De Strasbourg à Clermont-Ferrand : l’antifascisme n’est pas un crime, c’est un devoir !
Publié le 25 Novembre 2018
Le 29 septembre 2018 à Strasbourg une action a eu lieu contre le local du Bastion Social, l’Arcadia (rue Vauban). Lors de la confrontation avec les néofascistes, la vitre de leur local est tombée. Très rapidement, la Police nationale est intervenue et a procédé à une quinzaine d’arrestations aléatoires. A Clermont-Ferrand, le 27 août et le 2 octobre 2018, des actions de nuit ont été menées contre la section du Bastion Social, l’Oppidum (rue de la Treille) : ces exploits ont eu un poids déterminant dans la fermeture définitive du local et dans l’autodissolution de l’antenne clermontoise du Bastion Social, annoncée le 16 octobre dernier. Une victoire amère, puisque les jours suivants des militants antifascistes clermontois ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête de police.
Depuis presque un an, le groupuscule néofasciste Groupe Union Défense (GUD) s’est reconverti en « Bastion Social », tentant par-là de redorer son image, de se faire passer pour une association caritative et de mieux cacher sa vraie raison d’être : un groupe réactionnaire ayant comme seul moyen d’action la violence. Sous cette nouvelle couverture, le Bastion Social tente de s’implanter dans de multiples villes en France par l’ouverture de bars associatifs. Il est de notre devoir de poursuivre et amplifier la lutte de terrain contre l’installation de ces locaux, de démasquer l’arnaque qu’est le Bastion social pour le prolétariat de France. Les fascistes ne doivent pas avoir pignon sur rue : leur place est dans les poubelles de l’Histoire (voir notre analyse des développements récents : http://uecstrasbourg.over-blog.com/2021/02/contre-le-bastion-social-et-le-fascisme-revolution-et-socialisme.html).
Mais sans surprise, l’Etat bourgeois, complaisant depuis toujours avec le fascisme, menace actuellement de poursuites les militants antifascistes de Strasbourg et de Clermont-Ferrand. Même si on ne connaît pas encore la nature des poursuites, il est de notre devoir de construire dès maintenant une large mobilisation afin d’obtenir la relaxe pour nos camarades.
Solidarité avec les interpellés de Strasbourg et de Clermont-Ferrand : l’antifascisme n’est pas un crime, c’est un devoir !
Motion adoptée à l’unanimité lors de la Conférence fédérale des Jeunes Communistes du Bas-Rhin (Kurtzenhouse, 25 novembre 2018)
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