Publié le 28 Juin 2014

Pour les usagers des transports en commun de l'agglomération strasbourgeoise, les années se suivent et malheureusement se ressemblent.
 
En effet, les élus de la communauté urbaine de Strasbourg sont appelés à se prononcer sur l'augmentation des tarifs de près de 3,4% en moyenne avec notamment une hausse prévue sur les abonnements mensuels et les tarifs des parkings relais (hausse jusqu’à 15% !).
 
Dans un contexte de crise économique, de gel des salaires et de baisse du pouvoir d'achat, les habitants de la CUS vont devoir une nouvelle fois mettre la main à la poche. Cela commence à faire beaucoup quand on sait que depuis plus de 10 ans, les hausses sont continues ! Cette augmentation s’explique, selon Alain Fontanel, vice-président de la CUS et 1er adjoint au maire de Strasbourg, par la hausse de la TVA passée au 1er janvier 2014 de 7 à 10% pour les billets de métro, bus, tram, train et RER. Peut-être est-ce le moment pour messieurs Roland Ries, Philippe Bies et Armand Jung de constater les conséquences à Strasbourg de ce qu’ils votent à Paris.
 
La CUS doit être un bouclier social face à la crise. Elle doit s'engager sur des mesures qui protègent les habitants de notre territoire en prenant en compte la dimension environnementale, en permettant l’accès aux transports en commun à l’ensemble de la population et ainsi faire baisser l’usage de l’automobile. Sans surprise, les élus PS s’apprêtent à tourner le dos à ces exigences.
 
Lors de la campagne des élections municipales, nous avons mis en débat la proposition de gratuité des transports en commun. La CTS est déjà financée en grande partie par de l’argent public. Cette proposition avait suscité l’intérêt de nombreux habitants de la communauté urbaine lors de la campagne des élections municipales, amenant les autres formations à se prononcer sur cette question. Et aujourd’hui, les élus voteraient pour une augmentation des tarifs ! Dans quel but ? Répondre aux exigences de Veolia et de ses actionnaires ? Permettre à la CTS, entreprise publique, de faire des bénéfices sur le dos des contribuables ? Le service public n’est pas une marchandise !
 
Nous appelons les conseillers communautaires socialistes et écologistes majoritaires à la CUS à ne pas voter cette augmentation et à s'engager durant la mandature pour un moratoire interdisant toute hausse des tarifs de la CTS.
 
Le PCF 67, auquel s'associent les Jeunes et Étudiants communistes du Bas-Rhin, appelle les Strasbourgeois et les habitants de la CUS à se saisir de la question du droit au transport pour tous et à se faire entendre. Il en va du quotidien de chacun et de notre qualité de vie.
 
 
Les Jeunes et Étudiants communistes du Bas-Rhin

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Publié le 20 Juin 2014

Alors que la mobilisation s'amplifie, en France et en Alsace, parmi les intermittents du spectacle opposés à la convention d’assurance chômage, le Mouvement des jeunes communistes du Bas-Rhin (MJCF 67) et l'Union des étudiants communistes de Strasbourg (UEC) souhaitent réaffirmer tout leur soutien à cette lutte.

En effet, les intermittents du spectacle vont être particulièrement touchés par des mesures qui vont durcir les conditions d’ouverture de droits à l'assurance chômage et faire baisser leur indemnisation. Soutenu par de nombreuses personnalités du spectacle, leur grève et leur mobilisation s’étend.

S’attaquer au statut des intermittents, c’est mettre en danger la culture populaire, c’est porter une vision élitiste de la culture et surtout ne faire vivre que les grandes productions. Pour gagner le droit pour tous à la culture, pour permettre aux classes populaires, aux jeunes des quartiers de bénéficier d’un accès libre au théâtre, aux concerts, il faut soutenir le combat des intermittents ; et ce d’autant plus que les jeunes travailleurs de la culture sont nombreux et sont moteurs de la vie culturelle française.

Toutefois, les intermittents du spectacle ne sont pas seuls grands perdants de cette nouvelle convention d'assurance chômage. Tous les demandeurs d’emploi et notamment les intérimaires, les travailleurs précaires vont aussi perdre des droits. Cet accord ferait peser durant trois ans 2 milliards d'€ d'économie sur le dos des chômeurs, entraînerait une baisse de 10% de leurs allocations et exclurait des milliers d'entre eux du régime spécifique, mais ne prévoit pas de contributions supplémentaires pour le patronat. Négociée de manière déloyale, en excluant notamment la CGT de la négociation, cet accord est illégitime.

C'est pour toutes ces raisons que le MJCF 67 et l'UEC Strasbourg tiennent à affirmer tout leur soutien au mouvement des intermittents. Devant la sourde oreille du gouvernement, et devant le MEDEF qui lui, voulait supprimer le régime des intermittents du spectacle dans son intégralité, les intermittents du spectacle organisent un rassemblement le samedi 21 juin Place Kléber à 15h.

Ainsi à Strasbourg, les intermittents du Maillon ont décidé d'entamer une grève le 16 juin reconduite le 17, 18, ainsi que le 19 juin, avec une occupation de ces locaux à chaque heure de la journée, de 9h à 18h. De plus, le 18 juin à la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), après l'occupation des lieux et la négociation entre syndicats (CGT Spectacles) et les membres de la commission DRAC pour l'attribution des licences d’entrepreneur du spectacle, une motion à été rédigée.

Le gouvernement doit entendre la colère du monde de la culture, tant en ce qui concerne la baisse des budgets que la réforme du régime des intermittents. Le ministre du Travail ne doit pas agréer la convention Unedic. Le gouvernement doit peser de tout son poids pour forcer le Medef à reprendre les négociations. Le MJCF 67 et l'UEC Strasbourg appellent à participer aux manifestations prévues et à apporter tous soutiens aux diverses mobilisations.

 

Le mouvement des jeunes communistes du Bas-Rhin

L'union des étudiants communistes de Strasbourg

 

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Publié le 14 Juin 2014

Emmenés par leurs syndicats, les travailleurs de la SNCF sont engagés dans un conflit social très dur. Organisés, ils luttent contre un projet de loi gouvernemental qui reprend les dispositions d’une directive européenne.

De quoi s’agit-il ?

Le gouvernement français veut réformer le système afin de préparer le passage total à la concurrence réclamé par l’Union européenne et le quatrième paquet ferroviaire (accepté par le PS et l’UMP). Pour ce faire, il continue dans la voie de la libéralisation et de la casse du service public.

L’argument massue ? La dette de la SNCF qui s’élèverait à plus de 40 milliards d’euros.

Les syndicats, la CGT en tête, ne nient pas une telle situation mais ils proposent, pour régler la situation de trouver de nouveaux moyens de financements plutôt que de pressurer les travailleurs.

La situation de la SNCF aujourd’hui est le résultat de 15 ans de mise en concurrence. En France comme dans toute l’Union européenne on nous promettait, avec la libéralisation et la séparation entre chemins de fers et exploitation du réseau, un avenir radieux. Résultat : les retards et les accidents se multiplient du fait d’une mauvaise maintenance suite aux baisses de moyens, le tonnage du fret ferroviaire décroit, les prix des billets augmentent, les gâchis financiers se multiplient : un exemple, on interdit aux conducteurs de fret de conduire des trains de voyageurs ! Les premiers à payer la logique de mise en concurrence seront : les usagers et les travailleurs !


Dans ce contexte, la grève actuelle défend la mise en place d’un véritable service public ferroviaire au service du développement du pays et de nos populations. Les cheminots, conscients de leurs responsabilités, proposent de résorber la dette et d’unifier véritablement les différents acteurs des chemins de fer pour un grand groupe public, cohérent, desservant aussi bien les grandes lignes que celles de proximité.

Le MJCF tient à condamner fermement les propos de MM. Hamon et Hollande qui opposent les travailleurs en lutte et les lycéens arguant du fait que le mouvement en cour empêchera certain jeunes de passer le bac. Ils croient donc que les conditions actuelles sont optimales ? Que fermer des classes et des lycées permet notre réussite ? S’il faut parler du bac, alors parlons des véritables problèmes. Le président de la République souhaite que la grève s’arrête ? Elle ne s’arrêtera que lorsque les revendications des travailleurs seront satisfaites ! Cette situation découle également de la casse de la carte scolaire et du regroupement régional forcé de lycéens dans de grands ensembles scolaires au mépris de la proximité et du bien être des lycéens !
 

D’autres essayent également d’opposer les grévistes aux autres salariés : l’objet serait la défense d’un statut soit disant « privilégié ». Nous le répétons une fois de plus avec force : les privilégiés ne sont pas les cheminots, ce sont les grands patrons, les capitalistes qui, eux, ne font pas tourner notre économie et se gavent sur le dos des travailleurs !

Messieurs Hollande, Hamon, Pépy, combien de Brétigny-sur-Orge vous faudra-t-il pour voir les méfaits de la privatisation rampante de la SNCF ? Combien de retards vous faudra-t-il subir pour observer le manque d'investissement public sur nos rails ? Combien de hausses du prix du ticket vous faudra-t-il pour voir que ça ne tourne pas rond à la SNCF ?

Solidarité totale, pleine et entière avec les cheminots qui luttent pour nos conditions de transport, pour que nous ayons des services publics ferroviaires sûrs, efficaces, pour que les salariés de la SNCF conservent des conditions de travail décentes !

 

Pour suivre l'actualité des camarades cheminots de la CGT Strasbourg :

http://www.facebook.com/pages/Syndicat-CGT-des-Cheminots-de-Strasbourg/

http://cgt-cheminots-strasbourg.tumblr.com/

 

Les jeunes et étudiants communistes du Bas-Rhin.

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Publié le 11 Juin 2014

Le 11 Juin 2014 par Laurence Cohen  Nous nous réjouissons de l’annulation du jugement, par la 9ème cour de cassation d'Ankara, à l’encontre de Pinar Selek.

C’est un premier pas qui témoigne de l’efficacité de la lutte de cette militante des droits des femmes ainsi que de la mobilisation et de la solidarité de ses multiples soutiens.

Sociologue, écrivaine, elle était accusée d'être l'auteure d'un attentat qu'elle n'a pas commis. Comme le prouvent plusieurs expertises, démontrant qu’il s'agissait d'une explosion due aux fuites de gaz.

Pourtant, depuis 15 ans, Pinar Selek continue d'être au cœur d'une controverse des plus injustes. Il est grand temps d'arrêter toute procédure à son égard.

Pinar Selek doit être libre, lavée de tout soupçon et vivre en toute sérénité.

La Turquie se déclare acquise au respect des droits de l'homme, qu'elle le prouve, en cessant toute procédure et en acquittant Pinar Selek de manière définitive.

Les communistes tiennent à lui témoigner une nouvelle fois de leur soutien et appellent les progressistes à rester vigilants.

 

Laurence Cohen, responsable nationale du PCF "Droits des femmes/ Féminisme ", sénatrice.

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Publié le 10 Juin 2014

Mercredi 11 Juin, l'intersyndicale de l'ESR [Enseignement supérieur et recherche] appelle à des actions des collègues pour exiger une relance de la politique de l'emploi statutaire dans les universités et les organismes de recherche (http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article6808). Cette journée est organisée à l'occasion de la plénière du Comité National de la Recherche Scientifique (http://www.cnrs.fr/comitenational) organisée autour de ce thème unique et qui attirera l'attention des médias sur le sujet en raison de son caractère exceptionnel (dernière plénière en 2009).

Dans un contexte où la part du PIB consacrée à la recherche évaluée à 2,2% ne progresse pas, loin des 3% du PIB affichés comme objectifs dès 2000 et où le nombre d'embauches sur emplois statutaires décroit de façon considérable (au CNRS on passe de 900 concours ITA+chercheurs en 2010 à 540 en 2014 par exemple), il est temps d'obtenir l'inversion de cette politique d'effondrement de l'emploi statutaire.

Pour embaucher 10 000 collègues chercheurs, enseignants-chercheurs et ITA/BIATSS chacune des 3 années prochaines, il faut trouver 500 millions d'euros de masse salariale supplémentaire par an, soit 1,5 milliard d'euros en 2017. Ceci peut clairement être financé par une baisse conséquente du Crédit Impôt Recherche (6 milliard d'euros en 2014) qui dégagerait des ressources nouvelles pour l'État ou par une réorientation partielle de la nouvelle tranche du programme d'investissements d'avenir vers de l'emploi de titulaires (5 milliard pour l'ESR en 2014 essentiellement consacré à de l'emploi précaire).

 

parce que c'est la seule condition pour que les jeunes générations continuent à se tourner vers les métiers scientifiques.

parce que c'est la seule condition pour offrir un avenir digne et juste aux innombrables collègues sur statuts contractuels ITA/BIATSS enseignants ou chercheurs qui contribuent à accomplir nos missions (près de la moitié des 80 000 précaires de l'ESR assurent des tâches pérennes).

parce que dans des établissements qui n'embauchent plus, les promotions et la mobilité sont totalement gelées, en particulier pour les ITA/BIATSS.

parce que l'effondrement du recrutement dans les organismes (CNRS, INSERM) retarde considérablement l'âge d'embauche sur poste stable.

parce que c'est la seule condition pour que les jeunes générations continuent à se tourner vers les métiers scientifiques. parce que c'est la seule condition pour offrir un avenir digne et juste aux innombrables collègues sur statuts contractuels ITA/BIATSS enseignants ou chercheurs qui contribuent à accomplir nos missions (près de la moitié des 80 000 précaires de l'ESR assurent des tâches pérennes).

 

L'argent existe pour embaucher ! C'est une question de choix.

Imposons le nôtre !

Initiative de l'intersyndicale (CGT,FSU,CFDT,FO,SUD,SNPTES) à Strasbourg: réunion/débat, rédaction de motions 

 

Mercredi 11 Juin : 11h amphi Perey à Cronenbourg


http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2014/03/le-cs-du-cnrs-lance-la-bataille-de-lemploi.html

 


LE SES et le SNTRS CGT (Syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique)

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Publié le 5 Juin 2014

Extrait du programme du FN sur l’enseignement supérieur : « l’enseignement supérieur est dispensé par de multiples acteurs, tant publics que privés, dont les statuts sont très variables. Cette diversité est une richesse qu’il faut conserver. Il incombe toutefois à l’État de mieux la contrôler, et de faire preuve de davantage de discernement dans l’aide qu’il octroie aux uns et aux autres. Le seul moyen d’y parvenir est de créer un grand service public national de l’enseignement supérieur ». Nous voyons ici que dès les premières lignes de leur programme, le FN met en avant l’idée que la coopération entre privé et public doit se maintenir.

Enseignement Supérieur et Recherche : le FN donne la part belle au Privé !

Cependant, sur ce point là précis du privé, plus rien n’est dit explicitement dans la suite du programme sur l’enseignement supérieur. En clair, le FN s’emploie à brouiller les pistes sur un programme entièrement tourné vers le libéralisme.

Le FN revendique donc un « grand service public national de l’enseignement supérieur » mais qui gérerait et financerait, de fait, des établissements aussi bien privés que publics. La question du service public, pour le FN, n’est donc pas à comprendre d’un point de vue idéologique et dans le cadre de biens communs au service de l’intérêt général mais comme la reprise en main, au sein d’un ‘État fort’, de grandes questions stratégiques d’enseignement supérieur, de sa gestion humaine, salariale et de ses bâtiments et donc de formations de ses élites, mais pour des objectifs discutés main dans la main avec le secteur privé. En effet, plus loin, il est précisé : « Encourager la structuration de la recherche en réseaux pour développer des synergies, tout en donnant à chaque laboratoire de recherche reconnu par l’État les moyens de travailler efficacement. »

Mais quels seront donc ces laboratoires de recherche ‘reconnus par l’État’ ? Des éléments de réponse sont clairement énoncés dans la partie ‘Recherche’ du programme du FN : « l’effort de recherche nous semble devoir être porté sur des secteurs-clefs pour la compétitivité de l’économie et de l’industrie française ». Puis, dans la même logique : « le doctorat ne forme quasiment qu’aux carrières universitaires et de recherche et n’irrigue pas suffisamment la vie professionnelle dans le secteur privé ».

Par ailleurs, le FN parle de son programme de « grand service public national de l’Enseignement supérieur » mais oublie volontairement d’y accoler ‘et de la Recherche’ en revendiquant plus loin d’« encourager la structuration de la Recherche en réseaux » ! Scinder l’Enseignement Supérieur de la Recherche est une logique déjà bien à l’œuvre, certes, mais nous voyons une grande contradiction, et surtout le double discours du FN sur ces questions !

En effet, le FN revendique dans son programme, d’un côté la remise en cause des lois LRU et de la régionalisation, mais d’un autre souhaite « généraliser le regroupement des universités en pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) ». Rappelons que les PRES, instaurés sous les présidences Chirac et Sarkozy depuis 2006, et contre lesquels la quasi totalité des organisations syndicales se sont battues, avaient justement été lancées pour faire éclater le cadre national et public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Il est donc difficile de cerner les véritables objectifs du FN en terme d’Enseignement supérieur et de la Recherche, bien que les seuls éléments clairement énoncés sont la place du privé dans le dispositif de Recherche, combiné à une reprise en man nationale de l’Enseignement Supérieur, au sein d’un ‘État fort’ avec objectifs de rentabilité et au service d’une économie d’industrie. Cet ‘État fort’, selon le FN, sera le « fer de lance de la réindustrialisation de la France, avec la mise en place d’une Planification Stratégique de la réindustrialisation directement rattachée au Premier ministre, associant établissements universitaires et grandes écoles, filières industrielles et représentants de l’État. Elle organisera la réindustrialisation de la France. »

Il est fort à craindre que les filières universitaires de Recherche et d’Enseignement relevant de la Culture, du Social, des Arts, etc. seront complètement délaissées au profit unique des filières dites ‘productives’.

Face à la crise et au libéralisme, les « solutions » du FN sont un leurre dangereux !

Le FN, contrairement à la façon dont il se présente, n’est donc aucunement ‘anti-système’. Il est au contraire au service des entreprises et industries capitalistes et souhaite la mise en place d’un ‘État fort’, avec des fonctionnaires aux ordres pour appliquer sa politique libérale, raciste, xénophobe, sexiste et liberticide !

L’accélération des politiques d’austérité a généré une aggravation du chômage, un développement des inégalités sociales, de la précarité, de la pauvreté et de l’exclusion. Face à l’Europe et à la mondialisation libérales, contraires aux intérêts des salarié-e-s et aux besoins sociaux fondamentaux, les réponses protectionnistes du FN ne visent qu’à protéger le capitalisme national sans s’attaquer à l’antagonisme capital / travail et à la financiarisation de l’économie. Contrairement au FN, nous revendiquons un monde où les solidarités internationales priment en termes économiques, politiques et sociales.

Depuis quelques années et l’arrivée de Marine Le Pen à sa tête, le Front national essaie de banaliser son image. Mais derrière cette façade, détournant à ses fins électoralistes certaines revendications du mouvement social, le FN reste un parti nationaliste, xénophobe, sexiste et raciste comme le montre, par exemple, le volet ‘logement’ de son programme sur l’Enseignement supérieur : « L’État y remédiera en engageant une politique volontariste de construction et en accordant une priorité d’accès à ces logements aux étudiants français ». Il agit de concert avec la nébuleuse de l’extrême droite française actuellement à l’offensive (des manifestations réactionnaires et homophobes, en passant par les violences racistes de groupuscules, jusqu’au duo antisémite Dieudonné-Soral). C’est un piège dans le quel les salarié-e-s ne peuvent tomber…

La volonté de combattre ou de subvertir le syndicalisme ouvrier a toujours été un enjeu décisif pour les organisations d’extrême droite et du patronat. Le Rassemblement Bleu Marine reprend à son compte cette vieille stratégie tout en se parant d’atouts nouveaux pour mieux faire oublier sa nature réelle. Contre les idées de régression sociale, de division et de haines portées par les partis fascisants et jugés tels, la CGT s’appuie sur une longue tradition de luttes antifascistes. Hier comme aujourd‘hui elle ne baisse pas la garde. Si le FN n’a pas changé, on ne peut guère dire de même de son discours qui veut désormais séduire les couches populaires et la classe moyenne précarisée. En matière économique, c’est même un véritable tête-à-queue doctrinal qu’a effectué le FN. Ce qui n’empêche pas les sorties de route et qui dissimule mal un fond immuable : la défense et l’illustration d’un capitalisme national, protectionniste et xénophobe.

La mondialisation libérale a été voulue et organisée par les grands groupes français et multinationaux. N’en déplaise au Front national, la ligne de partage est bien toujours entre salarié-e-s et employeurs et non entre salarié-e-s d’ici et d’ailleurs.

 

Auteur : Le Syndicat CGT FERC-Sup des personnels de l’Université d’Aix-Marseille

Vous pouvez retrouver ce texte, et bien d’autres, sur le site de VISA 13. Merci à la Feuille de Chou d'avoir partagé cette analyse !

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