Publié le 30 Janvier 2017

Culture du viol, sexisme, homophobie: les belles traditions de l'INSA Strasbourg

Depuis l’affaire Paye Ta Fac (blog regroupant des remarques sexistes proférées dans des établissements universitaires) le sexisme à l’université est de plus en plus dénoncé. Toute discrimination est à combattre, y compris dans nos lieux d'études. Certaines amicales ont montré leur caractère sexiste en organisant des soirées qui avaient une stratégie de communication sexiste, notamment avec des affiches où la femme se trouvait grimée en objet à vocation sexuelle. 

 

L’UEC Strasbourg a récemment été contactée par un étudiant qui nous a transmis des photographies de pages du bréviaire du C.D.T (comité des traditions) de l’INSA Strasbourg. Un CDT est un comité de 9 personnes visant à organiser l’intégration  des nouveaux arrivants dans l’école. Un accueil des nouveaux arrivants semble être une bonne idée.  Mais cette idée devient mauvaise lorsque ces nouveaux arrivants sont nommés « Bizuths », rappelons que le bizutage est interdit par la loi française depuis le 17 juin 1998. 

 

Ce bréviaire constitue une sorte d’archivage de différentes chansons nauséabondes laissées par les organisateurs de ces intégrations au fur et à mesure des années.

Culture du viol, sexisme, homophobie: les belles traditions de l'INSA Strasbourg

Ces chansons ont un contenu particulièrement choquant. Nous voyons clairement dans ces textes des paroles très ambiguës sur des rapports sexuels  « imposés » à ces « bizuths », la chanson ci dessus va même jusqu’à la menace en disant « c’est clair qu’un jour, tu vas prendre très cher ! ». 

Culture du viol, sexisme, homophobie: les belles traditions de l'INSA Strasbourg

De plus, ces chansons extrêmement misogynes comme nous pouvons le voir avec la phrase  « J’aime bien les culs d’ces grosses teuphuhs (pute en verlan) », tendent à s’inscrire dans la tradition de cette école. Il est à noter également que ces bréviaires ne doivent pas sortir de l’école, ce qui montre bien que les CDT savent que leurs chansons diffusent des propos ignobles et violents.

Ces actes sont d’autant plus inquiétant que l’INSA a vocation à former des étudiants pour les conduire vers des postes à responsabilités. Cela pose problème car nous pouvons y voir une continuité entre le sexisme dans l’enseignement supérieur et le sexisme au travail. 

De plus selon nos informateurs ce bréviaire serait vendu aux alentours de 10 euros. Toutefois nous ne savons pas qui touche cet argent, mais la question de la légitimité de ces fonds se pose.

Culture du viol, sexisme, homophobie: les belles traditions de l'INSA Strasbourg

Dans cette illustration, nous voyons un membre d’un de ces fameux C.D.T, se placer de façon supérieure face à une « première année », en lui imposant une fellation parce qu’elle doit faire plaisir aux anciens de l’école, que feront-ils une fois qu’ils seront supérieurs hiérarchiques dans leurs futurs emplois ? 

 

Les illustrations et textes sexistes, misogynes, homophobes, humiliants, pro-bizuthage sont nombreux dans ce bréviaire, encore une preuve de la réalité de la culture du viol ! 

 

Il est inquiétant qu’une école qui appartient à l’Etat laisse se perpétrer ces traditions qui ne sont pas un apport bénéfique pour notre société. Nous ne devons laisser passer cela en aucun cas. 

 

Afin de détruire les discriminations au sein des établissements universitaires l’Union des Etudiants Communistes de Strasbourg demande : 

  • Une explication claire de la direction de l’INSA Strasbourg 
  • Une explication de tout membre impliqué de près ou de loin à un de ces C.D.T 
  • La mise en place d’une charte antisexiste devant être signée par toutes les associations étudiantes et tous les étudiants visant à interdire réellement toute forme de comportement dégradant envers autrui, et toute image/mots discriminants. 
  • La surveillance organisée de tous évènements étudiants pouvant conduire à un bizutage ou à des discriminations. 

L’UEC déplore fortement le laisser faire coupable de l’INSA Strasbourg et nous attendons des actes forts de la part de la direction au plus vite afin que les étudiantes puissent étudier sereinement, sans menaces de viol et sans faire l’objet de caricatures dégradantes.

 

Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

 

 

Voici d’autres photographies provenant de ce bréviaire : 

Culture du viol, sexisme, homophobie: les belles traditions de l'INSA Strasbourg
Culture du viol, sexisme, homophobie: les belles traditions de l'INSA Strasbourg
Culture du viol, sexisme, homophobie: les belles traditions de l'INSA Strasbourg
Culture du viol, sexisme, homophobie: les belles traditions de l'INSA Strasbourg
Culture du viol, sexisme, homophobie: les belles traditions de l'INSA Strasbourg
Culture du viol, sexisme, homophobie: les belles traditions de l'INSA Strasbourg

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Publié le 25 Janvier 2017

Sélection en master : Réunion publique d'information le mercredi 1er février au Patio

Abrogeons la loi sur la sélection en master.

Non à l’ouverture d'un marché des études !

 

Luttons contre la loi sur la sélection en master, adoptée par l’Assemblée nationale le 19 décembre dernier. Comme son nom l'indique, ce texte vise l'« adaptation du deuxième cycle de l’enseignement supérieur français au système Licence-Master-Doctorat ». Un coup de plus porté à la destruction de l'université publique !

Cette loi instaure la sélection dès l'entrée en master, pour remplacer une sélection fréquente à l’entrée du M2 alors que celle-ci avait été invalidée par le conseil d'Etat suite à des recours d'étudiant.e.s. Et ce n’est pas la garantie d’un « droit à la poursuite d’études » négocié par la FAGE, l’UNEF et le Ministère qui est de nature à nous rassurer, quand il n'y a aucune garantie de continuer dans le master de son choix. Si rien n'est fait, nous assisterons à l'aggravation de la concurrence inégale d'un recrutement sur concours ou dossier. Les étudiant.e.s travaillant dans des conditions moins favorables risquent d'être relégué.e.s dans des filières poubelles créées pour l'occasion, voire d'être contraint.e.s à abandonner leurs études. Même de bons résultats ne permettront pas un accès aux masters aux nombres de places limité !

Cette loi s'inscrit dans une série de réformes (réformes LMD, LRU, Fioraso) visant à privatiser l'enseignement supérieur, tout en restreignant l’accès aux classes populaires, par une série d'attaques des différents gouvernements contre le droit à un enseignement libre, gratuit et ouvert à toutes et tous.

Conséquence directe à Strasbourg : jusqu’à 20% des finances de certains UFR ont été coupées, près de 40 postes d’enseignants-chercheurs ont été remplacés par des contrats précaires et 15000 heures de cours ont été supprimées des maquettes.

Aujourd’hui, on observe l’ajustement de la formation universitaire au marché de l'emploi précarisé par la loi « travaille ! ». Déjà gérée comme une entreprise, l’université ne doit pas devenir une boîte d'intérim au service des employeurs !

Aussi, rejoignons les luttes qui émergent déjà à Lyon, à Nantes, à Lille et ailleurs dans le monde. En Afrique du Sud les étudiant.e.s ont lutté contre les augmentations des frais universitaires. Au Chili, ils et elles se battent depuis des années pour sortir du système universitaire (à majeur partie privatisé sous la dictature de Pinochet) en se rassemblant sous la bannière d’une éducation gratuite et de qualité ! Les étudiant.e.s espagnol.e.s se battent contre la loi « revalides » qui vise comme en France à instaurer une sélection à l’entrée dans les universités et ce, dès le secondaire.

Nous exigeons une éducation gratuite pour toutes et tous et le droit de continuer ses études dans le master, la filière et l’université souhaités.

Abrogation de la loi sélection, aucune concession !

Organisons nos forces et luttons :

Nous, CLER, J.R, Solidaires-étudiant.e.s Strasbourg, CNT Strasbourg, UEC Strasbourg, vous invitons à venir à une réunion d'information et de débats :

Réunion publique d'information le mercredi 1er février à 18h, salle 3201, Patio

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Publié le 24 Janvier 2017

Cérémonie de voeux 2017 de l’Unistra en cachette et sécurisée : peur des contestations ?
Cérémonie de voeux 2017 de l’Unistra en cachette et sécurisée : peur des contestations ?Cérémonie de voeux 2017 de l’Unistra en cachette et sécurisée : peur des contestations ?

Ce mardi 24 janvier 2017 l’Université de Strasbourg organisait sa cérémonie de voeux 2017 dans l’Aula du Palais Universitaire. Contrairement aux années précédentes, cette fois-ci la tenue  de la cérémonie n’a pas été annoncée publiquement, ou du moins pas à l’ensemble de la communauté universitaire. L’événement n’a pas été annoncé ni sur le site officiel de l’Unistra ni dans son agenda publique. Aucun mail a été envoyé dans la messagerie de l’E.N.T. de l’ensemble des étudiants strasbourgeois. Seuls les personnels de l’Unistra semblent avoir été mis au courant de la cérémonie. Par ailleurs, cette dernière s’est déroulée dans un climat sécuritaire, avec une présence policière à l’extérieur du Palais U et les vigiles de sécurité privée qui circulaient à l’intérieur du batiment.

Pourquoi organiser la cérémonie de voeux en cachette ? L'université qui fait matraquer ses étudiants aurait-elle peur d'une contestation ? Nous en sommes convaincus. L’année 2016 vient de s’achever sous le signe de la répression des étudiants strasbourgeois lors du mouvement contre la loi Travail, répression qui a été publiquement cautionnée par la direction sortante de l’Unistra (matraquage devant la Fac de Droit du 17 mars 2016, évacuation du Patio le 31 mars 2016, fermeture administrative des locaux de la fac à plusieurs reprises pour éviter l’organisation du mouvement…). La rentrée 2016 a été marquée par l’élection aux limites de la légalité de Michel Deneken à la présidence de l’Unistra : au delà de la question de l’emprise de l’Eglise sur la diffusion du savoir universitaire, question qui reste ouverte, cette élection marque une fois de plus le renforcement du camp de l’austérité à l’Unistra, avec un président qui a été le plus fidèle collaborateur de Beretz durant les 8 ans de boucherie budgétaire imposée aux étudiants et personnels de Strasbourg. L’année 2017, quant à elle, s’ouvre avec le spectre de la sélection en Master (sur laquelle Deneken a déjà tranché en affirmant qu’il « ne pourra pas faire de miracles ») et de la fermeture pour 3 ans de la bibliothèque Blaise Pascal. Nous sommes en janvier, nous sommes persuadés que l’année 2017 nous réservera encore de surprises quant aux moyens mis en oeuvre pour dégrader nos conditions d’étude.

L’Union des Etudiants Communistes de Strasbourg réaffirme sa volonté de mobiliser les étudiants pour contrer la mise à mal de leurs parcours de vie et d’étude. Cela passe par une opposition radicale aux politiques gouvernementales ainsi qu’à son plus fidèle serviteur, la direction de l’Unistra. A tous ceux qui ne se retrouvent pas dans le discours d’autocélébration prononcé aujourd’hui par Deneken, nous souhaitons une belle année de luttes pour 2017.

 

Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

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Publié le 20 Janvier 2017

Fermeture de la bibliothèque Blaise Pascal : les grands projets à l'heure de l'austérité à la fac

Prochainement, la bibliothèque des sciences Blaise Pascal va fermer ses portes afin d’être démolie. Ces travaux ont pour but l’érection d’un nouveau bâtiment, le Studium. Cela aura des répercussions sur tous les étudiants de l’Université, qui sacrifieront leurs conditions d’études pour un projet que, théoriquement, devrait améliorer celles des futurs étudiants. Cependant, l’investissement de sommes colossales dans ce projet soulève d’autres contradictions : pourquoi lance-t-on de telles constructions onéreuses tout en diminuant les ressources allouées à l’éducation supérieure ?

 

Le premier facteur évident de désagréments suite à la fermeture de cette bibliothèque est la dispersion de centaines d’étudiants dans les autres bibliothèques, U2/U3 et BNU notamment. Il était déjà difficile de trouver une place en bibliothèque aux heures de pointe, on anticipe donc avec envie les heures que nous passerons désormais pour trouver une place afin de simplement pouvoir travailler. Des espaces de travail, individuels ou en groupe, sont essentiels pour la réussite de nos études. Ils sont mêmes indispensables pour de nombreux étudiants n’ayant pas les moyens d’avoir un hébergement proche du campus, ne pouvant donc pas rentrer chez eux entre deux cours, du fait de la longueur des trajets et de leur dépendance aux transports en commun. De cette augmentation de la concentration d’étudiants dans les bibliothèques, et de la suppression temporaire de la bibliothèque des sciences, découle une nouvelle augmentation des trajets, renforçant l’isolement de nombreuses facultés par rapport aux lieux propices au travail.

Un autre problème réel est celui des vacataires (souvent étudiants) travaillant dans les bibliothèques. La suppression temporaire d’un lieu de travail va disséminer le personnel contractuel de Blaise Pascal dans les autres bibliothèques, et créer un surplus de force de travail… qui entraînera très probablement à des suppressions de postes d'étudiants-vacataires. Ces postes sont pourtant des opportunités pour éviter aux étudiants de sombrer dans la précarité, et s’avèrent d’un certain secours en cas de difficultés financières. Mais bien évidemment la direction de l'université est disposée à dépenser des sommes absurdes pour rénover un bâtiment mais non pas à subvenir à la précarité étudiante et sécuriser des emplois.

 

Il faut toutefois noter que des solutions temporaires ont évidemment été mises en place pour compenser la perte de Blaise Pascal ; en témoigne par exemple l’aménagement du troisième étage de la bibliothèque U2/U3. Ces désagréments valent-ils le coup d’attendre qu’une bibliothèque soit remplacée par une autre bibliothèque ? C’est ce que laisse entendre l’Université, puisque le projet Studium est d’envergure (https://www.unistra.fr/index.php?id=parc_central#c110079). Permettant jusqu’à un millier d’étudiants d’y accéder en même temps, sur 6630 m², le nouveau bâtiment offrira aussi 37 salles de travail. A titre de comparaison, la bibliothèque U2/U3 n’offre que 450 places sur 3000 m², et la BNU 617 places. Plus qu’une bibliothèque, le Studium s’inscrit dans la liste de plus en plus longue des Learning Center, ayant pour but de créer un pôle centralisé d’informations, de recherches et de travail pour les étudiants au sein des universités. On y trouvera ainsi aussi bien le Service de la Vie Universitaire (SVU), les Presses Universitaires de Strasbourg (PUS), que des espaces de travail.

 

Mais ne nous leurrons pas ici : un grand projet implique de grandes dépenses. En l’occurrence, le projet Studium a un coût de 30,2 millions d’euros. Nous sommes en droit de nous demander si un bâtiment comme celui-ci vaut vraiment une telle dépense : même si ce projet permettra d’obtenir un bon cadre de travail pour les étudiants, cela vaut-il vraiment le coup d’investir une telle somme pour au final relocaliser et centraliser des services déjà existants ? La bibliothèque Blaise Pascal, malgré certains défauts, remplissait correctement sa fonction de lieu de travail pour les étudiants. La question de l’intérêt d’une telle dépense se pose surtout au vu des politiques d’austérité qu’a subi l’université ces dernières années. Rappelons par exemple le budget 2014 (http://uecstrasbourg.over-blog.com/2014/01/les-20-de-trop-message-d%E2%80%99alerte-de-l%E2%80%99intersyndicale-de-l%E2%80%99universit%C3%A9-de-strasbourg.html), qui a provoqué un grand mouvement de contestation, à cause par exemple de la diminution de 20 % des dotations des composantes, ou des dizaines de gels de postes. Rappelons que les budgets 2015 (http://uecstrasbourg.over-blog.com/2014/12/bloquer-le-conseil-d-administration-de-l-universite-de-strasbourg-seule-solution-face-a-un-budget-inacceptable.html) et 2016 (http://uecstrasbourg.over-blog.com/2015/11/de-l-assemblee-generale-publique-du-9-novembre-a-une-reelle-mobilisation-etudiante-contre-le-budget-2016.html) ont étés incapables de redresser véritablement la tendance. Rappelons les effets catastrophiques des lois LRU et Fioraso de ces ces dernières années (http://uecstrasbourg.over-blog.com/2014/01/la-loi-fioraso-dans-l%E2%80%99impasse.html). Quel est l’intérêt de dépenser des dizaines de millions dans une bibliothèque si c’est pour d’un autre côté promouvoir des budgets désastreux ? Pourquoi construire un learning center ultramoderne si c’est pour supprimer des TD et étudier dans des amphis délabrés ?

 

Nous avons besoin de lancer des véritables politiques de redressement de l’Université publique. L’argent investi dans l’Université n’est pas perdu, bien au contraire : investir dans l’Université, c’est directement investir dans le futur de toute la société, pour le progrès des connaissances. L’Union des Étudiants Communistes de Strasbourg appelle à un réinvestissement massif d’au moins 3 milliards d’euros dans l’enseignement supérieur, pour que nous puissions tous profiter d’un apprentissage de qualité dans des conditions de travail optimales, et pour que des projets de rénovation n'aient pas des conséquences néfastes sur nos études !

 

Union des Étudiants Communistes de Strasbourg – cellule Sciences

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Publié le 17 Janvier 2017

Réunion/débat : Etudiants et résistance en Palestine (jeudi 26 février à 18h, Bâtiment Le Platane)

L'UEC Strasbourg a le plaisir de vous inviter à une Réunion/débat "Etudiants et résistance en Palestine", le JEUDI 26 JANVIER 2017 à 18h au Bâtiment Le Platane (Agora), campus central de Strasbourg, avec :
 

Mohamed MASRI
étudiant palestinien, ancien membre de la GUPS Aix-Marseille (Union Générale des Etudiants Palestiniens)


Andrea BENEDETTI
responsable aux relations internationales pour l’UEC

https://www.facebook.com/events/263969017356442/

Depuis 69 ans, depuis la création de l’Etat d'Israël en 1948, le peuple Palestinien souffre d’une occupation illégitime de la part du gouvernement israélien. Les interventions militaires de ce dernier sont regulières dans les terrtoires palestiniens, prenant plusieurs formes : bombardements aériens, colonisation, check-points... L’occupation est un fait reconnu internationalement : la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU du 23 décembre 2016 a denoncé clairement la colonisation israélienne.

Non seulement la France refuse de reconnaître l’Etat palestinien, elle renforce aussi la répression et la criminalisation à l’encontre de ceux qui font vivre la solidarité internationale avec le peuple palestinien. Lescirculaires Alliot-Marie (2010) et Mercier (2012) criminalisent les actions de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions). Cette campagne consiste à créer une pression internationale à plusieurs échelles (économique, académique, culturelle, politique) pour contraindre Israël à abandonner l’occupation des territoires palestiniens. 

En Palestine, 214.000 étudiants sont divisés sur les 17 universités publiques et privées en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Être etudiant en Palestine relève du parcours du combattant. Les frais d’inscriptions sont hors portée (l’équivalent de 300 à 1.000 euros), du fait de l’impossibilité du gouvernement palestinien à effectuer des investissement dans le secteur éducatif. Nombre de jeunes restent ainsi en dehors des études supérieurs, ou bien souvent leurs familles se voient obligées à vendre leurs proprietés pour pouvoir subvenir aux frais d’inscription. Par exemple, dans la ville de Jénine, sur les environ 15.000 étudiants, il y en a 60% qui vivent sous le seuil de pauvreté. 
Le parcours entre la maison et le lieu d’étude est parsemé de check-points israéliens, ce qui empêche certains étudiants de suivre les cours qu’ils souhaitent, notamment dès lors qu’ils doivent se déplacer d’un site universitaire à un autre pour assister à des cours. 
Le rôle des étudiants palestiniens est pourtant fondamental dans la lutte de libération, qui a connu une place importante dans les dernières années. C’est pour cela qu’Israël s’acharne contre les étudiants : à l’heure actuelle, 350 enfants de moins de 18 ans ainsi que 700 étudiants sont prisonniers politiques. Ils croupissent dans les geôles israéliennes, enfermés pour des raisons aléatoires et n’ont pas le droit à l’avocat lors des interrogatoires. Par exemple, en 2015 une forte mobilisation internationale s’est construite pour la libération de Lina Khattab, étudiante en journalisme de 18 ans à l’université de Bir Zeit, emprisonnée pendant 6 mois pour avoir participé à une assemblée étudiante et à une manifestation contre l’arrestation d’autres camarades étudiants. Shorouq Dwayyat, étudiante en Histoire-Géographie de 19 ans à l’université de Bethlehem, a été condamnée en décembre 2016 à 16 ans de prison pour s’être révoltée contre un colon israélien.

L’accès et le droit à l’éducation restent un combat fondamental en Palestine. Le gouvernement israélien s’acharne à remettre en cause ce droit pour enlever aux jeunes palestiniens l’arme la plus puissante pour continuer la lutte de libération. Malgré toutes les tentatives israéliennes de mettre à mal le système universitaire palestinien, ce peuple démeure l’un avec le taux de scolarisation le plus élevé au Moyen-Orient. Être étudiant en Palestine est un moyen de résistance, et nous nous devons d’être solidaires de cette lutte pour que cesse enfin l’occupation israélienne et la mise à mal de centaines de parcours de vie et d’études des jeunes palestiniens. 

 

Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

Réunion/débat : Etudiants et résistance en Palestine (jeudi 26 février à 18h, Bâtiment Le Platane)

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Publié le 12 Janvier 2017

Photo : RTL

Photo : RTL

La nouvelle a fait grand bruit en ce début d'année 2017 : la hausse des tarifs bancaires, c'est-à-dire les frais de tenue de compte à la banque, de retrait d'argent dans un distributeur et les cotisations pour les cartes bancaires, dans la plupart des entreprises bancaires françaises à partir du 1er février. Ce fait a été dénoncé par l'AFUB (Association Française des Usagers des Banques). A la suite des différents scandales qui ont touché les différentes banques françaises, notamment celui des Panama Papers, les jeunes et les plus âgés sont en droit de se s'interroger sur la légitimité de cette hausse.

Les entreprises bancaires sont loin d'être des pauvres petites PME qui se développent de façon affolante en France. La Banque Postale, l'une des banques dégageant le moins de bénéfices, a néanmoins gagné 800.000 euros pour l'année 2016, la somme allant jusqu'à 2 milliards pour la BNP. Dès lors, comment justifier le fait que les tarifs bancaires atteindront les 12 euros par an à la Banque Postale (une augmentation de 93,6%), ou encore 30 euros par an à la BNP ?

En France, tout le monde est obligé de posséder un compte bancaire. Comment peut-on combattre dans ce cas cette hausse, qui est considérée comme illégale (cf. article L312-1-1 du code monétaire et financier) ? Il faut envoyer une lettre à sa banque disant que l'on refuse cette augmentation, ainsi qu'au Ministère des finances.

Cette hausse des tarifs bancaires montre bien l'impuissance de l’État français dans ses fonctions régaliennes, puisque c'est les banques qui mènent la danse. Les étudiants qui traînent d'énormes charges à payer chaque mois doivent-ils encore subir cette nouvelle hausse pour des raisons totalement injustifiées ? Surtout que ces mêmes banques refusent de verser à certains lycéens ou étudiants des prêts sous prétexte qu'ils ne croient pas aux projets des jeunes et qu'ils ont peur de perdre de l'argent (rappelons que les banques ne marchent que via l’argent des usagers et par les créations de comptes bancaires que nous sommes obligés d'avoir...).

Cette hausse des tarifs bancaires est une insulte aux jeunes qui galèrent tous les mois à payer leur vie étudiante, à ces mêmes jeunes qui se sont vus refuser un prêt bancaire. Nous ne devrions rien dire ? A qui devons-nous la précarité de notre vie étudiante et la crise qui perdure depuis longtemps déjà et qui étouffe les classes populaires dont nombre d'étudiants font partie ?

Il est plus que jamais le temps de mettre au pas un système bancaire devenu incontrôlable : il faut nationaliser les banques afin de permettre un contrôle social du crédit et des capitaux !

 

Union des Étudiants Communistes de Strasbourg

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Publié le 9 Janvier 2017

Photo : DNA

Photo : DNA

Depuis le 6 janvier 2017, les 68 ouvriers de l’usine Itron d’Haguenau ont entamé un mouvement de grève contre la fermeture du site d’ici 2018. Itron est une société d’origine américaine spécialisée dans les « systèmes de comptage intelligents », le site d’Haguenau s’occupe de la fabrication de compteurs à eau de grande dimension pour les collectivités et pour les grands distributeurs (avec une production de 170.000 à 175.000 unités par an, exportées dans 70 pays), ainsi que de bornes d’irrigation agricole. Le 26 octobre 2016, la société Itron a annoncé un plan de restructuration global, touchant ses sites aux quatre coins du monde et concernant pas moins de 800 salariés. La volonté de la société Itron est de renouveler sa stratégie d’organisation industrielle pour rester compétitive dans la production et proposer une offre globale (gestion et transport des données) aux distributeurs. Pour ce qui est d’Itron France, le plan de restructuration prévoit de recentrer la production sur le site de Mâcon (71), qui s’occupe à l’heure actuelle de la fabrication de compteurs d’eau résidentiels.

Comme le déplorent les délégués syndicaux d’Itron Haguenau, le site a été progressivement délaissé par la multinationale (notamment par un manque d’investissement dans les nouvelles technologies comme les produits à ultrason), si bien que l’annonce de fermeture était attendu. Déjà en 2015, près de 120 emplois avaient été supprimés sur le site Itron de Chasseneuil-du-Poitou (86). Mais pour le site d’Haguenau les garanties pour les salariés sont inférieures à celles proposées en 2015 à Chasseneuil. Pour l’instant, la direction d’Itron France s’est engagée à des propositions de reclassement aux 68 salariés d’Haguenau : pour les 2/3 d’entre eux, un transfert sur le site de Mâcon, pour les autres un transfert dans les autres sites en France.

Le MJCF 67 - Haguenau dénonce le plan social d’Itron et est solidaire de la mobilisation des ouvriers du site d’Haguenau : la grève reste le moyen le plus puissant pour empêcher l'application des licenciements économiques et éviter un nouveau bond en avant dans la désertification industrielle de la zone d’Haguenau, où déjà chômage et précarité sont la règle. Il est plus que jamais nécessaire de contrer les directions d'entreprises qui restructurent leurs activités en fonction de leurs perspectives de profit sans prendre en compte les conditions de vie et d'emploi de ceux qui produisent véritablement les richesses, les travailleurs.

 

Mouvement Jeunes Communistes du Bas-Rhin – Union de ville d’Haguenau

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Publié le 5 Janvier 2017

Marsault n’est pas le bienvenu à Strasbourg !

Le 7 janvier 2017, la Librairie Kléber de Strasbourg accueille le dessinateur Marsault pour une séance de dédicaces. Marsault est pourtant un « artiste » qui se sert de ses dessins pour véhiculer la propagande raciste et sexiste de l’extrême-droite. Ses dessins sont souvent des appels mal dissimulés au tabassage des militants gauchistes, féministes, antiracistes, commis par son « héro » le crâne rasé... Sa maison d’édition, Ring, s’est faite connaître pour avoir publié l’ode à Breivik de Laurent Obertone et le « Manifeste de la Dissidence Blanche », ainsi que pour accueillir regulièrement des écrivains racistes tel Renaud Camus.

Pendant l’été 2016 Marsault a été protagoniste d’un différend qui a montré une fois de plus quelles sont ses méthodes pour réduire au silence ses opposants : après la fermeture de sa page Facebook, il a lancé un appel à harceler une militante féministe qui saluait l’événement. Cette dernière, ainsi que ses amis et sa famille, se sont alors vus tomber dessus la réaction de la milice pro-Marsault, avec la série infinie d’insultes, menaces de viol, tabassage et meurtre qui vont avec. Des méthodes fascistes et mafieuses ![1]

 

La langue de bois d’une France qui se veut « républicaine », d’une Strasbourg qui se veut « capitale des droits de l’Homme », d’une « liberté d’expression » qui est répétée à l’infini jusqu’à perdre son sens militant... tout cela est évident dès lors que les lieux publics et/ou de diffusion du savoir sont ouverts aux réactionnaires de la pire espèce. Devons-nous rappeler l’invitation de Bruno Gollnisch au Palais Universitaire en février 2015[2] ? Comme nous le disions à l’époque, la liberté d’expression oui, mais pas pour les propagateurs de haine !

Malheureusement, aujourd'hui la haine sexiste, lorsqu'elle est portée par des racistes d'extrême-droite est tolérée et même applaudie. Malheureusement, Marsault est également soutenu par les éternels défenseurs de la liberté d'expression, comme si la violence raciste, sexiste, antisémite, homophobe, dessinée, écrite, fantasmée, ressassée était un vague inconvénient que les victimes devraient supporter pour garantir la liberté des bourreaux.[3]

 

Le MJCF 67 et l’UEC Strasbourg dénoncent la venue de Marsault à la librairie Kléber : il n’est pas le bienvenu dans notre ville, dans notre région qui porte encore les blessures de la haine fasciste dont Marsault est le digne successeur. Comme en avril 2010 les responsables de la librairie Kléber ont annulé la conférence d’Eric Zemmour, nous exigeons que la même politique soit appliquée vis-à-vis de la séance de dédicaces de Marsault. Un sursaut d’honneur antifasciste s’impose pour tous ceux qui ne veulent pas être complices de la descente de notre pays dans la barbarie fasciste !

 

Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin et Union des Etudiants Communistes de Strasbourg

 

[1] Voir Info-Antiraciste, Marsault, dessinateur d'extrême-droite et harceleur en meute : http://info-antiraciste.blogspot.fr/2016/08/marsault-dessinateur-dextreme-droite-et.html?m=1

[2] Voir UEC Strasbourg, Monsieur Gollnisch le négationniste est indésirable à l’Université de Strasbourg : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2015/02/monsieur-gollnisch-le-negationniste-est-indesirable-a-l-universite-de-strasbourg.html, ainsi que UEC Strasbourg, Annulation de la conférence de Gollnisch : une victoire pour l’Université médaillée de la Résistance : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2015/02/annulation-de-la-conference-de-gollnisch-une-victoire-pour-l-universite-medaillee-de-la-resistance.html

[3] Voir Info-Antiraciste, cit.

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Publié le 4 Janvier 2017

Extension du tramway vers Kehl, extension des inégalités !

À partir du 30 avril 2017, Strasbourg et la ville allemande de Kehl seront reliées par une extension de la ligne D du réseau de tramway strasbourgeois. Sur le papier, c’est une bonne nouvelle, notamment pour les jeunes : cela permet de développer les transports en commun et de renforcer leur attractivité. En outre, la dimension transfrontalière pourrait permettre de renforcer la solidarité entre nos deux peuples. Malheureusement, la réalité est toute autre : l’extension du tramway vers Kehl va surtout se traduire par une croissance des inégalités en matière d’accès aux transports en commun !

 

Des inégalités entre les abonnés CTS et les usagers ponctuels

Les abonnés de la CTS, qui possèdent une carte Badgéo, sont les principaux bénéficiaires de cette extension. En effet, en plus de pouvoir se rendre à Kehl par le tramway, ils pourront utiliser gratuitement certains des bus de la Compagnie des Transports de l’Ortenau (TGO) leur donnant la possibilité de se déplacer sans frais supplémentaires dans Kehl et certaines villes alentour telles que Kork ou Auenheim. Si cette mesure peut sembler judicieuse, elle se fait au détriment des usagers ponctuels de la CTS. En effet, l’achat d’un ticket de tramway permettra de se rendre jusqu’à Kehl, mais ces usagers devront ensuite payer un ticket TGO s’ils veulent changer de ville !

Avec cette mesure, la CTS crée donc deux catégories d’usagers, traités de manière inégale. Les abonnés sont privilégiés au détriment des usagers ponctuels.

 

Un tramway au seul bénéfice des Français

Mais la distinction entre abonnés et usagers ponctuels n’est pas la seule inégalité engendrée par l’extension du tramway vers Kehl : celle-ci bénéficie avant tout aux Français ! En effet, là où les abonnés CTS peuvent se déplacer gratuitement dans Kehl avec le réseau de bus, la réciproque n’est pas vraie. Les Allemands qui prendront la ligne D du tramway pour se rendre à Strasbourg devront acheter un ticket supplémentaire s’ils veulent utiliser une autre ligne du réseau de la CTS !

Il ne s’agit donc pas de relier les deux villes entre elles, mais plutôt de poursuivre une politique visant à faire de Kehl une simple banlieue de Strasbourg, où les Français pourront aller pour se détendre ou faire leurs achats avec une plus grande facilité. Pendant ce temps, les Kehlois devront payer plus s’ils veulent se déplacer dans Strasbourg. Ce n’est pas une coopération transfrontalière, c’est une vassalisation de Kehl par Strasbourg !

 

La nécessité d’une politique de transports transfrontaliers ambitieuse

À rebours des logiques inégalitaires qui guident aujourd’hui ce projet, les Jeunes Communistes du Bas-Rhin proposent une politique de transports frontaliers ambitieuse et mutuellement bénéfique pour Strasbourg et pour Kehl. Nous réclamons la mise en place d’un ticket au tarif unique de 1,70€ qui donnera les mêmes droits aux usagers ponctuels qu’aux abonnés de la CTS, mais aussi aux Allemands souhaitant se déplacer dans Strasbourg.

Il faut aussi rendre cette ligne de tramway écologiquement utile. Pour ce faire, nous proposons de la rendre gratuite lors des pics de pollution et des fortes chaleurs afin de désengorger les axes routiers reliant les deux villes.

De plus, nous affirmons qu’un projet transfrontalier doit aussi viser à rapprocher les peuples ! À cet effet, nous proposons que la ligne D soit gratuite entre Strasbourg et Kehl lorsque des événements culturels majeurs ont lieu dans l’une ou l’autre ville.

Enfin, sur le long terme, cette ligne de tramway doit, comme les autres, voir sa tarification diminuer pour aller vers une gratuité totale des transports en commun, en mettant notamment les entreprises à contribution ! La gratuité est possible et viable : l'exemple d'Aubagne, municipalité communiste jusqu'en 2014, le montre bien !

 

Le Mouvement des Jeunes Communistes du Bas-Rhin

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Publié le 4 Janvier 2017

Appel à la Manifestation européenne "Vérité et Justice pour Sakiné, Rojbin et Leyla - Paris le samedi 7 janvier 2017 à 11h - de Gare du Nord à République

https://www.facebook.com/events/571786313017890/

Sakine, Rojbîn et Leyla, 
militantes kurdes assassinées à Paris le 9 janvier 2013

Nous exigeons la vérité, toute la vérité et enfin la justice ! 

Appel à manifester samedi 7 janvier 2017, Gare du Nord, 11h

Le mercredi 9 janvier 2013 est gravé à tout jamais comme un jour noir dans l’histoire kurde. Ce jour-là, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez étaient froidement assassinées d’une balle dans la tête, dans les locaux du Centre d'Information du Kurdistan, situés au 147 rue La Fayette, à Paris. 

De nombreux éléments de l’enquête, notamment un enregistrement sonore et un document écrit publiés sur internet un an après le crime, font apparaître que le meurtrier présumé, Ömer Güney, avait agi pour le compte des services secrets turcs (MIT), comme le confirme le réquisitoire pris par le parquet dans cette affaire : « de nombreux éléments de la procédure permettent de suspecter l’implication du MIT dans l’instigation et la préparation des assassinats. »

Depuis le début de l’enquête, on ne peut pas dire que les autorités politiques françaises se soient efforcées de faire la lumière sur ce triple assassinat. En Turquie, une enquête a été ouverte au lendemain du crime, mais ses résultats ont été gardés secrets par les autorités turques qui, malgré une commission rogatoire internationale de la justice française, n’ont donné aucune information. Côté français, le gouvernement a refusé de lever le secret-défense sur les renseignements qui auraient pu permettre l’avancement de l’enquête judiciaire. Les juges chargés de l'instruction ont finalement clos leur dossier sans avoir pu remonter jusqu’aux commanditaires qui sont pourtant connus. 

Malgré l’identité politique des victimes et la gravité du crime qui, au-delà de la diaspora kurde en Europe, a bouleversé tout un peuple, les autorités françaises n’ont jamais pris la peine de recevoir les familles des victimes, et encore moins les représentants de la communauté kurde dont les innombrables requêtes sont restées sans réponse. Au contraire, la France a toujours veillé à ce que cette « affaire embarrassante » ne trouble pas ses relations avec la Turquie. 

La mort de l’assassin présumé Ömer Güney, le 17 décembre 2016, à un mois de son procès qui devait se tenir à Paris, à partir du 23 janvier 2017, suscite beaucoup d’interrogations et de colère au sein des familles des victimes, de l’ensemble du peuple kurde et chez toutes les personnes qui réclament depuis quatre ans la vérité et la justice. Alors que l’instruction avait été bouclée en mai 2015, et alors que l’on avait connaissance des graves problèmes de santé de Güney, cela dès son arrestation, pourquoi le procès a-t-il été fixé à une date aussi lointaine ? Ce décès nous prive d’un procès public qui aurait permis de juger non seulement l’exécutant, mais aussi, et surtout, le commanditaire, l’Etat turc qui, non content de la répression effroyable exercée à l’encontre des dirigeants et des militants politiques kurdes à l’intérieur de son territoire, continue à les menacer partout en Europe. En différant la tenue du procès, la France a manqué une occasion cruciale de juger enfin un crime politique commis sur son territoire !

La mort du meurtrier présumé ne change rien à notre revendication de justice et de vérité. Nous vous appelons à participer nombreuses et nombreux à la marche du 7 janvier 2017 pour :

- Honorer la mémoire de Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez, et de toutes les victimes des assassinats politiques commis en France ;

- Crier haut et fort notre colère et notre indignation face à l’inertie des autorités françaises qui est à l’origine de l’extinction de ce procès tant attendu ;

- Clamer notre soif de vérité et de justice !

Vérité et Justice pour Sakiné, Rojbin et Leyla - infos pour Strasbourg (7 et 9 janvier)

Informations pour Strasbourg :

1. Pour participer à la manifestation européenne "Vérité et Justice pour Sakiné, Rojbin et Leyla" : départ de bus de Strasbourg pour Paris le samedi 7 janvier à 1h du matin, point de rdv à Komel (7, rue de la Broque). Prix du bus : 10€ (aller-retour).

Pour plus d'informations contacter : Ciwanên Azad Strasbourg
 

2. Le lundi 9 janvier, à 14h30 à place Kléber (Strasbourg) : mise en scène de l'assassinat par les femmes du Centre Démocratique du Peuple Kurde.

Vérité et Justice pour Sakiné, Rojbin et Leyla - infos pour Strasbourg (7 et 9 janvier)

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