Nouvelle composition de la Commission de la recherche : un équilibre historique remis en cause

Publié le 22 Décembre 2015

Nouvelle composition de la Commission de la recherche : un équilibre historique remis en cause

Nous relayons le communiqué des élus RDC (Responsabilité-Démocratie-Collégialité) au Conseil d'Administration de l'Université de Strasbourg, au sujet de la nouvelle composition de la Commisson de la recherche et du désequilibre en termes de représentativité entre les Sciences Humaines et Sociales et les Sciences, Technologie et Santé :

 

Nouvelle composition de la Commission de la recherche : un équilibre historique remis en cause

La composition de la Commission de la recherche du Conseil académique peut apparaître comme un sujet secondaire. Cependant cette commission est l’organe élu de l’université qui contrôle l’attribution des crédits destinés au financement de la recherche et constate que les procédures ont été sincères et équitables. En outre, depuis la loi de juillet 2013, il statue en formation restreinte avec les élus enseignants-chercheurs de la CFVU sur les carrières et les recrutements.

Sa composition est à ce point stratégique qu’au moment de la fusion elle avait donné lieu à des dosages subtils entre disciplines et secteurs, les universités Robert Schumann et March Bloch ayant obtenu des garanties de représentation de leurs disciplines. Cet équilibre pouvait en outre favoriser le développement de l’interdisciplinarité. Depuis la fusion des universités, cette commission fonctionnait bien et les débats entre élus n’avaient jamais opposé l’un à l’autre des secteurs scientifiques ou des disciplines.

Or la présidence de l’université a entrepris d’altérer les équilibres de cette commission de la recherche. Dans quel sens ? En limitant la part relative des lettres, des langues, du droit public et privé, de l’histoire, de l’économie, de la sociologie, de la philosophie, de l’archéologie, de l’anthropologie, de la psychologie, de la géographie, des sciences de l’éducation, etc. La modification des statuts proposée par la présidence attribue 17 sièges aux deux secteurs Sciences et Technologie et Santé, contre 9 à l’ensemble de toutes les autres disciplines (Droit-économie-gestion et Sciences Humaines et Sociales). La proposition alternative des élus RDC qui visait à conserver un meilleur équilibre (15 élus pour les deux premiers secteurs et 11 pour les deux autres) n’a pas même été mise au vote consultatif de la Commission de la recherche et a été rejetée par le Conseil d’administration. La grande difficulté de la présidence de l’université à envisager une proposition raisonnable de compromis est très préoccupante.

Les équilibres négociés qui avaient permis la fusion des trois universités de Strasbourg sont désormais remis en cause.

Communiqué des élus Responsabilité-Démocratie-Collégialité du Conseil d’administration

18 décembre 2015

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