Publié le 5 Juillet 2013

Nous apprenons avec inquiétude que le dernier Conseil d’administration du CNOUS a voté, à 15 voix contre 12, une nouvelle augmentation des tickets pour la restauration universitaire. Cela devrait se traduire par une hausse globale de 5 centimes pour l’année universitaire 2013/2014. À la rentrée, les étudiants trouveront les mêmes menus et la même qualité des services et des repas, mais devront les payer plus cher : 3,15 au lieu de 3,10 euros !
 

Cette démarche n’a finalement rien d’étonnant, étant donné que les réformes introduites suite au Processus de Bologne ont amené à un désengagement progressif de l’État dans la gestion des services publics universitaires, dont la restauration reste un pilier. L’introduction des logiques capitalistes dans nos universités a eu comme résultat l’augmentation des tarifs des RU sans que cela soit suivi par une quelconque amélioration de la qualité des repas, des services (horaires d’ouverture, nombre de tables, etc.) et encore moins de meilleures conditions pour les travailleurs du CROUS.


À Strasbourg, la situation de la restauration universitaire demeure précaire et c’est le CROUS lui-même qui l’admet dans ses deux derniers magazines « City U » de janvier et mai 2013 : bien que quelques projets aboutiront dans les mois prochains, « la baisse des effectifs témoigne de la fragilité de la situation en restauration ». Par ailleurs, depuis octobre 2012, le RU Pasteur est menacé de fermeture imminente car le CROUS a cessé de le considérer comme rentable. Si cette fermeture deviendrait effective à la rentrée, cela constituerait une très grave atteinte aux services universitaires pour les étudiants qui vivent ou se rendent à leurs cours dans les alentours (comme la fac de médecine, l’école d’architecture ou l’ÉNA). Avec des pauses souvent très courtes et sans un RU à proximité, les étudiants seraient ainsi poussés à s’adresser aux privés pour un sandwich et se soumettre à leurs prix, ou encore aux cafétérias gérées par le CROUS, jugées plus rentables mais ne proposant pas un repas de RU. Tout cela va évidemment amener une dégradation de l’alimentation des étudiants.
Enfin, même le RU Gallia ne se sauve pas de la tourmente à cause de la mauvaise gestion de l’AFGES durant ces dernières années, qui utilise les fonds du RU de manière corporatiste pour se renflouer et financer ses activités pseudo-culturelles. Si cela avait déjà été souligné en mars 2011 dans des observations de la Chambre régionale des comptes d’Alsace, on est arrivé lors cette année universitaire à la remise en cause, de la part du CROUS, de la convention de 2005 qui confiait à l’AFGES la gestion du RU. Si un changement dans la gestion de la Gallia et un réengagement direct du CROUS est souhaitable, à l’heure actuelle là aussi la situation demeure plus que floue.

Dans cette situation pénible, le CNOUS fait maintenant cadeau à tous les étudiants d’une belle augmentation des prix pour ses RU. Des hausses de prix sans que les services ne s’améliorent, c’est de l’austérité pure et simple ! Et à Strasbourg en particulier, la conjoncture est insoutenable car on nous ferme nos RU et on augmente les prix de ceux qui restent ouverts !

 


Les Étudiants Communistes de Strasbourg, en soulignant que le milieu étudiant est déjà une des première victime de la crise du capitalisme, nous refusons non seulement d’avoir l’austérité dans nos facs, mais aussi d’avoir l’austérité dans nos RU ! 


Nous exigeons la fin des coupes aux services pour les étudiants et prônons la défense du droit à une restauration universitaire de qualité et abordable pour tous. Sur le campus de Strasbourg, le droit à la restauration universitaire passe par le NON à l’augmentation des prix des RU, par le NON à la fermeture du RU Pasteur et par le NON à la mauvaise gestion du RU Gallia.

 


Pour un CROUS public, géré démocratiquement, au service des étudiants et non du capital !

 

 

L'Union des étudiants communistes de Strasbourg.

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