompagné par les pouvoirs publics pour protéger les travailleurs, préserver un site industriel efficace, assurer la dynamique du territoire et ainsi offrir un avenir à la jeunesse.

Pour limiter le pouvoir des actionnaires et donner des nouveaux droits aux salariés dans l’entreprise, un projet de loi déposé par les parlementaires communistes existe. Pourquoi le gouvernement Valls-Hollande a toujours refusé de le mettre à l’ordre du jour ?

Les fédérations du Bas-Rhin et de Moselle du Parti Communiste Français ainsi que les fédérations du Bas-Rhin et de Moselle du Mouvement Jeunes Communistes de France soutiennent totalement les travailleurs de Sotralentz dans leur mobilisation pour le maintien de l’emploi.

Nous appelons l’ensemble des forces de la gauche d'alternative à la politique du gouvernement à se rassembler pour construire une nouvelle majorité politique qui placerait l’emploi et le renouveau industriel au cœur de ses engagements. Et cela devra être réalisé dès la présidentielle et les législatives de 2017 autour de candidatures de rassemblement et de rupture avec la politique d'austérité menée depuis de trop nombreuses années.

Il y a urgence à construire une victoire électorale du monde du travail et mettre fin à la saignée industrielle.

Signataires : Les fédérations du Bas-Rhin et de Moselle du Parti Communiste Français,
Les fédérations du Bas-Rhin et de Moselle du Mouvement Jeunes Communistes de France

 

Manifestation le lundi 31 octobre à 12h30 place Kléber à Strasbourg : Soutien à la grève des Sotralenz : https://www.facebook.com/events/1220528767990382/

Appel intersyndical du groupe Sotralentz à la grève et à la manifestation !

Appel intersyndical du groupe Sotralentz à la grève et à la manifestation !

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Rédigé par Union des étudiants communistes de Strasbourg

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Publié le 25 Octobre 2016

Manifestations non-autorisées et violences policières: ni gauchisme ni angélisme, pour une police populaire !

Ces derniers jours, plusieurs manifestations de policiers ont eu lieu dans tout le pays. Ces manifestations, non-autorisées, étaient composées de policiers cagoulés et parfois armés, clamant leur « ras-le-bol » et se sentant déconsidérés. Il est essentiel de rappeler dans quel contexte se déroulent ces manifestations : deux policiers en faction en région parisienne ont été visés par un cocktail molotov et sont tous deux dans un état grave.

 

Mais le contexte est plus large que cela, et il faut aussi évoquer les violences policières qui ont eu lieu, que ce soit lors du mouvement populaire contre la Loi Travail ou à l’encontre des jeunes des quartiers populaires.

 

Ainsi face à ces manifestations, la gauche semble piégée entre deux positions caricaturales. D’un côté les socialistes et Manuel Valls prétendent entendre les policiers et leur donner plus de moyens : il s’agit d’accroître l’appareil répressif sans réflexion profonde sur ce que doit être la police. De l’autre, les groupes gauchistes (divers groupuscules d’extrême-gauche tels les agitateurs anarchistes et trotskistes) se félicitent à demi-mots de cette agression envers des policiers en disant que ceux-ci l’ont bien mérité, puisque les policiers oppressent les classes populaires.

 

On voit bien les limites de ces deux positions : réfléchir en communiste, c’est avant tout aborder les questions de manière dialectique afin de les embrasser dans toute leur complexité, pour en sortir par le haut.

 

Gauchistes et libéraux : une même haine stérile de l’Etat

 

Il est intéressant de noter que, sur la question d’un service public de la sécurité, les gauchistes et les libéraux ont le même point de vue : l’Etat est un mal absolu dont il faut impérativement se défaire. Pour les libéraux, cela passe par l’austérité et par le recours massif aux agences de sécurité privées. C’est cette situation que l’on connaît aujourd’hui, notamment depuis la mise en place de l’état d’urgence, où des agents de sécurité souvent mal formés et aux conditions de travail déplorables se retrouvent à appliquer des mesures sécuritaires absurdes.

 

Pour les gauchistes, la réponse est différente mais toute aussi libertaire : il faut « désarmer la police » comme le propose le NPA, ou bien supprimer la police et l’Etat, en s’en remettant ainsi à une nature humaine fantasmée qui, débarrassée de l’Etat, deviendrait naturellement bonne et inoffensive.

 

Dans les deux cas, la question n’est pas posée correctement : les libéraux veulent la sécurité pour les riches, les libertaires ne veulent la sécurité pour personne. Il est vrai que, face à une police répressive et au service de la classe dominante, la solution de facilité serait de déclarer que la police est un outil inutile, et que sa suppression n’aura que des effets bénéfiques.

 

Les gauchistes ne semblent pas se rendre compte que lorsque la police est attaquée gratuitement comme elle l’a été récemment, c’est aussi l’idée même d’un service public de la sécurité que l’on jette un cocktail molotov. Il est d’ailleurs très intéressant de voir que d’autres délinquants s’en sont pris, ces derniers jours, à des personnels de l’éducation nationale, en recourant à la violence physique (un proviseur agressé) mais aussi à l’usage d’armes artisanales (un cocktail molotov lancé contre un établissement). Ce que les délinquants ne supportent pas, c’est la présence de l’autorité publique (scolaire ou policière) sur leur territoire. Or, sur ces agressions d’enseignants, l’extrême-gauche a été curieusement plus silencieuse, peut-être parce qu’on ne peut pas traiter tous les profs d’assassins comme on le fait avec les policiers…

 

Certains gauchistes montrent également une grande complaisance à l'égard des dealers. Ils présentent d'eux une image idyllique et romancée de jeunes paumés victimes d'un état policier inique qui les empêche de vendre des produits "moins dangereux que le tabac ou l'alcool". Non seulement ils souhaitent le libre usage de produits toxiques qui ont tué de nombreux jeunes mais ils osent jouer la solidarité avec des réseaux mafieux internationaux qui représentent la mondialisation capitaliste que nous dénonçons chaque jour.

 

L’enjeu central de cette question, c’est celui de l’Etat. Comme l’ont montré les analyses de Marx et de Lénine, l’Etat n’est pas un ennemi en soi : il n’est que le résultat d’un rapport de force entre deux classes antagonistes, la classe dominante se servant de l’Etat pour assurer son emprise sur la classe dominée. L’un des moyens pour assurer cette domination, c’est la répression, qui s’exerce de manière idéologique (criminalisation des idées communistes en Ukraine et en Pologne, par exemple) mais aussi physique (meurtres ciblés de communistes en Ukraine, ratonnades anti-communistes par des milices sous-couvert de l’État en Hongrie). Cette répression physique est souvent assurée par la police. Ainsi, la principale lacune dans l’analyse proposée par l’extrême-gauche réside dans le fait que la police est vue comme un outil intrinsèquement mauvais. A cela, les communistes répondent : Oui, cette police est répressive, mais cela ne doit pas nous conduire à refuser l’existence même de forces de l’ordre. La police au service de l’État bourgeois doit être annihilée en tant qu’émanation de cet État, non pour elle-même.

 

La sécurité, une nécessité pour les classes populaires

 

Lénine définit le gauchisme comme une idéologie qui nie la réalité et qui la tord pour la rendre conforme à ses désirs, refusant ainsi d’adopter une posture matérialiste et se détournant ainsi des aspirations des masses. En ce sens, une partie de la gauche française est gauchiste sur les questions de sécurité, dans la mesure où si la critique de l’appareil répressif policier est recevable, elle oublie de prendre en considération l’intégralité des revendications des classes opprimées. Il est vrai que les classes populaires sont les premières à subir les violences policières, a fortiori lorsque ces personnes issues des classes populaires sont vues comme « déviantes » (en raison de leur couleur de peau, de leur religion réelle ou supposée, de leur orientation sexuelle, de leur sexe ou de leur engagement politique). Mais il ne faut pas oublier que les classes populaires sont également les premières victimes de la délinquance, et que ce sont les habitants des milieux défavorisés qui souffrent le plus de la délinquance et du développement du crime organisé.

 

Or, une partie de la gauche nie aujourd’hui cette réalité et, par faiblesse idéologique et par manque de courage politique, refuse de parler de sécurité au prétexte que les aspirations du peuple à la sécurité ne sont le fruit que d’un climat de peur et de haine. Il est évident que le besoin croissant de sécurité exprimé par le peuple est lié en partie à la libération d’une parole raciste et haineuse qui, en temps de crise, est entendue par les populations qui souffrent. Mais cela ne doit pas occulter l’insécurité réelle liée par exemple à certains trafics. Plutôt que de nier ce sentiment d’insécurité, le devoir des communistes est de l’entendre et de lui donner un débouché politique progressiste.

 

Si cette délinquance est évidemment nourrie par les inégalités, il serait illusoire de penser que la résolution de la question sociale abolira de fait les problèmes d’insécurité. Les politiques égalitaires menées dans les pays socialistes a considérablement réduit le taux de criminalité, mais n’ont pas permis d’annihiler tout comportement criminel. C’est pourquoi, si l’on veut répondre pleinement aux aspirations des classes populaires, il est nécessaire d’avoir une vision complète du problème : mener des politiques sociales ambitieuses tout en développant des forces de maintien de l’ordre au service du peuple.

 

Quelle police voulons-nous à long terme ?

 

Communistes, nous souhaitons le renversement de l’État bourgeois au profit d’un État socialiste où le pouvoir reviendrait aux travailleurs, qui prendraient enfin leur destin en main. Dans cet État socialiste, il est indispensable qu’une police existe encore dans la mesure où l’expérience a montré que la suppression du capitalisme, comme en URSS ou en RDA, ne suffisait pas à supprimer l’intégralité des comportements criminels.

 

En outre, l’État socialiste doit assigner deux missions principales à ses forces de sécurité, ce qui justifie l’existence d’une police en son sein. D’une part, le rôle des forces sécurité doit être de protéger l’État des agressions impérialistes : on se demande comment l’URSS naissante aurait pu survivre aux agressions combinées des anarchistes, des tsaristes et des bourgeois sans force de sécurité organisée… D’autre part, l’État étant le moyen pour une classe d’affirmer sa domination, la police socialiste doit avoir pour rôle d’éliminer les comportements et les éléments bourgeois de la société afin d’éviter toute restauration capitaliste. Nous pouvons voir l'exemple au Chili, où la police n'ayant pas été purgée de ces éléments réactionnaires et l'absence de création de forces de maintien de l'ordre progressistes entre 1971 et 1973, a contribué au coup d’État fasciste du 11 Septembre 1973, et ce n'est bien sûr pas le peuple en armes qui s'est spontanément soulevé et a réglé tout les problèmes de la société…

 

Quelles mesures immédiates pour une police au service du peuple ?

 

Toutefois, répondre aux aspirations à la sécurité et à la justice face à la répression policière nécessite d’évoquer des mesures à prendre immédiatement : on ne peut répondre à un peuple qui souffre qu’il n’a qu’à attendre qu’advienne la révolution pour que tout aille mieux, ou lui donner des armes en espérant un soulèvement magique et spontané. Voici quelques mesures qui sont à notre portée et qui permettraient l’ébauche d’une police au service du peuple :

 

-Une formation des policiers entièrement remaniée, avec un accent mis sur les valeurs républicaines (égalité de tous devant la loi, respect des libertés fondamentales) et une limitation du recours à la force aux seuls cas qui le nécessitent

 

-Afin d’avoir un plus grand contrôle sur les policiers, qui sont payés avec l’argent de la communauté, instauration du récépissé après chaque contrôle d’identité pour mettre fin au contrôle au faciès

 

-Une réelle intransigeance face aux propos et aux actes anti-républicains commis par des policiers avec des sanctions pénales et impossibilité d'exercer (propos et/ou violences racistes et discriminatoires, engagement public dans des mouvements réactionnaires comme le Front National et groupuscules fascisants)

 

-Plus de recrutements afin de diminuer la charge de travail pesant sur les policiers

 

- Fin de l’austérité au ministère de l’Intérieur : rétablissement de la police de proximité pour instaurer un vrai lien entre les populations et la police, création de nouveaux commissariats de quartier afin d’assurer la présence de l’État sur tout le territoire

 

 

Maxime BARBE, Julien ROCK, Esteban ROJAS et Jean-Baptiste STUDER pour l’UEC Strasbourg

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Rédigé par UEC Strasbourg

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Publié le 24 Octobre 2016

Manifestations de policiers : l'impunité ne leur suffit plus !

Depuis le 17 octobre 2016, des policiers de la région parisienne ainsi que ceux des grandes villes de l'Hexagone ont décidé de manifester en armes, cagoulés, en service, illégalement pour dénoncer le « manque de moyens » pour lutter contre la criminalité mais également « l'insécurité » ressentie. Ces manifestations victimaires sont largement suivies par les médias, véhiculant encore et toujours la même idéologie au service de la classe dirigeante. Cette propagande affirme que la police nous protège et cache le fait qu'elle ne soit pas là pour maintenir un ordre social en frappant et humiliant de manière permanente les prolétaires et les racialisés. Cette propagande, nous l'avalons depuis notre enfance. Malgré le fait qu'elle fonctionne assez bien sur la population, les seules soutiens que les policiers ont pu recevoir durant ces manifestations (faibles en nombre) ont été les applaudissements de la bourgeoisie prenant son apéro sur les Champs-Élysées et des idiots utiles du capitalisme, l'extrême droite !

 

Cependant, ce qui est le plus choquant et qui illustre les propos réactionnaires avancés sont les dates choisies. Les policiers ont eu l'indécence de choisir le 17 octobre pour commencer leur mouvement. Ce jour là, en 1961, des travailleurs, des travailleuses et des enfants algériens de la région parisienne descendaient dans la rue pour dénoncer le couvre-feu raciste dont ils étaient victimes. C'est alors que la répression fut monstrueuse. Avec l'aide de matraques, de pistolets et en lançant les manifestants dans la Seine, la police fit 300 morts. L'écrivain Didier Daeninckx a qualifié ces événement comme « le plus important massacre d'ouvriers à Paris depuis la Commune ». Lorsque l'on regarde les revendications policières, demandant encore plus d'impunité, il est normal de se dire que les policiers regrettent vraisemblablement la fameuse phrase de Papon vis a vis des algériens en 1961 : « pour un coup reçu, vous en donnerez huit ! ». Ne s'arrêtant pas là, les syndicats policiers ont décidé d'organiser une manifestation nationale le 26 octobre, jour où Rémi Fraisse a été tué en 2014 par un policier à l'aide d'une grenade offensive. Les syndicats de police ont déjà manifesté contre la « haine anti-flics » le 18 mai 2016, date où un projet de loi contre le contrôle au faciès était étudié au Sénat. Les policiers et leurs syndicats aiment visiblement beaucoup les journées symboliques.

 

Lors de la manifestation du 21 octobre 2016, des policiers cagoulés ont encore une fois agressé et embarqué des jeunes racialisés sans aucune raison... mais ils osent encore jouer aux victimes !

Pour décrire cette institution, Matthieu Rigouste dans son livre « La domination policière » écrit : « Les rondes et la simple présence, l’occupation virile et militarisée des quartiers, les contrôles d’identité et les fouilles au corps, les chasses et les rafles, les humiliations et les insultes racistes et sexistes, les intimidations et les menaces, les coups et les blessures, les perquisitions et les passages à tabac, les techniques d’immobilisation et les brutalisations, les mutilations et les pratiques mortelles ne sont pas des dysfonctionnements ; il ne s’agit ni d’erreurs, ni de défauts de fabrication, ni de dégâts collatéraux. Tous ces éléments sont au contraire les conséquences de mécaniques instituées, de procédures légales, de méthodes et de doctrines enseignées et encadrées par des écoles et des administrations. Même les meurtres policiers sont pour une grande partie des applications d’idées et de pratiques portées par les différents niveaux de la hiérarchie policière et politique. Le mot « police » à lui seul contraint chaque fois qu'il est prononcé et par sa seule existence. Toute la police est violence jusque dans ses regards et ses silences ».

 

Nous rappelons que la police est un instrument de domination, le bras armé de l’État bourgeois, sa force répressive. Son rôle est plus ou moins dilué dans la vie quotidienne. Tout dépend de notre couleur de peau, du quartier où nous habitons et de nos convictions politiques. Karl Marx donne un tout autre rôle à l’État que la proposition hégélienne voulant que l’État soit le stade suprême de la Logique et incarnant la Raison. Marx affirme au contraire que l’État vient de la société civile et qu'il est le produit d'intérêts socio-économiques. L’État n'est pas un idéal ni une fin en soi, mais c'est est un moyen qui sert bel et bien des intérêts de classe, en l'occurrence la classe dominante. La police est justement l'outil de cet État, ce qui fait tenir en place le capitalisme et qui mate les révoltes. La lutte contre les violences et les abus policiers est indissociable de la lutte pour le renversement de l’État bourgeois par le peuple en arme : l'abolition du rôle de classe de la police et la mise en place des vraies institutions d'autodéfense populaire ne peuvent se faire sans l'abolition du caractère de classe de l’État et sa dissolution.

 

Aujourd'hui, l'impunité policière ne leur suffit plus. Certains policiers souhaitent que leur comportement violent et leur volonté d'humilier, qui sont avant tout présents quotidiennement dans les quartiers populaires puis lors des manifestations, n'engendre pas l'autodéfense populaire. Ils sont hantés par l'émergence d'une volonté renaissante de ne plus subir les crimes policiers et de s'organiser pour les contrer. Depuis 2005, nous pouvons compter au moins 98 personnes tués par la police1. L'auto-organisation populaire et sa massification pour lutter contre les crimes racistes et les violences de classe est primordiale. Cleo Silver, membre du Black Panthers Party, l'a affirmé clairement: « À un moment donné dans l'histoire, si nos parents ne se défendent pas, quelqu'un doit se lever et se défendre, quelqu'un doit dire : "Nous n'accepterons plus ce type de traitement, nous nous défendrons" et, sans aucun doute, je dirais que c'était une question d'autodéfense, et c'était notre nom : le Parti des Panthères Noires pour l'autodéfense ! ». Aujourd'hui encore, aux États-Unis comme en France, ces mots sont toujours justes. Face aux crimes policiers, nous lutterons encore et toujours avec toute notre ferveur révolutionnaire pour obtenir vérité et justice et d'en finir avec l’État policier.

 

Cem BAL pour l'UEC Strasbourg

1Liste des victimes par le collectif « Urgence notre police assassine ! » : http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/123663553

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Publié le 24 Octobre 2016

CETA : pour nous c'est NON !

Le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) est un traité de libre-échange des marchandises entre le Canada et l’Union européenne (similaire au TAFTA avec les Etats-Unis).

 

Ce que contient le CETA :
 

1. Suppression totale des tarifs douaniers (déjà très bas) dans l’agriculture/l’élevage, bois, métaux, 99% des produits manufacturés (pharmaceutique, automobile, équipement de transport (trains, avions…), produits chimiques, etc).

 

Les conséquences économiques :

- Baisse des taxes à l’importation = baisse des prix des produits étrangers = accentuation de la concurrence entre les produits des grandes entreprises en France et au Canada. Par exemple, les trains canadiens Bombardier seront davantage compétitifs par rapport à ceux d’Alstom dû à la baisse de leur prix. Une faillite de ce dernier sera de ce fait très probable.

- Diminution des petites entreprises locales au profit des grands groupes industriels qui produisent à l’étranger. Par exemple, la 1ère entreprise de bois canadien « Resolu » importera sa production à bas coût faisant face aux produits des petites exploitations forestières des Vosges, des entreprises de charpentes et des papeteries locales. Il en est de même pour le secteur agricole, l’élevage et la pêche.

- Délocalisation de certaines Firmes TransNationales (FTN) françaises qui jugeront plus bénéfique de produire au Canada plutôt qu’en France.

 

Les conséquences sociales :

- Concurrence entre les travailleurs français et canadiens ; les FTN choisiront de produire là où la main d’œuvre sera la plus compétitive. Sur le long terme, cela se traduit par une baisse des salaires, des congés et des droits sociaux, une augmentation du temps de travail, etc. La loi El Khomri rentre parfaitement dans cette logique de concurrence entre les peuples.

 

Les conséquences écologiques :

- Augmentation des exportations et importations, ce qui augmente les flux de transport et de ce fait les émissions de CO2.

- Diminution de la production locale et artisanale, souvent plus respectueuse de la nature.

 

2. Libéralisation des « services publics » : possibilité pour les entreprises de proposer un contrat de libéralisation des services publics dans tous les pays européens.

 

La conséquence sociale et économique :

- Augmentation de la pression de la part des multinationales pour privatiser les secteurs publiques et les soumettre à la même compétitivité que la production privée.

 

3. Tribunaux d'arbitrage : mise en place de tribunaux privés où les entreprises pourront remettre en cause les législations environnementales, sociales et sanitaires des Etats qui vont à l’encontre de leurs intérêts capitalistes. Ainsi, dans une optique d’économie libérale, une norme d’un Etat pourra faire figure de sanctions financières au profit de la FTN « victime » de la norme.


4. Mise en place de « forums » pour débattre sur les futures évolutions réglementaires : des forums viseront à mettre en commun des normes entre les pays quitte à en supprimer certaines au profit d’autres plus flexibles. De plus, ces institutions publiques auront les capacités de retarder voire de suspendre le processus législatif des nouvelles normes sur les produits.

 

Les conséquences politiques, sociales, économiques et écologiques :

- Diminution du droit d'intervention réglementaire des Etats sur l’économie. Limitation des normes sociales, sanitaires et écologiques sur la production, menant à la commercialisation de produits polluants et dangereux sans étiquetage spécifique.

- Sanctions économiques contre les Etats qui malgré tout mettent en place une loi sur les conditions de commercialisation et de production. Par exemple, depuis son adhésion à l’ALENA (Traité de libre-échange nord-américain), le Canada a dû payer 135 millions de dollars aux FTN états-uniennes notamment pour des normes écologiques interdisant l’exploitation du gaz de schiste.

 

Une économie locale en berne au profit des grandes entreprises, des Etats affaiblis ne pouvant plus choisir leur propre politique au risque de frais conséquents, une politique environnementale délaissée… Autant sur le plan économique et social qu’environnemental, la perspective d’un système juste, démocratique et durable s’éloigne avec le libre-échange marchand et la mondialisation capitaliste que nous imposent l’UE et les traités internationaux. Pour cela, il est plus qu'urgent de se mobiliser pour contraindre les gouvernements européens à ne pas adopter le CETA. 


NON AU CETA ! STOP LIBERALISATION !

Pour un monde juste et durable il est nécessaire d'obtenir dans l'immédiat :

  • Des nouvelles formes de protection sociale des travailleurs, les mettant à l'abri des ravages du capitalisme mondialisé 

  • Le retour de la centralité du pouvoir décisionnel des institutions élues contre la technocratie européenne

  • Les respect des normes environnementales internationales

  • La démocratisation des institutions et des entreprises : le pouvoir de décision revient aux travailleurs, pas au patronat

 

L’histoire a montré jusqu'à maintenant que ce n’est ni par la voie juridique ni par la voie parlementaire que nous empêcherons la destruction de notre planète et de nos droits sociaux. Le CETA, comme tous les autres traités internationaux de libre-échange, n'associent les peuples à de quelconques décisions démocratiques sur des questions qui les concernent directement.

C’est seulement par une rupture révolutionnaire avec le système capitaliste et par la planification économique et écologique que nous pourrons proposer un projet de civilisation harmonieux et vertueux pour nos sociétés.

 

Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin et Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

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Publié le 19 Octobre 2016

Travaux à la Fac de Géographie : une rentrée sous le signe du chaos

Depuis la rentrée universitaire, le bâtiment de la Faculté de Géographie et Aménagement de Strasbourg est en travaux pour le retrait de matériaux contenant de l'amiante. Si l'administration avait prévenu les étudiants dès la fin de l'année scolaire dernière, elle n'a pourtant pas été à la hauteur dans la réorganisation des cours pour la rentrée. Nombre de complications ont été constatées.

Premièrement, la scolarité de Géographie devant d'abord être déplacée dans le bâtiment de l'IEP-IPAG juste à côté, elle s'est finalement installée sur le site de rue de la Fonderie, multipliant les désagrements et le retards dans le traitement des dossiers d'inscription.

Deuxièmement, les travaux ont causé des problèmes quant aux disponibilités des salles de cours. D'un côté, nombre de cours de Master ont être reportés. De l'autre côté, pour les cours qui ont lieu, ceux-ci sont éparpillés un peu partout. Entre un cours et l'autre les étudiants sont alors obligés de se déplacer, souvent à pieds, aux quatre coins des sites universitaires, de l'Institut Le Bel au site de la Fondierie, du Palais U à l'annexe Galilée, de Blaise Pascal à l'ENGEES.

Enfin, la scolarité savait que la salle informatique de la Fac de Géographie allait être indisponible à cause des travaux, elle n'a pourtant pas informé les étudiants. Notamment les étudiants en Master OTG (Observation de la Terre et Géomatique) ont un besoin primordial de l'accès à cette salle pour travailler sur les logiciels de cartographie. En l'attente de trouver une solution, nombre de leurs cours ont été reportés, tant qu'au mois de septembre ils ont eu cours 8h/semaine. Lorsque la salle informatique de l'ENGEES a été mise à leur disposition, les logiciels de cartographie n'ont pas été installés, ce qui n'a fait que reporter davantage le début des cours. Finalement, les ordinateurs de la Fac de Géographie ont été déplacés dans la salle informatique du bâtiment Blaise Pascal, mais les étudiants continuent à ne pas avoir libre accès aux ordinateurs. Les logiciels de cartographie coûtent cher, leur prix n'est pas abordable pour les étudiants et leur téléchargement illégal les exposerait aux risques connus. Malgré cette situation pénible, les cours ont enfin recommencé mais, pour rattraper le retard, les étudiants en Master se retrouvent à l'heure actuelle surchargés. La rumeur d'une prolongation des cours pendant la semaine de vacances se répandit.

L'Union des Etudiants Communistes de Strasbourg est solidaire des étudiants en Géographie, entravés dans leur réussite par une nouvelle rentrée sous le signe de la dégradation des conditions d'étude. Nous constatons une fois de plus que les rénovations des bâtiments universitaires, qui sont pourtant nécessaires au vu de leur vétusté et insalubrité, provoquent encore nombre de conséquences néfastes sur les parcours scolaires au vu de la manière amateuriste avec laquelle l'administration universitaire "organise" les cours. Cela se couple avec les problèmes budgétaires qui se cumulent depuis des longues années, en Géo comme dans l'ensemble des Sciences humaines et sociales. Nous appelons les étudiants en Géographie à s'organiser face à l'inaction de l'administration et refuser des conditions d'étude au rabais. La matériel pédagogique nécessaire doit être acheté immédiatement et mis à disposition via un investissement exceptionnel de l'université.

 

Union des Etudiants Communistes de Strasbourg - cellule Forêt-Noire (IEP-Géographie-Economie)

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Publié le 19 Octobre 2016

Conférence « La lutte n'est pas un crime : face à la justice de classe, solidarité internationale ! » (mercredi 2 novembre à 18h, Institut Le Bel)

Le MJCF 67 et l'UEC Strasbourg ont le plaisir de vous inviter à la conférence « La lutte n’est pas un crime : face à la justice de classe, solidarité internationale ! », le mercredi 2 novembre 2016 à 18h à l'Institut Le Bel (campus central de Strasbourg), salle à confirmer.

 

Les mouvements sociaux se multiplient en Europe contre les lois néolibérales visant à détruire les codes du travail et les services publics (loi Travail en France, Jobs Act en Italie, Plan Hartz en Allemagne, loi Peeters en Belgique, Reforma Laboral en Espagne...). La répression syndicale et politique n’a jamais été aussi forte : en France la recrudescence de la violence de classe s’exprime également dans les procès contre les syndicalistes d’Air France et Goodyear. Contre une stratégie européenne unique d’attaque/atteinte aux droits sociaux, la nécessité de la solidarité internationale des travailleurs s’impose dans le débat.

Interviendront :

Massimiliano MURGO, ouvrier à la Marcegaglia Build-Tech de Milan et syndicaliste FIOM-CGIL. En juin 2016, lui et 6 collègues se sont barricadés dans l’usine avec des bidons d’essence, dans le cadre de la grève illimitée contre le plan de licenciements de l’entreprise.

Martin PONTIER, ancien responsable des Jeunes Communistes de la Loire et syndicaliste CGT. En septembre 2016, il a été condamné à 8 mois de prison avec sursis et 3.850 euros d’amende pour « violence » contre 7 policiers, alors qu’il manifestait devant la permanence d’un député PS dans le cadre du mouvement social contre la loi Travail.

Matthieu DEVCH, syndicaliste CGT Cheminots de Versailles. En mars 2016, il a été un des initiateurs de l'Appel du 9 mars contre la loi Travail. 

 

En espérant vous voir nombreux !

Massimiliano MURGO

Massimiliano MURGO

Martin PONTIER

Martin PONTIER

Matthieu DEVCH

Matthieu DEVCH

Tract de la conférence

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Publié le 17 Octobre 2016

Rassemblement des ortophonistes à Strasbourg 13 octobre 2016 (photos : La Feuille de Chou)Rassemblement des ortophonistes à Strasbourg 13 octobre 2016 (photos : La Feuille de Chou)

Rassemblement des ortophonistes à Strasbourg 13 octobre 2016 (photos : La Feuille de Chou)

Le jeudi 13 octobre, des étudiant.e.s et orthophonistes se sont rassemblé.e.s sur la place Kléber à Strasbourg pour faire part de leur mécontentement[1], comme leurs confrères et consœurs de tout le pays dans le cadre d'une mobilisation d'un mois. Cette colère est tout à fait justifiée : malgré le fait que leur formation dure 5 ans depuis 2013, les orthophonistes travaillant en hôpital sont payé.e.s comme s'iels n'avaient qu'un bac+2, ce qui correspond à un salaire à peine plus élevé que le SMIC ! Pourtant, la durée de cette formation était déjà de quatre ans depuis 1986 ! Les orthophonistes, en emploi ou en formation, réclament donc une revalorisation de leurs salaires en hôpital ; cette revalorisation aiderait d'ailleurs indirectement les orthophonistes salarié.e.s dans le privé, ouvrant ainsi une porte à une revalorisation de leur propre salaire. Cependant, malgré 3 ans de luttes, le gouvernement, entre ignorance et tentatives manqués de compromis, refuse toujours d'accepter les revendications des orthophonistes.

La situation est urgente : les hôpitaux publics sont désertés par les orthophonistes, qui se tournent de plus en plus vers la profession libérale, mieux rémunérée. Il y a aujourd'hui moins de 2.000 orthophonistes dans les hôpitaux français, sur 20.000 pratiquants[2] ! Pourtant, la présence d'orthophonistes dans les hôpitaux est fondamentale : une coopération rapprochée entre personnel soignant et orthophonistes permet une meilleure prise en charge des patients. En effet, de nombreuses pathologies différentes nécessitent l'intervention d'orthophonistes : AVC, dysphagies, troubles ORL, autisme, etc. La disparition de l'orthophonie dans ces domaines en hôpital sera donc une grande perte pour les patients, qui verront une baisse drastique de la qualité de leur prise en charge. De plus, à cause de ces désertions, les étudiant.e.s en orthophonie ont de plus en plus de mal à trouver des stages en hôpital, ce qui complique leur formation.

Ce genre de situation inacceptable est malheureusement monnaie courante avec le gouvernement actuel. Rappelons que ce gouvernement qui refuse aux orthophonistes un salaire correspondant à leur niveau de qualification est aussi responsable d'une coupe de 3 milliards d'euros dans le budget de la santé ainsi que la suppression de 22.000 postes dans les hôpitaux d'ici 2017, malgré la surcharge de travail des personnels hospitaliers[3]. Cela contraste avec les déclarations du gouvernement sur sa pseudo-volonté d'améliorer l'accès aux soins dans le pays. Nos dirigeants montrent à nouveau que notre santé et les conditions de travail des personnels hospitaliers ne sont absolument pas leur priorité. Et à quoi s'attendre lorsqu'on entend de nombreux candidats à la prochaine élection présidentielle parler de centaines de milliers de suppressions d'emplois dans la fonction publique ? Enfin, il est intéressant de rappeler que 97% des orthophonistes sont des femmes ; sachant que les femmes gagnent en moyenne 23,5% moins que les hommes, on peut constater dans la situation actuelle des orthophonistes (SMIC malgré un bac+5) la sempiternelle marque du patriarcat.

L’Union des Etudiants Communistes de Strasbourg affirme son soutien aux orthophonistes et futur.e.s orthophonistes dans leur lutte pour la reconnaissance de leurs droits et la revalorisation de leurs salaires. Leur combat s'inscrit dans celui pour la sauvegarde du système de santé publique et de qualité : seule une mobilisation d'ampleur des personnels hospitaliers pourra faire reculer les visées anti-sociales du gouvernement !

 

Union des Etudiants Communistes de Strasbourg - cellule Sciences

 

Le lien pour signer la pétition adressée à Manuel Valls pour exiger la revalorisation des salaires des orthophonistes :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Premier_Ministre_Manuel_Valls_Ouverture_de_negociations_salariales_pour_les_orthophonistes_hospitaliers/?pv=11

 

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Publié le 17 Octobre 2016

17 octobre 1961 - 17 octobre 2016 : nous exigeons toujours Vérité et Justice !
17 octobre 1961 - 17 octobre 2016 : nous exigeons toujours Vérité et Justice !

17 octobre 1961- 17 octobre 2016

55ème anniversaire - Vérité et Justice

A la mémoire des manifestant-e-s pacifiques algérien-ne-s, victimes de la répression sanglante de l’Etat français en 1961.

Aujourd’hui - 17 octobre 2016 - contre le racisme d’Etat, l’islamophobie et les violences policières meurtrières dont la justice se fait complice, et dont les  premières victimes sont les enfants et les petits-enfants du massacre de 1961 et des crimes de l’Etat colonial français :

 Rassemblement

lundi 17 octobre 2016 à 17h30 au pont Corbeau à Strasbourg

place du 17 octobre 1961 vers lapuis cortège 

 

https://www.facebook.com/events/931871366945270/

17 octobre 1961 - 17 octobre 2016 : nous exigeons toujours Vérité et Justice !

L'Appel du Collectif D'ailleurs nous sommes d'ici 67 :

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés - notamment par la force de police auxiliaire - ou pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie.

Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrême des forces de police.

55 ans après, la Vérité est en marche. Cependant la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées- en particulier la guerre d’Algérie - ni le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961.

Cette année, le 17 octobre 2016, nous appellerons à lutter contre le racisme d’Etat, l’islamophobie et les violences policières à caractère raciste dont la justice est complice et dont les premières victimes sont les descendants des manifestants du massacre en 1961 et des victimes de l’Etat colonial français.

Depuis plusieurs décennies, ce sont des centaines de personnes qui ont perdu la vie dans des conditions similaires. Jeunes ou moins jeunes, presque toujours noires ou arabes, habitants de quartiers populaires, ils ont été tués dans l’indifférence générale et les responsables – directs ou indirects – de leur mort n’ont pas été condamnés.
Enquêtes bâclées, pressions politiques, indifférence médiatique, justice complice, etc. : tout est bon pour protéger policiers et gendarmes, à coup de non-lieux. Les contrôles au faciès systématiques sont ainsi autant de rappels quotidiens à un ordre raciste, auquel participe la justice, en garantissant une impunité presque totale aux agents coupables de ces violences.
Sous le label « politique de la ville », c’est en effet tout un dispositif ramifié et omniprésent de contrôle social et d’encerclement quasi-militaire des populations qui s’est construit au cours des trente dernières années dans les quartiers populaires, où sont concentrées les franges les plus opprimées du prolétariat. Conséquence de ce traitement d’exception qui prolonge, au moins en partie, les méthodes du colonialisme français : les violences policières à l’égard des non-blancs sont endémiques. Dans les quartiers populaires, on tue des noirs et des arabes en silence, et en général impunément.

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